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    A la Une: la Journée internationale des droits des femmes

    Au Soudan du Sud, une femme pose avec son enfant. AFP/Stefani Glinski

    Avec ce grand dossier que nous propose L’Intelligent à Abidjan. L’Intelligent qui retrace les principales célébrations de cette Journée de la femme en Côte d’Ivoire depuis sa création en 2003. Notamment en 2011, quelques jours après la mort de 7 femmes à Abobo, en pleine crise postélectorale. Simone Gbagbo invitait alors à la paix : « on ne doit pas avoir de divisions, affirmait-elle, entre les femmes RHDP et les femmes LMP, entre les femmes du Nord et du Sud, car ce sont les plaisirs du diable. »

    De son côté, rappelle L’Intelligent, « Kandia Camara, la ministre par intérim de la femme et de la famille, nommée par Alassane Ouattara, appelait la gent féminine à marcher, le 8 mars, pour exprimer leur compassion à leurs sœurs tuées à Abobo. Et très tôt, des milliers de femmes envahissaient le boulevard Nangui Abrogoua pour crier leur ras-le-bol contre ce qu’elles qualifiaient d’“acte criminel”. »

    L’Intelligent donne la parole également à des femmes anonymes. En voici quelques morceaux choisis :

    Annick : « la femme est au cœur de la vie de tout être humain. Elle a donc le droit d’être célébrée, d’être honorée. »

    Aminata : « la femme est brave, sans elle il n’y a pas de vie. Elle mérite tout le bonheur du monde. »

    Laure Aïcha : « cette célébration ne doit pas se limiter à un seul jour par ans, elle doit se faire chaque jour. Car la femme ne se bat pas en une seule journée, elle se bat tous les jours. »

    Fraternité Matin, pour sa part, rappelle les avancées mises en place par les autorités en faveur des femmes : l’autonomie financière en vue d’entreprendre une activité génératrice de revenus ainsi que le principe constitutionnel de l’égalité des sexes.

    Bêtes de somme

    Il n’en reste pas moins que la femme africaine accomplit l’essentiel des tâches et des corvées de la maisonnée. A commencer par la corvée d’eau, pointe Wakat Séra au Burkina. « Une tâche qu’elle accomplit au quotidien, que ce soit en ville où elle doit faire des réserves d’eau, compte tenu des fréquentes coupures de la distribution du précieux liquide, ou en milieu rural, où elle doit veiller à la seule borne-fontaine du quartier pour essayer d’approvisionner toute la famille. Dans certains villages, la situation est simplement alarmante, car en plein XXIe siècle, la femme continue de parcourir des dizaines de kilomètres, jarres ou seaux sur la tête, pour se rendre au puits ou à la rivière pour se ravitailler en eau, du reste de qualité très douteuse. »

    Violences en tous genres

    Walfadjri, au Sénégal, pointe le léger progrès enregistré dans la lutte contre les mutilations génitales féminines dans le pays : « une baisse de 5 % », se félicite-t-il. Reste qu’il y a encore beaucoup de progrès à faire en la matière. Dans certaines régions, notamment au nord, dans les régions de Matam et Saint-Louis, 40 à 50 % des fillettes sont encore excisées.

    Enquête, toujours au Sénégal, insiste pour sa part sur le « drame des mères célibataires : décès maternels, emprisonnement, exclusion scolaire, rejet familial... Ce sont les conditions dans lesquelles vivent souvent les mères célibataires sénégalaises. Prises entre le marteau des pesanteurs socioreligieuses et l’enclume de la loi, lorsqu’elles tombent enceintes, elles avortent ou parfois même tuent leur enfant à la naissance, au péril de leur vie et de leur liberté. Tout cela parce que la loi n’est pas contraignante en matière de paternité. »

    Les « bonnes fêtes » ne suffisent pas !

    Ledjely en Guinée hausse le ton, avec ce titre en forme de triste constat : « pourquoi le 8 mars n’est pas une fête »

    « Une journée sur 365, s’exclame le site guinéen, dans un monde où, de leur naissance à leur mort, les femmes de Guinée sont victimes à toutes les étapes de leur vie et vivent dans des conditions toujours précaires : humiliées, frappées, violées, harcelées et insultées dans la rue et au travail ou encore mariées de force, mutilées et parfois victimes de crimes d’honneur. (…) Il est ainsi aberrant, poursuit Ledjely, que l’on réduise et banalise ces violences faites aux femmes avec des appellations et des slogans réducteurs de cette journée du 8 mars. Comme si leur souhaiter “bonne fête” ou leur offrir des fleurs allait atténuer leurs souffrances. »

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