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    A la Une: sexisme, préjugés et inégalités…

    Le mouvement #MaintenantOnAgit s'insurge contre les violences faites aux femmes. AFP/Geoffroy Van Der Hasselt

    En ce jeudi 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, le quotidien Libération affiche deux tarifs différents selon qu’on est un homme ou une femme. Le journal coûte 2 euros pour les dames et 2 euros 50 pour les messieurs.

    Explication : « malgré la loi, l’écart de salaires entre les hommes et les femmes est toujours de 25 % en France. Pour mettre en évidence cette injustice, Libération a décidé d’appliquer, pour une journée, la même différence à son prix de vente, soit cinquante centimes de plus pour les hommes. Il y a donc ce 8 mars deux prix pour le même journal. » Punition ? « Non, répond le journal, contribution ! Cet argent sera reversé au Laboratoire de l’inégalité qui lutte depuis des années pour l’égalité hommes-femmes. »

    « Et si on faisait enfin la peau à l’inégalité salariale ? s’exclame Libération (…) Des solutions existent. Ne reste qu’à les appliquer. »

    En effet, pointe le journal, « en France, des lois sont pourtant bien là et elles ne datent pas d’hier. Ainsi, la règle "à poste égal, salaire égal" est prévue par le Code du travail depuis… quarante-six ans. L’interdiction de toute discrimination fondée sur le sexe est, elle, inscrite dans la loi depuis 1982. Faute de révolution en la matière, des sanctions ont été prévues par la suite. Objectif ? Frapper les contrevenants au portefeuille. Ainsi, un décret paru fin 2012 impose des pénalités financières aux entreprises de plus de 50 salariés qui n’agissent pas contre les inégalités, que ce soit par des négociations avec les partenaires sociaux ou par l’élaboration d’un plan d’action. Montant des pénalités ? Jusqu’à 1 % de la masse salariale. Las, soupire Libération, le bilan n’est pas reluisant : depuis la création de ce dispositif, seules 106 sociétés se sont fait taper sur les doigts, alors que 66 % des entreprises concernées seraient hors-la-loi. »

    Des solutions !

    Première solution pour Libération : « commencer par appliquer la loi. » Deuxième piste : « et si on dénonçait les tricheurs ? »

    Autre mesure : « et si on frappait un grand coup comme en Islande ? (…) En effet, depuis le 1er janvier dernier, toutes les entreprises islandaises de plus 25 salariés doivent désormais prouver, documents à l’appui, qu’à travail égal, hommes et femmes perçoivent la même rémunération. »

    Autre piste : « et si on lançait une opération transparence comme en Allemagne ? Combien gagnent mes collègues ? Le sexe opposé est-il mieux payé ? Ces questions, qui taraudent bien des employées, les Allemandes sont désormais en droit de les poser très officiellement à leur employeur, depuis l’entrée en vigueur d’une loi le 6 janvier dernier. »

    Enfin, dernière solution préconisée par Libé : « et si les hommes passaient plus de temps à la maison ? »

    En tout cas, pointe l’éditorialiste du Midi Libre, Mesdames, « cette journée du 8 mars est peut-être la bonne occasion pour vous demander ce que vous allez faire durant les années qu’il vous reste à travailler. Vous cogner au plafond ? Perdre toute motivation ? Et si vous réclamiez simplement vos droits, au côté d’hommes aussi choqués que vous ? Vous n’êtes pas une emmerdeuse. Non, vous aidez à changer le monde. »

    « Balance ton porc » et après ?

    En ce 8 mars, journée internationale des droits des femmes, Le Figaro insiste pour sa part sur les violences faites aux femmes.

    « Torrent de dénonciations en tous genres, manifestations de rues, César, Oscars… Depuis l’affaire Weinstein, plus aucune star ne reçoit une distinction sans sonner le branle-bas de combat, relève Le Figaro. (…) Ce tourbillon qu’il est convenu d’appeler "prise de conscience" a salutairement fait tomber quelques têtes : des criminels et délinquants sexuels (…). Et après ?, s’interroge le journal. Un arsenal législatif va-t-il être déployé. Règlera-t-il le problème ? Évidemment non. S’il n’est pas question de nier l’utilité de certaines mesures, la traque aux "porcs" par voie de presse ou d’internet ne peut pas constituer le seul projet d’une société civilisée. (…) Plutôt que le lynchage et la confrontation des sexes, la lutte contre les violences faites aux femmes exige, estime Le Figaro, l’éducation à la liberté et au respect. »

    L’éducation : la clé

    L’éducation, justement, c’est ce sur quoi insiste Le Monde : « l’éducation, clé de la lutte contre le sexisme », titre le journal. Avec tout d’abord « les stéréotypes sexuels véhiculés par les jouets… "A travers eux, explique une animatrice de crèche, des signaux très forts sont envoyés aux enfants sur les valeurs associées au masculin et au féminin. Les kits de maquillage et les poupons suggèrent que les filles doivent prendre soin de leur apparence et s’occuper des autres. Les personnages guerriers au visage impassible destinés aux garçons suggèrent que ces derniers doivent être forts et sans sentiments". (…)

    La transmission des conceptions du masculin et du féminin entre générations passe par de multiples canaux, relève encore Le Monde : les jouets, donc, mais aussi les chansons, la littérature enfantine, les vêtements (cœurs, rose et paillettes pour les filles, marron, kaki et baskets pour les garçons)… Schématiquement, deux univers s’opposent : au féminin est associé l’intérieur, la douceur, le dialogue, la beauté, l’altruisme ; au masculin l’extérieur, l’affrontement, la performance, la force, la compétition… »

    Alors comment battre en brèche tous ces préjugés et présupposés ?

    Peut-être, avance Le Monde, commencer par proposer aux petits garçons et aux petites filles, comme dans certaines crèches, la table à repasser en même temps que le bateau de pirates et le château fort. Et pourquoi pas, à côté des poupées et des faux-maquillages, un faux rasoir électrique ? Car les garçons aussi ont le droit de se faire beaux…

    Enfin, plus largement, cette réflexion de L’Union : « il ne suffit pas de mises en scène ou d’effets d’annonce. Il faut convaincre et cela passe par une action dans la durée qui ne peut pas se résumer à une journée ou à une quinzaine privilégiée pour cette thématique. Dans combien de régions du monde cette question du droit des femmes n’est même pas encore évoquée ? La France s’enorgueillit que le droit évolue, mais, constate L’Union, c’est dans le cœur des gens que la révolution est encore inachevée. »

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