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    La culture du coton et la dégradation des terres en Afrique de l'Ouest

    Moro Diakité, Ingénieur des sciences appliquées, responsable statistiques de la Compagnie Malienne de Développement des Textiles (CMDT) ©RFI/Sayouba Traore

    Quand on parle de la culture du coton et de la dégradation des terres, c’est un problème qui concerne six pays d’Afrique de l’Ouest : Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali, Sénégal et Togo. Au début dans les années 1960, on avait constaté que dans les zones cotonnières, les producteurs faisaient de beaux rendements en céréales. Et on était évidemment content, mais aujourd’hui, la donne a un peu changé.

    Disons tout de suite que cela tient au fonctionnent du plant de coton lui-même, mais également des mauvaises pratiques des producteurs. On cultive tout le temps la même chose, en répétant chaque année les mêmes gestes ; on utilise des produits chimiques qui dégradent la texture des sols ; on pompe chaque saison des éléments minéraux du sol sans en apporter. Autre cause, les agriculteurs disent que la culture du coton a besoin de soleil. Ils détruisent donc les arbres qui sont dans les alentours de leurs champs pour permettre au coton de bénéficier des rayons solaires et bien se développer.

    Avec la démographie galopante, les aléas climatiques et les méthodes culturales non appropriées, on peut craindre que le phénomène de dégradations des terres s’accentue dans les années à venir. Les paysans eux-mêmes le remarquent sur leurs parcelles. Ils expliquent que les sols ne donnent plus de bons rendements. Ils disent qu’il y a dix ans, il y a 20 ans, ce n’était pas ainsi. A la question de savoir pourquoi ils continuent alors, ils répondent qu’ils n’ont pas le choix. Parce que le coton est une partie importante de l’économie des familles, et la culture du coton favorise des bons rendements en productions vivrières.

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