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    L'écrivaine sud-africaine Elinor Batezat Sisulu à l'honneur

    Denise Epoté. © RFI/Pierre René-Worms

    1/ Elinor Batezat Sisulu, fondatrice de Puku

    Assane Diop : Bonjour Denise Epoté, au lendemain de la journée internationale des droits des femmes célébrée ce 8 mars, vous avez choisi de mettre à l’honneur cette semaine trois femmes. La première de ces têtes d’affiche est Elinor Batezat Sisulu. Cette activiste et écrivaine sud-africaine dirige la fondation Puku, spécialisée dans la littérature pour enfants.

    Née à Bulawayo au Zimbabwé c’est en épousant Max Sisulu, fils de Walter et Albertina Sisulu, compagnons de lutte de Nelson Mandela, qu’Elinor obtient la nationalité sud-africaine. Chercheure en économie, formée à Dakar et à La Haye, elle quitte ses fonctions au ministère du Travail pour se consacrer à l’écriture pour enfants, mais sans oublier de militer en faveur des droits de l’homme. La fondation Puku dont le slogan est « tout ce que vous devez savoir sur la littérature sud-africaine et plus » assure la promotion de livres auprès des enfants sud-africains, mais également des parents dans les langues officielles du pays : l’anglais, l’afrikaner, le zoulou et Xhosa. Initier les enfants dès le bas âge à la lecture de manière ludique et aujourd’hui à la faveur du numérique permet d’éveiller leur curiosité et d’en faire des lecteurs assidus tout en leur garantissant une scolarité de qualité. Selon Elinor Sisulu, c’est ainsi qu’écrivains, éditeurs et libraires pourront vivre de leur métier. L’écrivain sait de quoi elle parle, au récent forum Futures Africa tenu à Casablanca, Elinor Sisulu a présenté sa méthode en faveur de l’école de demain. Méthode qui permet d’éviter les échecs. En 2002, la biographie qu’elle avait consacrée à ses beaux-parents Albertina et Walter Sisulu avait obtenu le prix Noma et avait été finaliste pour le prix Alan Paton.

    2/ Farah Nayme, fondatrice de Bibliotram

    La numéro deux de votre podium de la semaine est Marocaine. A 23 ans Farah Nayme a fondé et dirige une association de développement social et culturel qui promeut aussi les valeurs de solidarité, de citoyenneté et de démocratie. Bibliotram agit aussi sur le terrain en installant des bibliothèques gratuites dans les tramways de Casablanca, la capitale économique marocaine.

    En 2015 au forum mondial de la langue française tenu à Liège, le concept du Bibliotram lancé par l’association d’étudiants de l’université Hassan 1er de Settat avait été salué et présenté sous le thème de la francophonie créative. Chaque année l’association investit les 10 stations du tramway de Casablanca en exposant 5000 livres, magazines et journaux. Les lecteurs sont également invités à donner des livres ou à les échanger. Cette heureuse initiative est une alternative à la fragilité du marché du libre au Maroc. La rareté des bibliothèques à peine 600 pour 34 millions d’habitants et le prix du livre sont les raisons principales de cet état de choses. Près de 64 % de la population n’achètent de livres pourtant vendus entre 20 et 30 dirhams soit deux euros. A titre de comparaison, un millier de titres sont édités par an au Maroc contre 10 000 en Égypte et 60 000 en France. Pour Farah Nyame est ses camarades, Bibliotram est un acte militant pour promouvoir le développement social et culturel, mais également les valeurs de solidarité de citoyenneté et de démocratie. Si jusqu’ici les initiatives en faveur de la promotion du livre ont été conduites par la société civile, la participation du Maroc au Salon du livre de Paris en 2017 traduit la volonté des pouvoirs publics de s’investir davantage dans la promotion du livre.

    3/ Murielle Ahouré et Marie José Talou, le sacre

    Pour finir, honneur à deux sportives ivoiriennes de haut niveau. Les sprinteuses Murielle Ahouré et Marie José Talou qui ont offert un doublé en or et argent à la Côte d’Ivoire lors des derniers championnats du monde d’athlétisme en salle à Birmingham au royaume uni. Une revanche après leurs échecs lors des JO de Rio.

    Pour les deux sprinteuses, la page des Jeux olympiques de RIO est définitivement tournée. A Birmingham aux mondiaux d’athlétisme les deux championnes d’Afrique et vice-championnes du monde dans les épreuves des 100 et 200 mètres ont pris leur revanche. Pour Murielle Ahouré c’est à la fois la meilleure performance mondiale de la saison et un record personnel. Pour Marie José Talou, à un cheveu elle a soufflé la médaille d’argent à la Suissesse Mujinga Kambundji. Ce double exploit permet à la Côte d’Ivoire d’inscrire en lettres d’or son nom dans les annales mondiales du sport. Après les succès glanés en 2017 en taekwondo par Cheick Sallat Cissé, et Ruth Marie Christelle Gbagbi, 2018 sera à n’en pas douter l’année de l’athlétisme au féminin.

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