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    Allemagne: Angela Merkel rempile en coalition avec les sociaux-démocrates

    La chancelière allemande Angela Merkel lors de son discours avant la signature du contrat de coalition, sociaux-démocrates et conservateurs, à Berlin, le 12 mars 2018. REUTERS/Fabrizio Bensch

    Près de six mois après les dernières élections, l'Allemagne va à nouveau avoir un nouveau gouvernement. Angela Merkel doit être réélue en début de matinée à la tête d'une nouvelle grande coalition avec les sociaux-démocrates. 

    de notre correspondant à Berlin,

    La réélection d'Angela Merkel n'est pas une simple formalité mais elle fait peu de doute. Le nombre de sièges de la grande coalition n’est pas aussi écrasant qu’en 2013, les deux partis ayant enregistré de mauvais scores le 24 septembre dernier. Mais les unions chrétiennes-démocrates, la CDU et la CSU, et les sociaux-démocrates du SPD disposaient de 44 sièges de plus que la majorité absolue.

    Comme en 2013, Angela Merkel ne fera pas fait le plein, surtout cette fois en raison des réticences d’une forte minorité au sein du SPD hostile à une nouvelle grande coalition. Mais sa réélection était malgré tout acquise. Après sa prestation de serment à la mi-journée et la nomination officielle des nouveaux ministres, le premier conseil des ministres du gouvernement Merkel IV doit se tenir ce même mercredi à 17 heures.

    Jamais l'Allemagne d'après guerre n'aura dû attendre si longtemps après des élections pour avoir un nouveau gouvernement. Pourquoi cela a été aussi long ? Le scrutin du 24 septembre, après quatre années de grande coalition, a été marqué par un échec historique du SPD qui a rejeté toute nouvelle alliance avec la droite. L’entrée au parlement du parti d’extrême-droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) avec plus de 90 députés a rendu la composition d’une majorité complexe.

    Des négociations pour former un gouvernement dit «jamaïcain» avec les conservateurs, les libéraux et les Verts [en référence aux couleurs noire-jaune-verte de ces partis] ont finalement échoué à l’automne. Le SPD a finalement cédé à la pression ambiante et accepté en traînant les pieds de former une nouvelle grande coalition dont le contrat a été approuvé par les deux tiers des membres du parti. Tout cela a pris beaucoup de temps: 171 jours très exactement, une durée inédite dans l’Allemagne d’après-guerre. Et ce alors que beaucoup, à commencer par la France, s’impatientait souhaitant pouvoir aller de l’avant avec un nouveau gouvernement allemand.

    Une grande coalition entre conservateurs et sociaux-démocrates succède à une grande coalition. Faut-il s'attendre à des changements jusqu'en 2021? Ce sera la troisième grande coalition dirigée par Angela Merkel depuis son arrivée au pouvoir depuis 2005. La dernière en date a géré le pays durant la dernière législature. On se connait et le travail en commun fonctionne plutôt bien.

    Il y a toutefois des changements. D’abord, l’équipe gouvernementale est profondément renouvelée avec de nouveaux visages plus jeunes. C’est ensuite une coalition des perdants qui pansent leurs plaies. Le SPD est secoué par une profonde crise après son échec du 24 septembre, la méfiance est profonde entre la base et la direction, la grande coalition n’emballe personne. Angela Merkel est affaiblie. Les critiques dans le parti ont augmenté. La chancelière a toutefois su avec habileté déminer le terrain en préparant sa succession avec la nouvelle secrétaire générale de la CDU, Kramp-Karrenbauer, et en nommant au gouvernement son adversaire le plus résolu.

    Des tiraillements prévisibles

    Parce qu’il s’agit sans doute du dernier mandat d’Angela Merkel et que personne n’est enthousiasmé par ce mariage de raison, des tiraillements plus importants pour se démarquer d’un partenaire subi sont prévisibles.

    Pour le contenu, l’Europe figure en bonne place de l’action du nouveau gouvernement qui s’engage dans le contrat de coalition à «un nouvel élan» pour le Vieux continent. Mais dans les détails, l’enthousiasme pour les propositions d’Emmanuel Macron reste prudent.

    Deuxième dossier important, les questions migratoires et de sécurité avec le patron de la CSU bavaroise, Horst Seehofer, au ministère de l’Intérieur. Et en matière économique, une réponse aux angoisses des Allemands séduits en partie par l’extrême droite avec une politique pour « les petites gens » d’après Horst Seehofer avec beaucoup de mesures redistributives.


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