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    Comment Vladimir Poutine a verrouillé l’économie de la Russie

    Vladimir Poutine a effectué sa conférence de presse annuelle devant près de 1600 journalistes, à Moscou, le 14 décembre 2017. REUTERS/Sergei Karpukhin

    En Russie l’élection présidentielle de dimanche prochain est sans grand suspense. Vladimir Poutine au pouvoir depuis 1999 est quasiment assuré d’être réélu. Avec quel bilan économique ?

    Un bilan économique à l’image de son action politique : sous sa présidence l’économie russe est totalement repassée sous le contrôle de l'Etat. Dix-huit ans après son arrivée au Kremlin, 70% de l’activité est désormais dans la sphère publique. Vladimir Poutine avait voulu mettre fin au chaos des privatisations de l’ère Eltsine aux conséquences sociales désastreuses en remontant dans le capital des grandes entreprises, voire en dépouillant les oligarques. Avec un baril à 100 dollars, cette stratégie est payante. Pour l'Etat comme pour les Russes. Mais la crise financière de 2008 bloque cet élan, depuis l'économie russe stagne. On parle d'une décennie perdue.

    Et à partir de 2013, la chute des cours du pétrole met l’économie à rude épreuve.

    Cette ultra dépendance à l'or noir a provoqué deux ans de récession aggravée par les sanctions occidentales décrétées en 2014 après l'annexion de la Crimée. Contre toute attente, cette économie très dirigée a plutôt bien résisté et la croissance est revenue plus vite que prévu. Dès la fin 2016. Mais en laissant des millions de Russes sur le bord de la route. La pauvreté qui a fortement reculé pendant la première décennie de la présidence Poutine est remontée en flèche depuis deux ans. En partie à cause des coupes sombres dans la dépense publique mais aussi faute de réactivité de la part des acteurs économiques privés, réduits à la portion congrue. Aujourd'hui les salaires stagnent et l’investissement est toujours inférieur à celui d’avant la crise. C’est le revers de cette économie administrée déconnectée du réel.

    Les grandes entreprises russes sont pourtant puissantes?

    Elles se portent bien. En situation de quasi monopole, elles dégagent des bénéfices, mais elles sont très peu compétitives. Prenons l’exemple de Rosneft, la compagnie pétrolière dirigée par Igor Setchine, un intime de Poutine. La comparaison avec sa concurrente américaine Exxonmobil qui produit la même quantité de pétrole est édifiante : Rosneft dispose de réserves deux fois plus importantes mais sa valorisation boursière est cinq fois moindre. Faute d’investissement, de savoir-faire, la compagnie russe est incapable d’exploiter son potentiel.

    Sous la pression des sanctions occidentales Vladimir Poutine a voulu développer le made in Russia, avec quels résultats ?

    C'est une réussite sur le plan agricole. Grâce à la mobilisation d'une nouvelle classe d'agriculteurs, et grâce à une météo très favorable. La Russie est aussi redevenue un exportateur de céréales de premier plan. Mais le made in Russia s’arrête là. Pour soutenir l’activité russe, l’administration se fournit désormais exclusivement auprès des industriels ou des prestataires locaux, cela a provoqué une inflation des coûts de 30%. Sans provoquer un essor des producteurs locaux. Le gaz et le pétrole représentent toujours 30% du produit intérieur brut et la moitié des recettes fiscales. L'économie russe est encore une économie de rente qui fluctue au gré des cours du brut. Les limites de ce modèle sont atteintes. Mais avec une économie verrouillée au sommet de l’Etat, on voit mal comment Vladimir Poutine va et veut changer de modèle.

    ⇒En bref,

    Aux Etats-Unis, les petits producteurs de lait bio sont en crise

    Dans certains Etats le prix du lait bio a chuté de 30% en deux ans. Après plusieurs années de croissance à deux chiffres, les ventes ont stagné l'an dernier. En partie parce que les Américains préfèrent les laits végétaux au lait de vache, en partie à cause de la concurrence des fermes géantes. Et ce n'est pas avec la dernière décision de Donald Trump que cela va s'arranger: le durcissement des conditions de l'élevage bio défendu par Obama a été abandonné par l'administration Trump.

    Netflix avoue moins bien payer la reine d'Angleterre que son époux

    Il s'agit bien sûr des salaires des acteurs jouant dans la série à succès The Crown. L'acteur jouant le prince Philip était plus célèbre que Claire Foy choisie pour le rôle phare de la reine Elisabeth argumente la plateforme. Netflix promet de réparer cette inégalité pour la troisième saison. En France, le Centre national du cinéma a annoncé hier mardi des mesures pour favoriser l'égalité entre hommes et femmes dans le cinéma et l'audiovisuel.


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