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    Saudi Aramco: l'entrée en bourse du siècle aura-t-elle lieu?

    Saudi Aramco reste le joyau que Mohammed Ben Salmane peut faire miroiter lors de ses déplacements à l’étranger. REUTERS/Hamad I Mohammed

    Ce devait être l'entrée en bourse du siècle cette année. Mais la cotation de Saudi Aramco, la compagnie pétrolière saoudienne, est encore repoussée. Elle ne devrait pas intervenir avant 2019.

    On finit par se demander si Saudi Aramco sera bien un jour introduite en bourse. Ce projet annoncé en janvier 2016 par Mohammed ben Salman, aujourd’hui prince héritier de la couronne, avait enflammé les esprits : ouvrir même 5 % du capital de la première compagnie pétrolière au monde devait rapporter 100 milliards de dollars à l’État saoudien.

    Mais depuis plus de deux ans, le projet est toujours aussi opaque. L’échéance d’une entrée en bourse d’Aramco est désormais reportée à 2019 au moins, les places de cotation n’ont toujours pas été choisies : Londres, New York, Hong Kong, Riyad, ou plusieurs d’entre elles.

    Valorisation incertaine

    Si les choses traînent, c’est qu’il y a beaucoup d’obstacles. En premier lieu des désaccords sur la valeur d’Aramco. Les Saoudiens l’estiment à 2 000 milliards de dollars (1 600 milliards d’euros). C’est trop, aux yeux des banques. D’autant que les réserves certes immenses de l’Arabie saoudite en or noir n’ont pas été actualisées, Riyad sort toujours le même chiffre : 261 milliards de barils, délivrés par BP il y a 30 ans.

    Les audits plus précis trainent en longueur. La valorisation d’Aramco dépend aussi des prix du pétrole, actuels et futurs. L’Arabie saoudite a intérêt qu’ils soient plus élevés qu’aujourd’hui, au moins 70 dollars, alors qu’au sein de l’Opep l’Iran veut tirer les prix sous la barre des 60 dollars pour ne pas encourager la production de pétrole de schiste américain.

    Risques juridiques

    Une société cotée exige aussi plus de transparence. Ce n’est pas la tradition de cette entreprise publique, en dépit de ses performances techniques. Aramco s’expose aussi à des risques juridiques à Wall Street : la ville de New York a lancé des poursuites contre cinq compagnies pétrolières pour réchauffement climatique !

    Londres croit encore en ses chances, la City assouplit sa régulation pour accueillir Aramco. Mais Hong Kong pourrait être une solution pour attirer les investisseurs chinois... À moins d’une cotation qui se résumerait à Riyad, pour plus de sécurité : classée peut-être parmi les marchés émergents en juin prochain, la bourse saoudienne pourrait accueillir les capitaux étrangers.

    L’urgence n’est plus la même

    Aramco peut aussi se contenter de vendre une participation à un investisseur stratégique et abandonner l’idée d’une introduction en bourse. L’urgence n’est plus la même qu’en janvier 2016 pour les finances saoudiennes, les prix du brut ont repris en vigueur. Mais Aramco reste le joyau que Mohammed ben Salman peut faire miroiter lors de ses déplacements à l’étranger.


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