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    Forêt et crédits carbone en RDC: la fuite en avant de la Banque mondiale

    Vue générale de forêts en République démocratique du Congo. AFP PHOTO / Junior D. Kannah

    « Réduire les émissions liées à la déforestation et à la dégradation des forêts ». Ce mécanisme REDD+ imaginé par la Banque mondiale est très critiqué. D’autant qu’il est sur le point d’être testé dans un pays qui n’est pas prêt à le faire fonctionner correctement, la République démocratique du Congo.

    Les arbres congolais abritent 8 % du carbone forestier mondial. La République démocratique du Congo a donc semblé à la Banque mondiale le pays idéal pour démarrer son programme de lutte contre la déforestation, REDD+, d’ici la fin de l’année, avant de l’étendre à 49 autres pays émergents ou en développement.

    Mais beaucoup d’observateurs s’étonnent du choix de la RDC comme pays pilote. Ils déplorent une fuite en avant de l’institution financière internationale, pressée d’agir par les bailleurs occidentaux qui la financent.

    Mauvaise gouvernance et flou du foncier

    Pour recevoir les fonds de REDD+, la République démocratique du Congo a créé une juridiction de toutes pièces, avec la province de « Mai Ndombe », dessinée pour l’occasion à l’ouest du pays en 2015.

    Ce sera cette entité qui distribuera l’argent à des investisseurs et à des ONG qui seront payés pour mettre en place des projets de conservation de la forêt. Mais aussi des projets de plantations, cacao ou hévéa, qui n’auraient pas forcément eu besoin de l’argent des bailleurs pour voir le jour et être rentable.

    Populations locales oubliées

    La Banque mondiale serait même susceptible de financer des exploitants forestiers comme Sodefor, dont les engagements à respecter la forêt porteraient en réalité sur des zones marécageuses et pauvres en bois de leur concession. Un effet d’aubaine dénoncé par les chercheurs. Ces derniers estiment qu'il aurait mieux valu un mécanisme qui vérifie la cohérence des politiques forestières des États. Elle est totalement absente en RDC, puisque le gouvernement de Kinshasa vient de rétablir des concessions illégales sur 6500 km2 de forêt.

    Les droits fonciers étant mal définis, on risque même de voir encore plus de conflits d’usages à cause de REDD+. C’est la crainte de l’Initiative pour les droits et ressources, un collectif qui déplore dans son tout dernier rapport que les populations locales congolaises ne soient pas consultées ni associées de manière appropriée aux différents projets.

    Doute sur l’efficacité, le secteur aérien grand gagnant

    Des projets qui donneront lieu à des crédits carbone, que la Banque mondiale revendra très bon marché. Qui les achètera ? Il y a de grandes chances pour que ce soient les compagnies aériennes.

    Heureuses d’avoir échappé à une taxe qui leur aurait coûté beaucoup plus cher, ces transporteurs, très polluants, pourront compenser à peu de frais des émissions réelles et de plus en plus massives, par d’hypothétiques réductions de la déforestation dans le bassin du Congo.


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