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    A la Une : la grogne des retraités…

    Manifestation de retraités à l'échelle nationale contre l'augmentation des impôts à Paris, en France, le 15 mars 2018. REUTERS/Gonzalo Fuentes

    Les retraités sont en colère et ils veulent le faire savoir. Hier, ils ont manifesté dans tout la France. A Paris, ils étaient 7 200 selon la police, 30 000 selon les syndicats.

    Dans leur ligne de mire, l’augmentation de la contribution sociale généralisée (la CSG).

    Et la presse prend en grande partie fait et cause pour les retraités, en particulier la presse quotidienne régionale.

    Selon l’Opinion, « si la communauté du troisième âge sait que la vie des jeunes est aujourd’hui plus difficile, aucun retraité ne pense qu’il lui revient d’amputer ses revenus pour cela ».

    La Nouvelle République du Centre Ouest parle elle d’une opposition artificielle des générations.

    Pour La Presse de la Manche, « il faut sortir (…) du mépris des aînés ». « Une société malade de ces aînés est une société en perdition écrit le quotidien local. »

    Cette mobilisation des seniors pourrait bien avoir des conséquences pour Emmanuel Macron.

    C’est en tout cas ce que pense Le Journal de la Haute Marne. « Le mécontentement des retraités (…) n’est pas violent, est-il écrit. Néanmoins, il traduit un désenchantement qui peut vite se transformer en défiance dans les urnes. »

    Les retraités votent en effet massivement (contrairement aux jeunes) rappelle le journal L’Alsace.

    L’Eclair des Pyrénées enfin se veut alarmiste. « L’essentiel est ailleurs, d’après le journal : il est dans le sentiment qui pourrait se répandre que ce pouvoir s’acharne à diviser les Français. Villes contre campagnes, riches contre moins riches, jeunes contre vieux, actifs contre retraités ». Le quotidien poursuit : « dresser les gens et les générations les uns contre les autres représente un danger réel, non seulement pour le pouvoir en place, mais plus profondément pour l’unité de la nation »…

    L’autre dossier « chaud » du moment pour le gouvernement, c’est bien sûr la réforme de la SNCF…

    Une réforme dont la mesure principale (et la plus décriée) est la suppression du « statut » de cheminot.

    Un statut qui serait un « tabou » pour les syndicats de la SNCF d’après Le Figaro.

    Le Figaro revient d’ailleurs sur les précédentes tentatives de suppression de ce statut quasi centenaire.

    En 2011 par exemple, Nathalie Kosciusko-Morizet, alors ministre du Développement durable, évoque la possibilité d’une réforme. Elle se ravise très rapidement.

    « Cette fois, écrit Le Figaro, le gouvernement jure n’avoir aucune intention de transiger ».

    Résultat, « les cheminots prennent la voie du bras de fer » titre Sud-Ouest.

    « Le bras de fer », c’est également choisi par Le Parisien. Le quotidien détaille les modalités de la mobilisation des cheminots : faire grève 2 jours sur 5, mais après le week-end de Pâques.

    L’objectif selon Le Parisien, est de contester, mais « sans se mettre à dos les Français ».

    Le journal souligne en effet l’enjeu crucial de l’opinion. Le Parisien compare avec 1995, et le plan Juppé de réforme des retraites. A l’époque, une majorité des Français était concernée. « Le scénario de 2018 n’a rien de comparable » et selon Le Parisien, l’opinion n’est pas du côté des cheminots pour le moment.

    Pour un responsable syndical, l’enjeu est justement de faire comprendre « qu’une fois le statut des cheminots cassé, Macron aura toutes latitudes pour s’attaquer aux retraites de tous ».

    Les journaux français s’intéressent également à l’élection présidentielle russe qui se tient ce week-end…

    Un scrutin sans grand suspens, puisque Vladimir Poutine est assuré de remporter un 4e mandat.

    Et pourtant, Le Figaro a choisi de dresser le portrait de certains concurrents du président russe.

    Avec par exemple Vladimir Jirinovski. Candidat nationaliste, président du Parti Libéral-démocrate de Russie, il en est à sa 6e campagne présidentielle.

    Le Figaro décrit « un ancien apparatchik, qui a fait une partie de ses classes au KGB ». Passé « du communisme à l’extrême droite, non sans flirter avec l’antisémitisme ».

    Son programme vise à réunir l’ensemble des peuples russes dans un Etat, « quitte à bousculer des frontières vieilles de centaines d’années ».

    La Croix de son côté, nous propose le portrait d'une génération. Les Russes de 18-25 ans. Ils n'ont connu que Vladimir Poutine au pouvoir. 55% d'entre eux lui feraient confiance.

    Une génération moins marquée par la période soviétique et le chaos des années 90. « Ils sont plus optimistes que leurs aînés, plus éduqués, et plus positifs vis-à-vis des Européens », analyse le sociologue Denis Volokov.

    Peut-être les prémisses d'un changement politique en Russie...

    Le Monde, lui, consacre un large dossier au génocide rwandais. Et notamment au rôle de la France...

    24 ans après le dernier génocide du XXe siècle, « le rôle exact de la France auprès du régime alors en place à Kigali continue de faire polémique » écrit le quotidien.

    En avril 1994, l'avion du président hutu Juvénal Habyarimana est abattu au dessus de Kigali par un commando inconnu. Sa mort entraîne de violentes représailles et un génocide, de la part des Forces armées rwandaises (FAR), de la gendarmerie et des miliciens hutu. Leurs cibles: des hutu modérés, et surtout la minorité tusti, accusée d'avoir voulue renverser le pouvoir.

    Le Monde revient donc sur cette période tragique, et notamment sur l'intervention française (nommée l'opération Turquoise). Pour cela, le journal s'appuie sur de nombreux documents et témoignages. Notamment celui de Guillaume Ancel, ancien militaire ayant participé à l'opération Turquoise, lancée en juin 1994.

    Dans un livre intitulé « Rwanda, la fin du silence » dont Le Monde publie des extraits, il contredit la version officielle selon laquelle l'intervention française aurait été avant tout « humanitaire ».

    Selon lui, les autorités politiques et militaires de l'époque, sous la présidence de François Mitterrand, « ont surtout cherché, du moins dans un premier temps, à sauver un régime ami emporté par la folie meutrière ».

    Le Monde revient également sur un épisode précis. Le massacre de dizaines de milliers de tutsi dans les collines de Bisesero.

    Le 27 juin 1994, un commando français découvre des rescapés. Le lieutenant colonel Jean-Rémi Duval comprend alors qu'ils sont la proie de miliciens hutu. Mais les soldats sont trop peu nombreux pour assurer leur protection, ils repartent donc à leur base et promettent de revenir. Mais « arrivé au camp, raconte Jean Rémi Duval, j'ai téléphoné au colonel Rosier ». Il « m'a répondu qu'il était hors de question que je retourne à Bisesero ». Le colonel Rosier conteste cette version.

    En à peine trois mois, 800 000 personnes seront tuées au Rwanda.

    « Les ambiguïtés de l'opération Turquoise », c'est à lire dans Le Monde d'aujourd'hui.

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    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.