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    Accord UE-Turquie sur les migrants: quel bilan, deux ans après la signature?

    Une fillette yézidie se rend au camp de réfugiés de Serres, dans le nord de la Grèce, le 24 novembre 2017. (Photo d'illustration) AFP/Sakis Mitrolidis

    Il y a deux ans, l'Union européenne et la Turquie signaient un accord pour mettre fin à la crise des réfugiés en Europe. C'est aujourd'hui l'heure du bilan.

    Sur l’île de Samos, en Grèce, les conséquences de l'accord UE - Turquie sont bel et bien visibles. Comme par exemple dans le centre d’enregistrement et de premier accueil de Samos, le hotspot de l’île. Ici, il y a des gens qui vivent pendant des mois dans des conteneurs, mais aussi dans des tentes à même le sol. Certains disent avoir vu des rats et beaucoup parlent de punaises de lit.

    La directrice du centre, Maria Dimitra Nioutsikou, explique que les autorités font ce qu’elles peuvent, mais le hotspot n’est équipé que pour accueillir 750 personnes. Or, elles sont trois fois plus. La situation est plus où moins équivalente dans les quatre autres hotspots installés sur les îles grecques de l’est de la mer Egée.

    Un système qui fonctionne au ralenti

    Au départ, l’objectif de l’accord Union européenne - Turquie, était de renvoyer un maximum de personnes vers la Turquie, le plus rapidement possible. Ainsi, les demandes d’asile devaient être examinées en quelques semaines. Les personnes rejetées ou les Syriens pour qui la Turquie est considérée comme un pays sûr, devaient ensuite être renvoyées dans ce pays. Mais la réalité est tout autre.

    Certains demandeurs d’asile, qui ont fait appel, attendent sur place depuis plus d’un an et demi. En deux ans, il n’y a eu qu’un peu plus de 1 500 renvois dans le cadre de l’accord. Tandis que l’Union européenne a accepté près de 12 500 Syriens envoyés légalement depuis la Turquie.

    Les réfugiés sont toujours très nombreux en Turquie, en Jordanie et au Liban, mais ils le sont moins à traverser la mer Egée. C’est en effet ce que montrent les chiffres du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés. Au plus fort de la crise, en 2015, près de 800 000 millions de personnes étaient passées par la Grèce pour rejoindre l’Europe. Depuis la signature de l’accord, la barre est passée en dessous des 30 000 par an.

    Malgré cette réduction importante, il y a toujours des migrants et réfugiés qui meurent en mer Egée. Le samedi 17 mars, un naufrage a fait 16 victimes, dont six enfants, et trois disparus. En deux ans, selon les chiffres de l’Organisation internationale pour les migrations, 500 personnes sont mortes en mer Egée, contre 800, rien que pour l’année 2015.

    Un accord critiqué

    L’accord est très critiqué par les associations de défense des droits de l’homme. Neuf d’entre elles, dont Amnesty International, ont lancé une campagne dont le slogan est « Opentheislands » (« ouvrez les îles »). Un recours devant la justice grecque a été déposé contre la « restriction géographique » qui oblige réfugiés et migrants à rester sur les îles grecques de l’est de la mer Egée pour attendre la réponse à leur demande d’asile. Mais cet accord dépend, en réalité, surtout des relations entre l’Union européenne et la Turquie. Or, elles se sont tendues ces derniers mois, notamment avec le partenaire grec sur la question chypriote et celle des frontières communes.


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