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    «Femmes de la Terre», un quart de siècle aux côtés des migrantes

    Denise Epoté. © RFI/Pierre René-Worms

    1/ Femmes de la Terre, un quart de siècle aux côtés des migrantes

    Edouard du Penouhat : Bonjour Denise Epoté. Cette semaine en tête de votre sélection vous avez retenu une association. Basée à Paris, « Femmes de la terre »œuvre depuis un quart de siècle en faveur des migrantes. Face à la baisse des subventions pour continuer à venir en aide à ces femmes objets d’une double discrimination en tant que femmes et étrangères, l’association « Femmes de la terre » a besoin d’être soutenue.

    Bien avant que les images du drame des migrants échouant sur les côtes italiennes, réduits à l’esclavage en Libye ou errant à Calais nous donnent mauvaise conscience. Une dizaine de femmes au sein de l’association Femmes de la terre consacrent sans tambour ni trompette leurs journées depuis un quart de siècle aux femmes immigrées en grande difficulté. 82 % d’entre elles sont originaires d’Afrique subsaharienne. Venues en France pour rejoindre leur famille, fuir la guerre, la violence, la torture, la pauvreté. Ces immigrées ont laissé derrière elles leurs racines, leurs familles et parfois leurs enfants. « Femmes de la terre » leur permet de régulariser leur situation administrative et juridique, préalable à toute possibilité de travailler, de se loger décemment. Bien que le siège de l’association soit situé dans un quartier prioritaire, les subventions de la ville de Paris ont baissé de manière drastique et en attendant de généreux mécènes l’association doit trouver les moyens pour poursuivre ses actions. D’où l’organisation d’un concert le 14 avril sous la houlette de Brice Perda et Nicolas Cloche pour récolter des fonds. Votre participation permettra de venir en aide à des femmes immigrées en leur permettant de mener une existence digne.

    2/ Aminata Diop Johnson, ambassadrice des lettres africaines

    Nous restons à Paris pour votre deuxième tête d’affiche. Après le succès remporté l’année dernière lors du Salon du livre, la Sénégalaise Aminata Diop Johnson repropose aux auteurs confirmés comme aux jeunes une vitrine, le pavillon des lettres d’Afrique pour promouvoir les littératures du continent.

    En 2017, l’initiative d’Aminata Diop Johnson avait été un succès. Sur le pavillon des lettres d’Afrique outre un prix Nobel de littérature, le Nigérian Wole Soyinka et une brochette de ministres africains de la Culture, la chef d’entreprise avait réuni une centaine d’écrivains. Une vitrine de choix pour les auteurs qui n’ont pas toujours la chance d’être promus localement. Président d’honneur de la première édition du pavillon des lettres d’Afrique l’écrivain et non moins ministre ivoirien de la Culture Maurice Kouakou Bandaman déclarait que « Lire et écrire en Afrique c’est poser la question du regard que l’on porte sur ce continent ». Pari gagné pour Aminata Diop Johnson puisque pour l’édition 2018 de nouveau la Côte d’Ivoire est le chef de file du pavillon des lettres d’Afrique. Sont également présents les auteurs du Bénin du Cameroun du Congo du Gabon de la Guinée du Nigeria du Sénégal du Togo. Après le Nigeria l’année dernière c’est l’Afrique du Sud qui est à l’honneur. Preuve s’il en est de l’intégration culturelle du continent. Prochaine étape pour Aminata Diop Johnson organiser un salon du livre dans une capitale africaine qui à terme deviendrait la capitale africaine du livre.

    3/ Ernest Duku, retour en terre Akan

    Votre dernière tête d’affiche est l’artiste ivoirien Ernest Duku. En marge du marché des arts et spectacle qui se tient à Abidjan. Son exposition « MasKArade@Ananze Explorerr » confirme le talent de ce plasticien il combine avec brio techniques modernes et symboliques Akan.

    De la symbolique Akan, Ernest Duku a tiré l’usage des couleurs rouge, noir, jaune et blanc qui dominent dans ses créations à mi-chemin entre toiles et objets. L’intitulé de l’exposition, la première en terre ivoirienne, ne doit rien au hasard. « MasKArade@Ananze Explorer ». Du nom de la malicieuse araignée Kakou Ananzé née sous la plume du célèbre romancier ivoirien Bernard Dadie. Ernest Duku tire également son inspiration d’un concept l’amaatawalé qui vient d’awalé ou awete, jeu de société combinatoire très prisé par les Akans qui consiste à compter et à capturer. L’artiste de renommée mondiale figure aujourd’hui dans le top trois des plus grands plasticiens ivoiriens. Le sculpteur Jems Robert Koko Bi installé en Allemagne et qui début octobre participera à la première édition de l’Abidjan Green Arts, biennale des arts pour la forêt et l’environnement. Et le peintre Ouattara Watt qui après sa rencontre à Paris avec Jean-Michel Basquiat vit à New York depuis 30 ans.

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