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    Réélection de Poutine: vers une amélioration des relations germano-russes?

    Angela Merkel et Vladimir Poutine après leur rencontre à Sotchi en mai 2017. REUTERS/Alexander Zemlianichenko

    Angela Merkel entame un 4e mandat de chancelière tandis que Vladimir Poutine attaque un 4e mandat de président en Russie. Mais le parallèle s’arrête là : les contextes politiques sont différents. Ce qui est certain, c’est que les relations entre Berlin et Moscou sont tendues depuis 2014. Le ton s’est durci, mais certains veulent croire que la réélection de Vladimir Poutine va permettre de repartir sur de nouvelles bases.

    A Berlin, on entretient l’espoir que ce nouveau mandat de Vladimir Poutine permettra de faire bouger les lignes, notamment grâce à la reprise attendue des rencontres dans le format dit « Normandie » (Allemagne, France, Russie, Ukraine).

    Mais pour l’heure, force est de constater que les échanges politiques entre Berlin et Moscou sont glaciaux. Suite à la réélection de Vladimir Poutine, le groupe parlementaire du parti de la chancelière, l’union chrétienne-démocrate, a appelé le président russe à profiter de cette opportunité pour effectuer un changement de paradigme et pour arrêter les « violations persistantes du droit international » afin d’améliorer ses relations avec l’occident.

    Entre l’empoisonnement de l’ex-agent russe en Grande-Bretagne, les cyberattaques attribuées à la Russie dont ont été victime le Parlement, puis le gouvernement allemand, et, bien sûr, le conflit en Ukraine, les relations germano-russes sont loin d’être au beau fixe. Le gouvernement allemand ne s’en cache pas : il s’agit de la crise la plus profonde entre la Russie et l’Occident depuis la fin de la Guerre froide (selon le coordinateur du gouvernement allemand pour la Russie, Gernot Erler).

    Un ton durci à Berlin

    Le nouveau chef de la diplomatie allemande, Heiko Maas, prône une ligne nettement plus dure vis-à-vis de la Russie. Contrairement à son prédécesseur, Sigmar Gabriel, le nouveau ministre allemand des Affaires étrangères est favorable à la poursuite des sanctions contre Moscou. Il mise sur une stratégie et une rhétorique beaucoup plus ferme, et sur un front uni de l’Union européenne face à la Russie.

    De son côté, la chancelière Angela Merkel a rappelé sa position ferme sur le conflit ukrainien. Mais ce durcissement ne plaît pas à tout le monde en Allemagne. Ainsi, les milieux industriels et économiques allemands continuent de faire ouvertement pression sur le gouvernement pour obtenir un assouplissement des sanctions. En effet, ces sanctions ont un impact sur de nombreuses entreprises exportatrices allemandes.

    Des Allemands inquiets

    Dans un pays qui semble de plus en plus prêt à s’affirmer sur la scène internationale, les Allemands observent avec inquiétude la distance qui se creuse avec certains de ses partenaires étrangers, que ce soit avec Londres, en raison du Brexit, ou avec Washington depuis l’élection de Donald Trump. Cela vaut aussi pour Moscou puisqu’une majorité d’Allemands sont favorables à un apaisement des tensions avec la Russie, et ce, toutes tendances confondues selon un sondage publié par le quotidien Die Welt. Selon cette étude, 58 % des Allemands sont en effet favorables à un rapprochement avec Moscou et seul un Allemand sur quatre souhaite que le gouvernement durcisse ses positions vis-à-vis de Vladimir Poutine.


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