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    Une Zone de libre-échange continentale pour l'Afrique

    Vue de la ville de Kigali au Rwanda (Photo d'illustration). RFI/Stéphanie Aglietti

    Les dirigeants africains se réunissent aujourd'hui mercredi à Kigali au Rwanda, pour lancer la ZLEC, la Zone de libre-échange continentale. L'accord qui sera signé en l'absence du Nigeria, qui n'est pas favorable au projet dans sa forme actuelle, prévoit d'instaurer à terme une zone de libre-échange entre les 55 pays qui constituent le continent.

    « C’est la plus grande zone de libre-échange en nombre de pays, en nombre de personnes concernées. C’est donc un chantier gigantesque. »

    Le Bissau-Guinéen Carlos Lopes, ancien dirigeant de la Commission économique des Nations unies pour l'Afrique, est un fervent partisan de la ZLEC. La Zone de libre-échange continentale est la première étape d'un processus qui doit aboutir dans dix ans à la création d'un marché unique africain. La ZLEC, c'est donc le rêve de voir abolies les barrières douanières entre les 55 pays du continent et donc de dynamiser les économies. Pour Carlos Lopes, c'est donc l'inverse de la fragmentation économique qu'il constate actuellement au sein des grandes régions africaines.

    « Nous sommes dans une espèce de logique de fragmentation, logique de rupture de la convergence qui est nécessaire pour créer une zone de libre-échange. On peut donc se demander si les dynamiques sous régionales ne sont pas en train de miner la possibilité de l’intégration régionale plutôt que de la favoriser. Avec la ZLEC, nous allons vraiment niveler tout cela, ce qui changera complètement la donne. C’est ce qui se fait avec tous les zones de libre-échange, c’est ce dont l’Afrique a besoin. »

    Mais qui dit libre-échange dit concurrence accrue entre des pays au niveau de développement très divers. Est-ce que les puissances africaines ne vont pas avaler les pays les plus faibles ? Une crainte exprimée par le professeur Ndongo Samba Sylla, de la Fondation Rosa Luxembourg à Dakar. Il estime que les pays africains ne sont encore prêts pour le libre échangisme.

    « Pour moi, les gagnants seront les plus grands pays comme l’Afrique du Sud, peut-être le Maroc, à la limite le Nigeria, mais selon les secteurs, il y aura également des gagnants et des perdants. Certains pays se seront plus développés sur le plan agricole et d’autres en pâtiront. De manière générale les petits pays auront du mal à protéger leur marché intérieur face aux grandes entreprises transnationales, qu’elles soient africaines ou étrangères. Il y a de réels risques qu’il y ait de grandes polarisations entre les pays africains. »

    L'accord instituant la ZLEC signé ce mercredi doit être ratifié au moins par 22 pays pour entrer en vigueur. Beaucoup de questions restent sans réponse, comme par exemple la compensation pour les pays qui ont besoin des recettes douanières pour équilibrer leurs comptes, mais les partisans du libre échangisme africain espèrent enclencher une dynamique positive, ce mercredi à Kigali, au Rwanda.

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