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    Macron confronté à la première grande mobilisation syndicale

    Manifestation prévue dans près de 140 villes françaises, contre la réforme de la fonction publique, contre la réforme de la SNCF. Sur la photo: Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT. ©REUTERS/Gonzalo Fuentes

    Grosse journée de mobilisation syndicale dans la France entière aujourd’hui. Le président Macron va endurer la première fronde sociale de son quinquennat. De quoi l'inquiéter ?

    On va manifester aujourd’hui dans près de 140 villes françaises, contre la réforme de la fonction publique, contre la réforme de la SNCF, et pour le pouvoir d’achat. A Paris les fonctionnaires et les cheminots vont se rejoindre. En chemin ils croiseront les enseignants, le personnel de santé, les contrôleurs aériens ou les employés du métro parisien solidaire avec leurs collègues du chemin de fer. C'est donc bien un mouvement de masse. Avec c'est vrai, et c'est une tradition en France, beaucoup de salariés du public ou du parapublic dans la rue. Hasard de l'histoire c'est aujourd'hui le 50 ième anniversaire du début de mai 68, les étudiants avaient commencé à manifester un 22 mars.

    Ce 22 mars peut-il déboucher sur un mouvement social de grande ampleur ?

    Dans le rétroviseur, on pense surtout au précédent de l’automne 1995 contre la réforme des retraites et de la sécu voulue par Alain Juppé. Enterrée au bout de trois semaines de grève. Parce que les revendications de l’époque ont suscité l’adhésion des Français inquiets pour leur protection sociale. Tandis que les réformes Macron sont pour le moment plutôt bien acceptées par l’opinion publique. Autre différence notable avec 95: le front syndical était alors uni.

    Aujourd’hui, plusieurs centrales ont préféré s’abstenir dans la fonction publique. Et si tous les syndicats de la SNCF sont vent debout pour défendre leur corpo, ils ne sont pas du tout pressés de coaguler avec d'autres mouvements. Dans les têtes la concurrence des luttes l'emporte sur la convergence que le patron de la CGT Philippe Martinez est bien le seul à souhaiter.

    Aujourd’hui les syndicats appellent à une journée d'action, pourquoi pas une grève reconductible?

    Il est plus facile de mobiliser ponctuellement, pour des raisons économiques. De plus en plus de salariés préfèrent d'ailleurs déposer une RTT pour manifester plutôt que de perdre une journée de travail. Et puis les salariés y compris dans le secteur public sont de moins en moins syndiqués, leurs représentants ont donc plus de mal à faire suivre leur mot d'ordre.

    Le problème pour les syndicats c'est que ces journées d'action, souvent très médiatisées, ressemblent de plus en plus à des coups d'épée dans l'eau, quasiment sans effet sur les gouvernants. En 2010, malgré une forte mobilisation, Nicolas Sarkozy est allé au bout de la réforme des retraites. Même scénario en 2016 pour les lois El Khomry votées sous François Hollande. Puis en 2017 pour la refonte du code du travail.

    Pour la SNCF cette journée d'action n'est qu'un prélude.

    Les cheminots innovent avec la grève perlée à partir du mois d'avril. 2 jours de grève, 5 jours de travail. D'après le gouvernement cela prouve qu’ils ont du mal à mobiliser sur une grève totale. Pour d'autres observateurs, cette voie réserve des surprises: elle peut se révéler très efficace à peu de frais parce qu'elle perturbera le trafic en continu et donc augmentera la pression sur le gouvernement. Mais elle peut aussi excéder les passagers et devenir très impopulaire. La bataille de l'opinion est cruciale dans cette bataille du rail. Cette première journée d'action n’est qu’une première étape. Encourageante du point de vue des cheminots car la mobilisation est plus forte que prévue.

    ⇒ En Bref,

    Marck Zuckerberg, le patron de Facebook, est « désolé »

    Et il est « content » d'aller témoigner devant le congrès. Cinq jours après le scandale Cambridge Analytica il est enfin sorti de son silence, dans un communiqué publié sur le réseau social et dans une interview donnée à CNN. Sans grande rupture de ton avec son discours habituel. Il privilégie la compassion à l'explication. Pendant ce temps le hashtag « deletetFacebook », - « quitte Facebook », fait fureur sur internet.

    Donald Trump toujours sur le pied de guerre, il va annoncer aujourd'hui de nouvelles sanctions commerciales contre la Chine.

    Qu'il accuse de vol de la propriété intellectuelle au détriment des entreprises américaines. Les investissements chinois aux Etats-Unis et l'octroi de visas aux citoyens chinois pourraient en faire les frais. Pékin menace en retour des représailles sur les produits agricoles américains.


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