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    A la Une : la mobilisation sociale qui gagne l’Hexagone

    Des manifestants défilent à Marseille lors de cette journée de mobilisation, le 22 mars. REUTERS/Jean-Paul Pelissier

    « Le Réveil de la rue » titre Libération en Une... « De Paris à Marseille, en passant par Rennes et Grenoble, 323 000 manifestants ont défilé hier, selon les chiffres de la police, pour exprimer leur défiance à Emmanuel Macron annonce le quotidien. Un défilé pour la défense des services publics et contre la baisse du pouvoir d’achat. 47 800 personnes réunies rien qu’à Paris, 34 700 fonctionnaires et 13 100 cheminots précise Libé en reprenant l’estimation d’un collectif de médias. Car on apprend au passage que pour la première fois, une vingtaine de médias, réunis au sein d’un consortium, ont donné leur propre estimation du nombre de manifestants parisiens. Estimation légèrement inférieur au chiffre donnée par la police. Bref, parenthèse fermée. Toujours est-il poursuit Libé que « Si la mobilisation sociale des fonctionnaires n’est pas en mesure de faire dérailler le train des réformes, elle a de quoi inquiéter l’exécutif ». Le quotidien qui recense par ailleurs quelques accrochages avec les forces de l’ordre à Paris et à Nantes.

    Les Echos, pour leur part titrent sur l’avertissement des cheminots. Le journal économique estime en effet que l’appel syndical était censé n’être qu’un tour de chauffe mais qu’il s’est transformé en un coup de semonce pour le gouvernement avec plus d’un cheminot sur trois qui a fait grève. Et Les Echos préviennent : Air France va prendre le relais.

    Le Figaro, lui, ne l’entend pas du tout de cette oreille…

    Il joue de la métaphore filée : « C’est une pièce de théatre que les Français connaissent par cœur » estime Le Figaro pour qui le sujet est toujours le même : « la défense des services publics et de leurs salariés ». « Les acteurs n’ont pas changé non plus », renchérit le quotidien : « les syndicats et leurs cortèges de fonctionnaires ou assimilés, en colère contre les réformes annoncées du gouvernement, quel qu’il soit ». Et pour le lever de rideau de cette pièce de théâtre, Le Figaro juge que le succès n’a pas été au rendez-vous.

    Non seulement les grévistes n’ont pas fait le plein mais les cheminot ont volé la vedette aux autres manifestants, le rêve de fusion a donc semé la confusion d’après le quotidien, il analyse ici que la fameuse convergence des luttes, tant espéré par le patron de la CGT, Jean-Luc Mélenchon et quelques autres, ne prend décidément pas. Comme si le sujet était usé, et les acteurs démodés conclut le Figaro

    Scepticisme comparable dans l’édito de la Voix du Nord…

    Il note tout d’abord que symboliquement, les deux cortèges parisiens, celui des cheminots parti de la gare de l'Est et celui des fonctionnaires parti de Bercy, se sont rejoints à la Bastille. Mais le quotidien l’affirme lui aussi : Cette confluence ne garantit pas encore la fameuse « convergence de luttes » dont rêvent les opposants à Emmanuel Macron. D'autant, toujours selon La Voix du Nord, que la taille moyenne des cortèges n'était pas de celle pouvant ébranler un gouvernement.

    Et les journaux se tournent désormais vers l’avenir. Pour La Charente Libre, c’est certain : « Il s'est passé quelque chose hier ». « La mèche d'un feu qui se consumait déjà dans la fonction publique a été allumée, écrit le quotidien régional avant d’anticiper, le printemps dira si Emmanuel Macron réussit à en faire un pétard mouillé de l'ancien monde, comme à l'automne. Ou s'il se transforme au contraire en brasier social. »

    La Montagne-Centre France compte les points de son côté : « Le gouvernement a pour lui la légitimité, le mouvement social a pour lui la solidarité, mais il n'a pas, aujourd'hui, la majorité des Français. Et c'est donc sur la bataille de l'opinion que l'issue va se jouer. »

    Mais l’Alsace de son côté le craint : « le bras de fer ne fait donc que commencer »… Son voisin du Républicain Lorrain enfonce le clou avec une image… « la sortie du tunnel n'est pas pour tout de suite. »

    Egalement dans la presse française : la riposte de Nicolas Sarkozy…

    L’ancien président mis en examen mercredi soir pour « corruption passive », « financement illégal de campagne électorale » et « recel de détournement de fonds publics libyens ». Il s’agit ici du financement dit libyen de sa campagne présidentielle en 2007. Et les journaux reviennent sur sa ligne de défense, Nicolas Sarkozy s’étant exprimé hier soir sur le plateau du journal télévisé de TF1.

    L’Est Républicain l’a notamment regardé, relevant que l’ancien président « a manié les syllogismes, cette vieille figure de rhétorique : En s'en prenant à lui, en le mettant au même niveau – entre guillemets -  qu'une « bande de mafieux » c'est son ancienne fonction qu'on attaque. Et donc la France… Mais du rôle déterminant joué par la France, dont il était alors président, dans la chute et la mort de Kadhafi, on peut tout imaginer… », observe le journal.

    Pour Le Midi Libre, « La guerre est déclarée ». « Après avoir envoyé il y a sept ans les avions de chasse français de l'autre côté de la Méditerranée pour sauver Benghazi, Nicolas Sarkozy se lance dans une nouvelle bataille libyenne » ironise le qotidien régional avant de préciser : « Un affrontement aux allures de croisade pour "pourfendre" les infidèles qui ont osé salir son honneur et, selon lui, celui de la France ». Mais, Comme souvent, déplore enfin Midi Libre, « avec l'ancien président de la République, le discours devant la caméra est théâtral. Enflammé. Menaçant. Telle une bête blessée, il promet, les dents serrées et la voix chevrotante, qu'il se vengera, tôt ou tard, de "la bande à Kadhafi" »

    Le Monde, bien avisé, nous rappelle, lui, la présomption d’innocence

    Après avoir titré « Sarkozy et le spectre d’une affaire d’Etat » en Une, l’édito du Monde, souligne à juste titre que « M. Sarkozy bénéficie, c'est l'évidence, de la présomption d'innocence ». Nul doute qu'il ne cessera de dénoncer l'inanité des charges qui pèsent désormais contre lui, anticipe également le journal, Et rien ne préjuge de la suite de l'enquête et de sa conclusion selon lui. Mais tout de même, met en lumière le quotidien : « pour que trois juges chevronnés aient pris la responsabilité de le mettre en examen pour ces motifs, il faut, à tout le moins, qu'ils disposent de très solides éléments. » Et comme Le Monde, on peut estimer sans trop prendre de risques que « si les soupçons de ces juges sont fondés, l'opprobre jeté sur l'ancien président de la République sera, elle, indélébile ».

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