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    L’industrie française à l’aube de sa révolution 4.0

    Un employé de l'usine de la Manufacture Française du Cycle (MFC) travaille sur une chaîne de montage de vélos le 29 mai 2015 à Machecoul. AFP/Jean-Sébastien Evrard

    La France célèbre son industrie cette semaine avec l'ouverture aujourd'hui à Villepinte de Global industrie, son grand salon annuel. Beaucoup d'événements également en province et beaucoup de questions sur les défis à relever pour réussir la mutation vers l'industrie du futur.

    L’industrie française est en pleine renaissance, c’est la bonne nouvelle de 2017. Sa production a augmenté de 5% l’an dernier et elle crée à nouveau des emplois, mais l’élan qui l’a portée sera-t-il durable ? Les entreprises commencent seulement à réinvestir, elles n’ont donc pas les moyens de suivre la demande. Par ailleurs, la demande mondiale aurait atteint un plafond. Le moral des affaires s’est donc un peu détérioré en début d’année. Alors que le chantier de l’industrie du futur ne fait que commencer, un chef d’entreprise sur deux a un plan pour moderniser son entreprise, c’était un sur trois l’an dernier d’après le sondage Opinion Way.

    Face à la concurrence internationale comment l’industrie française aborde cette quatrième révolution industrielle ?

    En petite forme, puisqu’elle a rétréci. Elle représente 12% du PIB, l’industrie allemande c’est le double, 24% du PIB. Elle pâtit aussi d’un handicap de compétitivité, se plaignent les patrons français. A cause des charges plus élevées qu’en Allemagne. Et de la fiscalité sur les moyens de production. Ces taxes prélevées avant que l’entreprise ne dégage un bénéfice représentent 80 milliards d’euros en France, 10 milliards seulement en Allemagne, avec un tissu industriel pourtant plus dense. Le sort de l’industrie française ne dépend pas que de la fiscalité, mais aussi de l’agilité des chefs d’entreprise à innover, il n’y a pas de temps à perdre. Car tous les pays industriels, grands ou petits, sont en train de transformer leur industrie.

    Les industriels français mettent les bouchées doubles dans l’investissement

    Il va augmenter cette année de 4%, deux fois plus que l’an dernier. Pour équiper les usines françaises en robot par exemple. La France est parmi les pays industriels les plus mal dotés, derrière l’Espagne par exemple. Dans l’hexagone, la demande en robot a bondi de 30% l’an dernier, les industriels qui ont retrouvé des marges appuient donc sur l’accélérateur. Dans l’agroalimentaire on estime qu’il faudra investir 20 milliards d’euros dans les 5 ans. Pas seulement dans les outils de production, mais aussi dans la recherche. Aussi bien pour progresser dans les protéines végétales que dans le recyclage des coproduits. L’automobile, autre poids lourd des exportations, est en mutation permanente et continue à mettre le paquet sur l’innovation. En Europe c’est le secteur qui dépose le plus de brevets après l’Allemagne. Et on se serre les coudes dorénavant. Constructeurs et équipementiers français ont formé un consortium pour mutualiser les ressources sur des sujets stratégiques comme celui de la voiture autonome.

    Quelle est l’incidence de cette mutation sur l’emploi ?

    Pour le moment, parce qu’elle est à nouveau en expansion, l’industrie a besoin de toujours plus de bras et de cerveaux. Pour attirer les bons candidats, les industriels n’ont jamais autant proposé de CDI. 37% de contrat à durée indéterminé à l’embauche c’est un record. Le secteur automobile a l’intention de recruter 8 000 ingénieurs et 10 000 ouvriers par an dans les cinq prochaines années. Mais la mutation technologique qui bouleverse le secteur est potentiellement explosive pour l’emploi. Sept ouvriers sont requis pour fabriquer un moteur diesel, un seul suffit pour un moteur électrique. Personne ne sait quel métier effectueront les six ouvriers sur le carreau. L’industrie française c’est aujourd’hui trois millions d’emplois.

    EN BREF

    En France, le distributeur Monoprix passe une alliance avec Amazon, le géant américain du commerce en ligne pour vendre ses produits alimentaires sur internet. Une offre pour l’instant réservée à Paris et la proche banlieue sur l’appli Amazon Prime now. Le distributeur français prend donc de vitesse ses concurrents, mais il prend aussi un risque en s’associant avec le géant qui taille des croupières aux grandes surfaces.

    Nouveau coup dur pour Uber : l’Arizona suspend son autorisation pour la voiture autonome. Suite à l’accident mortel qui s’est produit dans cet Etat la plateforme avait d’elle suspendu l’expérience. Mais cette décision du gouverneur compromet l’avenir de sa filière autonome, car c’est là qu’Uber avait choisi de déployer la moitié de sa flotte de véhicules sans chauffeur.


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