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    Docteur Morissanda Kouyaté-Sokhna Diaw-Mamadou Diop

    Denise Epoté. © RFI/Pierre René-Worms

    L'Afrique en marche, les têtes d’affiche de Denise Epoté, de TV5-Monde, comme chaque dimanche, avec Assane Diop. Trois têtes d’affiches ce dimanche 1er avril. docteur Morissanda Kouyaté, médecin guinéen, lauréat 2018 du prix de la réussite de la vie. Sokhna Diaw, elle a lancé avec quatre autres personnes un site de vente en ligne « Malick made in Africa ». Hommage à Mamadou Diop, grande figure politique du Sénégal post-indépendance disparu le 26 mars à 82 ans.

    Denise Epoté, votre première tête d'affiche aujourd'hui est un médecin guinéen. Le docteur Morissanda Kouyaté, est le lauréat cette année du prix de la réussite de la vie. il lui a été remis ce 25 mars à New York par le collectif «Briser le silence» qui regroupe l'ensemble des organisations internationales de défense des droits des femmes et des filles.

    Ce prix vient récompenser les 34 années d’engagement du docteur Morissanda Kouyaté dans la lutte qu’il mène pour l’élimination des pratiques traditionnelles affectant la santé des filles et des femmes subissant des mutilations génitales. Jeune médecin à Kouroussa sa ville natale, également celle de Camara Laye l’auteur du célèbre roman L’Enfant noir, Morissanda Kouyaté avait fini par convaincre les exciseuses de jeter leurs lames et leurs couteaux. L’initiative lui avait valu des menaces des fanatiques religieux qui prétendent eux que l’excision vise à protéger les femmes. Depuis 1984, Morissanda  Kouyaté sillonne le monde pour sensibiliser élus, personnels de santé, religieux et médias afin que tous accélèrent l’élimination des mutilations dans le monde. Sa voix semble avoir porté puisqu’il est un des inspirateurs de l’adoption en 2003 par les Nations unies, de la Journée internationale tolérance zéro aux mutilations génitales, ainsi que de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relative aux droits des femmes. En décembre 2012, il fut également l’un des inspirateurs de la résolution 67/146 de l’assemblée générale des Nations unies interdisant les mutilations génitales dans le monde. Ce briseur de silence et de tabou est aujourd’hui le directeur exécutif du Comité inter-africain sur les pratiques traditionnelles affectant la santé des femmes et des enfants.

    Votre deuxième sélection est un groupe de cinq jeunes gens de Dakar au Sénégal du site de vente en ligne « Malick made in Africa ». Une plateforme lancée sous la houlette de Sokhna Diaw, diplômée en finances et marketing d'HEC Montréal. Mais, Sohkna est avant tout passionnée de stylisme et d'esthétique.

    Il aura fallu moins de douze mois à Sokhna Diaw pour comprendre qu’elle n’était pas faite pour travailler sous les ordres d’un patron. Après une expérience professionnelle à Madrid, elle décide de rentrer à Dakar peaufiner son projet. Créer un site pour valoriser l’art africain et le rendre accessible pour toutes  les bourses en offrant aux clients un service soigné. Avec ses associés, Charles qui gère le site, Assane et Damé qui s’occupent de  la confection, et Ousseynou le chauffeur chargé des livraisons, l’équipe de « Malick made in Africa » vient de mettre en ligne ses premiers modèles pour femmes tous confectionnés dans du tissu pagne. Parce qu’internet est la langue la plus parlée en Afrique, une application mobile devrait suivre pour permettre aux clientes de commander en un clic. A moyen terme, « Malick made in Africa » est appelé à élargir sa gamme de produits, avec une ligne pour enfants et pour hommes, de la décoration intérieure et des accessoires. Tout cela en respectant l’environnement avec des emballages écodurables et beaux. Ce qui ne gâche rien bien au contraire.

    Pour finir, Denise vous avez choisi d'honorer la mémoire de mon compatriote Mamadou Diop, grande figure politique du Sénégal post indépendance disparu le 26 mars à 82 ans. Après avoir servi plusieurs fois comme ministres sous les présidents Senghor et Diouf, Mamadou Diop a dirigé pendant 17 ans la grande mairie de Dakar instituée sous la présidence d’Abdou Diouf.

    Dans ses boubous en bazin soigneusement amidonnés, Mamadou Diop avait fini par faire oublier qu’il était avant tout un officier supérieur avec le grade de colonel. De lui on gardera le souvenir de son sourire et de son extrême amabilité. Encarté au parti socialiste sénégalais,  il fut nommé secrétaire général de la présidence par Léopold Sédar Senghor avant de se voir confier les ministères des Travaux publics, du Transport et de l’Urbanisme. En 1981, le président Abdou  Diouf le nommera  ministre de la Santé. Quatre ans plus tard,  Mamadou Diop est élu maire de Dakar, un poste qu’il occupera 17 ans durant. Période faste pour le  parti socialiste dont il fut l’un des acteurs majeurs. Une longévité que ne connaîtra aucun de ses successeurs, surtout pas Khalifa Sall, qu’il considérait comme son fils. Il y a un mois, lors de sa dernière sortie publique, Mamadou Diop s’était rendu au tribunal pour témoigner en faveur de l’actuel maire de Dakar en détention depuis un an. Khalifa Sall vient d’être condamné à cinq ans d’emprisonnement.

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