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    Nucléaire et Syrie: Vladimir Poutine en visite en Turquie

    Le président russe Vladimir Poutine et le président turc Recep Tayyip Erdogan assistent à une conférence de presse après leurs pourparlers au Kremlin à Moscou le 10 mars 2017. Sergei Ilnitsky / POOL / AFP

    Vladimir Poutine effectue une visite de deux jours en Turquie. Il participera notamment demain au sommet sur la Syrie qui aura lieu à Ankara avec ses homologues turc et iranien. Mais si le président russe est dès ce mardi à Istanbul, c’est aussi pour rencontrer Recep Tayyip Erdogan et évoquer les questions bilatérales. Alors qu'il y a deux ans et demi il y avait une forte tension entre Moscou et Ankara, on se souvient de l'avion militaire russe abattu par l’armée turque à la frontière syrienne, aujourd'hui l'heure est à la détente et aux affaires.

    de notre correspondant à Istanbul,

    C’est le retour à la normale et le retour aux affaires, des affaires de plusieurs dizaines de milliards de dollars puisque Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan lancent ce mardi le chantier de la première centrale nucléaire turque. Il sera également question de TurkStream, gazoduc qui doit acheminer le gaz russe en Europe, un projet qui avait été interrompu justement en raison de la crise diplomatique et dont la construction a repris.

    Enfin et peut-être surtout il sera question de défense, et notamment de cette vente d’un système antimissile russes à la Turquie, les missiles S-400. Recept Tayyip Erdogan a confirmé il y a quelques semaines que ce contrat serait signé mais c’est un dossier très délicat qui inquiète les alliés de la Turquie au sein de l’OTAN. D’ailleurs un haut responsable américain était en Turquie il y a quelques jours pour encore une fois tenter de convaincre Ankara de renoncer à ce projet.

    En somme beaucoup de dossiers très délicats et très stratégiques sur la table de Recep Tayyip Erdogan et Vladimir Poutine.

    La Syrie, une épine dans cette harmonie retrouvée

    Les deux pays sont toujours opposés en Syrie: Vladimir Poutine soutient le régime de Damas, la Turquie assiste les factions rebelles à Bachar el-Assad. Aussi, il n'y aura pas d'annonce spectaculaire à attendre de ce sommet prévu demain à Ankara avec le président iranien. Mais c’est une rencontre importante pour les trois capitales, une façon en quelque sorte de montrer que ces trois pays sont les véritables acteurs, les principaux acteurs capables d’influencer le déroulement du conflit. Une rencontre peut-être encore plus importante pour la Turquie qui va vouloir tirer profit de sa récente opération à Afrin qui renforce son rôle dans la région.

    L’armée turque est maintenant sur le sol syrien. Le président turc répète que son intention est de se déployer encore plus à l’est le long de sa frontière. Ankara estime être désormais en position de force dans cette partie d’échecs à plusieurs joueurs… Et c’est l’objectif de la partie turque cette semaine à Ankara : de se poser comme acteur incontournable dans le nord de la Syrie et de faire acter par Moscou et Téhéran la nouvelle situation sur le terrain.

    Autre dossier: lancement du chantier de la première centrale nucléaire turque, construite par les Russes sur la Méditerranée dans la région de Mersin

    Vladimir Poutine est notamment en Turquie pour marquer le lancement du chantier de cette première centrale nucléaire turque, construite par les Russes. C’est un énorme projet pour le pouvoir turc, un projet de plus de 20-25 milliards de dollars donc très important aussi pour Moscou. Un projet symboliquement très fort pour Ankara qui estime devenir plus autonome au niveau énergétique en ajoutant l’énergie atomique à sa production d’électricité.

    C’est un projet très polémique aussi, puisque la centrale sera construite sur une zone sismique, en bordure de la Méditerranée… C’est aussi un projet majeur pour Moscou puisque c’est une centrale construite avec une toute nouvelle technologie, plus sûre, plus efficace affirme l’entreprise publique Rosatom. Et la Russie compte sur ce projet comme « argument commercial » pour vendre par la suite d’autres centrales du même type à l’étranger, notamment un autre projet de centrale nucléaire en Egypte.


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