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    A la Une : l’insécurité persiste au Mali

    Une patrouille de l'armée malienne à Kidal, à l'été 2013. AFP PHOTO / KENZO TRIBOUILLARD

    Accrochages constants entre la force Barkhane et des groupes jihadistes dans le nord du Mali, escalade de la violence dans le centre entre armée malienne, bandits, terroristes, et groupes d’autodéfense…

    Dernière attaque en date, rapporte Le Républicain Mali à Bamako, « avant-hier lundi, deux militaires maliens sont morts dans deux attaques différentes au Centre et au Nord. Un caporal a été abattu par des inconnus à Tombouctou. Le même jour, un adjudant-chef était tué dans l’attaque du poste de contrôle de Zanbougou, localité située à une trentaine de kilomètres de Ségou. Et la semaine dernière, des terroristes avaient assassiné un sous-officier de la Gendarmerie de Sévaré. »

    Le Pays, à Bamako, pointe du doigt l’inexpérience et la légèreté de certains militaires. En effet, d’après le quotidien malien, « l’armée malienne est victime d’un phénomène très dangereux qui coûte cher aux militaires. Il s’agit de la distraction dont les ramifications sont multiples. Les militaires, sur le théâtre des opérations, où ceux de garde devant un camp ou une administration, s’adonnent (parfois) à des pratiques peu orthodoxes. La première, c’est l’usage abusif du téléphone. Ils sont nombreux à se faire attaquer par surprise quand ils sont concentrés sur leurs téléphones portables, leur arme déposée quelque part. »

    Autres pratiques répréhensibles, poursuit Le Pays, « les soldats qui jouent aux cartes », ou encore ceux qui sont distraits par la gente féminine… Et « à chaque fois qu’il y a une attaque sanctionnée par l’assassinat de nos militaires, une des raisons citée ici explique le drame, déplore Le Pays. Ce laxisme, conclut le journal, il est grand temps que la hiérarchie militaire et les autorités en prennent conscience afin de le dissiper ou à défaut de l’endiguer. »

    Exactions ?

    L’armée malienne accusée de légèreté mais aussi, et là c’est beaucoup plus grave, d’exactions… Des accusations portées par Amnesty International… et rapportées par plusieurs sites d’information, notamment Sahel Intelligence : «  Amnesty International a appelé hier les autorités maliennes à enquêter sur ce qu’elle a qualifié d’'exécutions extrajudiciaires', annonce le site, après la découverte de six corps dans une fosse commune, la semaine dernière dans le centre du Mali, qui seraient ceux de personnes arrêtées par des militaires quelques jours plus tôt. » Amnesty qui dénonce aussi le fait que des civils aient été pris sous des tirs croisés, « subissant des disparitions forcées et des homicides illégaux imputables à l’armée, mais aussi des attentats à la bombe au bord des routes et des enlèvements perpétrés par des groupes armés. »

    « Interrogée sur la question, rapporte pour sa part le site de Studio Tamani, l’armée malienne nie de manière catégorique ces accusations et affirme que 'les forces armées maliennes constituent une armée professionnelle, respectueuse des droits de l’Homme'. »

    Edouard Philippe attendu de pied ferme…

    C’est dans ce contexte d’insécurité croissante que le Premier ministre français Edouard Philippe s’apprête à effectuer une visite sur place, au Mali… Ce sera samedi et dimanche prochain. Edouard Philippe se rendra auprès des troupes françaises de Barkhane au nord du pays puis à Bamako où une rencontre est prévue avec les autorités nationales. Une visite d’ores et déjà très critiquée dans la presse malienne. Ainsi, le journal Info Matin dénonce les diktats, selon lui, imposés par Paris : « la France a fait une mise en garde au gouvernement malien qu’en cas de manifestation ou de profanation du drapeau français avant l’arrivée du Premier ministre Edouard Philippe, l’étape de Bamako serait aussitôt retirée du calendrier. Cette décision est certainement motivée, pointe le journal, par la récente manifestation du mouvement 'On a tout compris' devant l’ambassade de France à Bamako. Au cours de laquelle le drapeau français avait été déchiré. Par ailleurs, poursuit Info Matin, les Français auraient informé le pouvoir malien que la visite au nord du Mali était exclusivement réservée à la force Barkhane et qu’aucune récupération politique de la part du pouvoir malien ne serait tolérée. »

    Commentaire indigné du journal : « Pauvre Mali !, s’exclame Info Matin. Le Premier ministre français se paye le luxe de proférer des intimidations aux autorités nationales. Que fait la France des libertés démocratiques consacrées par la constitution de notre pays ? (…) Cette France qui continue de jouer au gendarme en Afrique contrairement à ses propres promesses, et qui joue au deux poids deux mesures. Puisque les manifestants, à part de bruler le drapeau d’un État partenaire, n’ont rien fait d’anormal, estime le quotidien malien, sauf que de décrier l’inefficacité de la force Barkhane. »

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