GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Dimanche 12 Août
Lundi 13 Août
Mardi 14 Août
Mercredi 15 Août
Aujourd'hui
Vendredi 17 Août
Samedi 18 Août
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.

    A la Une: retour sur la répression meurtrière à Gaza

    Les Palestiniens crient lors des affrontements avec les troupes israéliennes le long de la frontière entre Israël et Gaza, demandant le droit de retourner dans leur patrie, au sud de la bande de Gaza, le 30 mars 2018. REUTERS/Ibraheem Abu Mustafa

    C’était vendredi dernier, l’armée israélienne a ouvert le feu sur des manifestants palestiniens dans la bande de Gaza. Bilan : 17 morts et des centaines de blessés. Après la longue pause du week-end de Pâques, certains quotidiens reviennent ce matin sur ce drame, notamment Le Monde. Le Monde qui est formel : « l’écrasante majorité des manifestants, affirme-t-il, ne représentaient aucun danger pour Tsahal. »

    Le quotidien du soir rappelle les faits : « une manifestation rassemblant des dizaines de milliers de Palestiniens a eu lieu vendredi en cinq points de la zone frontalière avec Israël. L’armée a tué dix-sept personnes et blessé – notamment par balles – des centaines de participants, dont l’écrasante majorité ne représentait, affirme donc le journal, aucune menace immédiate envers la vie des soldats ni envers l’intégrité territoriale de l’Etat hébreu. Si les manifestants avaient tenté de franchir la clôture, à quelques centaines, voire dizaines, le débat sur l’usage de la force et sa proportionnalité aurait été posé en termes différents. Mais ce ne fut pas le cas. (…) Il y avait quelque chose d’inéluctable dans le drame de vendredi, pointe encore Le Monde. Les jours précédents, les responsables israéliens avaient décrit par avance un cauchemar : des milliers de Palestiniens tentant d’escalader la clôture séparant la bande de Gaza d’Israël. Dès lors, l’armée a été placée en alerte maximale. Dans cette même zone frontalière, au cours du seul mois de décembre 2017, huit personnes avaient été tuées, à la suite des manifestations contre la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël par les Etats-Unis. La semaine précédant la marche du 30 mars, plusieurs Palestiniens avaient réussi à franchir la clôture. Les nerfs étaient donc à vif. »

    Voilà pour le contexte. Dans son éditorial, Le Monde termine par cette phrase : « il est vain et absurde d’imaginer qu’une répression sanglante et une vie carcérale produiront des résultats positifs pour la sécurité d’Israël. Sans même parler de dignité humaine. »

    Pour Sud-Ouest, « le 70e anniversaire de la création de l’Etat d’Israël, dans quelques semaines, célébré par Israël, pleuré en Palestine et à Gaza, doit être une occasion de relancer le processus de paix, en dépit de tout. (…) On peut comprendre la nervosité des Israéliens, poursuit Sud-Ouest, qui voient aussi l’islamisme gagner du terrain au Sinaï égyptien et perdurer en Syrie (…). Mais ils feraient peut-être mieux de se féliciter de la dernière déclaration du prince héritier d’Arabie Saoudite qui assure que les juifs ont, eux-aussi, droit à un Etat. Ce faisant, Mohamed Ben Salman a envoyé un message fort aux sunnites du monde arabe pour qui l’existence d’Israël est bien moins problématique que les visées jugées expansionnistes de l’Iran chiite. Encore faudrait-il, tempère Sud-Ouest, que l’appel du pied du prince saoudien favorise le redémarrage d’un processus de paix plus que jamais dans le coma. »

    Grèves : la bataille de l’opinion

    A la Une également, les grèves en France…

    « Pourquoi ça peut durer », lance Le Parisien en première page. L’enjeu, explique le journal, c’est la bataille de l’opinion. « 'On sait qu’elle va être longue à gagner. Aujourd’hui, elle reste contre nous mais il n’y a pas de véritable hostilité vis-à-vis des cheminots', se rassure ce responsable syndical se fondant sur les récents sondages faisant état d’une légère progression du soutien des Français à l’égard du mouvement. Les grévistes l’ont bien compris, relève Le Parisien, qui, sur le terrain, multiplient tractages et explications de texte sur les tenants et les aboutissants de la réforme. (…) Histoire de se mettre les usagers dans la poche, poursuit le journal, certains planchent même sur des solutions pour faciliter leurs déplacements, de quoi rendre le mouvement populaire. Des usagers très courtisés puisqu’ils sont aussi au cœur des attentions du gouvernement. »

    En effet, estime Ouest France, « dans ce conflit, l’opinion publique va jouer un rôle d’arbitre. Elle est versatile. Et peut se retourner à tout moment dans un sens ou dans un autre. Pour ou contre le gouvernement. Tout dépendra de sa capacité à ne pas laisser pourrir la situation. Il n’y a aucun intérêt. C’est bien d’un accord social couplé à une vraie politique ferroviaire dont la France a besoin. »

    Attention, prévient pour sa part Libération, « les étudiants contestent le système 'Parcoursup', les cheminots refusent le projet du gouvernement pour la SNCF, les salariés des Ehpad et des hôpitaux veulent plus de moyens, les pilotes d’Air France de meilleurs salaires, les agents d’EDF redoutent une privatisation. (…) Il existe un point commun entre ces différents mouvements, du moins la majorité d’entre eux : le refus de la libéralisation, la défense d’une certaine tradition du service public. A cela s’ajoute paradoxalement une amélioration en cours de la situation économique, qui favorise les revendications salariales. C’est le risque que court le gouvernement, prévient donc Libération : voir ce mouvement disparate se transformer peu à peu en référendum informel sur le libéralisme. (…) Cette coagulation ne se manifeste pas pour l’instant. Mais elle pourrait s’instaurer à petits pas. Quoi qu’en ait pensé Euclide, il arrive en géométrie sociale que les parallèles finissent par converger. »

    Le message de Martin Luther King toujours d’actualité

    Enfin, il y a 50 ans jour pour jour, Martin Luther King était assassiné à Memphis…

    Un demi-siècle après l’assassinat de la figure de proue du mouvement des droits civiques, que reste-t-il de ses combats ? Question posée par Le Figaro à Caroline Rolland-Diamond, professeur d’histoire des États-Unis à l’Université Paris Nanterre. Une interview à lire sur le site internet du journal.

    « De Martin Luther King, on a retenu la célèbre formule 'I have a dream', et on a fait de lui l’espoir incarné de la fin de la ségrégation. Mais King était bien plus que cela, affirme Caroline Rolland-Diamond. Grand défenseur des droits humains en général, il avait une vision universelle de progrès social indifférente à la couleur de peau. On oublie - et c’est en partie à cause de la récupération politique du personnage - que Martin Luther King a toujours mis l’accent sur la lutte économique et sociale en parallèle de son combat pour les droits civiques. » Et, relève encore la chercheuse, « le rêve de 1963 de Martin Luther King, cet espoir de liberté, de justice, de fraternité, ne s’est réalisé qu’en partie. (..) La force de King, conclut-elle, c’est donc de continuer à insuffler l’espoir que le changement peut se poursuivre, même un demi-siècle après sa mort. »

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.