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    Bahreïn annonce une découverte pétrolière majeure

    Bahreïn espère produire 200 000 barils dans cinq ans. Getty Images/Photo 24/Brand X Pictures

    Le plus petit producteur de pétrole des monarchies du Golfe, Bahreïn, annonce avoir découvert un gisement gigantesque : 80 milliards de barils de réserves. Mais rien ne dit qu'il sera rentable à exploiter.

    80 milliards de barils de réserves. Le chiffre annoncé par les autorités de Bahreïn peut faire tourner la tête : cela correspond au tiers des réserves officielles du grand voisin saoudien. La découverte vient à point nommé pour le petit royaume bahreïni, dont le gisement principal, le premier découvert dans la région en 1932, est aujourd’hui le moins productif (50 000 barils par jour).

    Mais il ne faut pas s’emballer, jugent les experts. « En théorie, c’est une bonne nouvelle pour Bahreïn, reconnaît Philippe Sebille-Lopes, de Geopolia. Reste à savoir où est localisé le gisement. Est-il entièrement dans les eaux bahreïnies ou en partie dans les eaux saoudiennes, quel sera le taux de récupération et surtout quels seront les coûts d’exploitation ? »

    Du pétrole de schiste en mer… à quel coût ?

    Car il s’agit de pétrole de schiste, un pétrole beaucoup plus difficile à estimer et à exploiter que le pétrole conventionnel. Dans un gisement classique, le pétrole est piégé dans une poche de roche très poreuse. On peut à peu près jauger les réserves et elles sont faciles à extraire. « Dans le cas du pétrole de schiste, il s’agit de plaques de plusieurs km2 de roche très compacte, dans lesquelles il y a un peu de pétrole, et que l’on doit fracturer à de multiples reprises », rappelle Jean-Pierre Favennec, enseignant à l’IFP School.

    Il faut beaucoup d’infrastructures, canalisations, forages horizontaux que Bahreïn n’a pas, beaucoup d’eau et de produits chimiques... « Ce n’est pas un hasard si à ce jour seuls les États-Unis et le Canada exploitent le pétrole de schiste », pourtant très répandu à travers la planète, ils ont un régime foncier favorable et des coûts de production imbattables, 40 à 60 dollars par baril. Cela coûterait plus cher à Bahreïn d’autant que ce pétrole de schiste se situe en mer !

    Doubler sa production dans un premier temps

    Alors, simple effet d’annonce pour Bahreïn ? Non, le royaume fera sans doute ce qu’il faut pour mettre ce gisement en exploitation : 200 000 barils par jour dans cinq ans, annonce la presse gouvernementale. C’est finalement très modeste au vu des réserves annoncées.

    Pas de quoi transformer Bahreïn en exportateur majeur de pétrole, mais cela lui permettrait déjà de doubler sa propre production, et d’être plus indépendant de l’Arabie saoudite (avec laquelle la compagnie nationale Bapco partage son second gisement pétrolier, Abu Safa). Du gaz est également récupérable au large.

    En attendant, estime Pierre Terzian de Pétrostratégie, « l’annonce est bonne pour le moral : pour les actions à la bourse de Manama ; et pour la cohésion nationale de cette monarchie », où la dynastie sunnite est régulièrement contestée par la population à majorité chiite.

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