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    Dans les Flandres, le Portugal commémore les 100 ans de la bataille de la Lys

    Marcelo Rebelo de Sousa, le président de la République portugaise (photo), sera aux côtés de son homologue français Emmanuel Macron pour commémorer les 100 ans de la bataille de la Lys. RFI/Cristiana Soares

    Au Portugal, on se souvient aujourd’hui des 100 ans de la bataille de la Lys pendant la Première Guerre mondiale. Une cérémonie se tient dans le nord de la France ce lundi 9 mars en présence des présidents de la République française et portugaise. La Lys est un épisode tragique et un engagement mal connu des Portugais auprès des alliés.

    Une histoire inconnue et pourtant les Portugais ont payé un lourd tribut, 300 officiers tués et quelque 7 000 soldats tués, blessés ou faits prisonniers sur les 15 000 engagés, au cours de cette bataille entamée le 9 avril 1918. Il s’agit en fait d’une guerre de tranchées, qui s’est déroulée le long de la rivière la Lys, dans le nord de la France. L’un des épisodes de la guerre des Flandres. Le Portugal, plutôt en retrait du conflit au début de la guerre, finit par s’impliquer à partir de 1916. Le pays n’a pas connu d’affrontement sur son sol depuis les guerres napoléoniennes 100 ans auparavant. Cette fois encore, les Portugais vont s’engager aux côtés de leurs alliés traditionnels, les Anglais. La 2e division portugaise stationnée depuis plus de six mois sur la Lys subit un harcèlement allemand constant, elle est épuisée, au bord de la reddition. Ironie du sort, c’est au moment où la décision est prise d’évacuer que l’artillerie allemande pilonne les portugais. C’est, dit-on, la plus grande défaite des troupes portugaises après celle d’Alcaçar Quibir au Maroc en 1578.

    Les raisons de cette défaite et de l’engagement des Portugais font débat

    La polémique repose d’abord sur l’engagement aux côtés des alliés. Le Portugal n’était pas menacé dans son intégrité géographique. Ce sont surtout des raisons politiques qui ont conduit le pays à entrer dans cette « sale guerre ». Le pays est marqué par l’instabilité politique, alors que la première Constitution républicaine date de 1911 seulement. Un militaire, le major Sidonio Pais, décide alors de lancer son pays dans la guerre. Il a besoin d’un haut fait d’armes pour asseoir son autorité, conquise à l’issue d’un coup d’Etat. D’autant plus que les colonies de l’Angola et du Mozambique sont convoitées par l’Allemagne. La mobilisation soulèvera l’opposition de la population. L’une des polémiques les plus importantes porte sur le rôle joué par les Britanniques, qui auraient abandonné à leur sort ces soldats dont ils étaient responsables. Alors que pour d’autres historiens ce sont les propres officiers portugais qui auraient négligé les troupes, tentant même de minimiser les mutineries des soldats affamés et terrifiés.

    Malgré la défaite les Portugais sont fiers de leur rôle joué pendant la guerre

    La Lys a même donné un héros au Portugal, le soldat Million. Son surnom de Million vient de son nom de famille, Milhais. Augusto Milhais est le seul soldat de premier rang décoré de l’ordre militaire de la Tour et de l’Epée, plus grand titre honorifique militaire du pays. Alors que l’attaque se déroulait sur la Lys, le soldat s’est retrouvé seul dans une tranchée. Il aurait alors défendu seul sa position, utilisant sa mitraillette surnommée « Luisa », contre une colonne allemande. Le soldat a plus tard sauvé la vie d’un médecin écossais rapporteur des faits et gestes du soldat portugais. Après quatre jours d’errance et de retour à son campement, son général lui attribuera son surnom, en référence à sa valeur. Depuis c’est un héros national. Un film relatant son histoire va sortir cette semaine sur les écrans. Le cimetière où vont se dérouler les cérémonies officielles des commémorations compte 1 830 tombes de soldats portugais.


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