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    Pourquoi les ventes d’armes françaises à l’Arabie Saoudite patinent

    Le Premier ministre français Edouard Philippe, flanqué notamment du ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, lors d'une rencontre à Matignon avec la délégation du prince héritier saoudien Mohammed ben Salman, le 9 avril 2018. Eric Feferberg/Pool via Reuters

    L’Arabie Saoudite est l’un des premiers pays importateurs d’arme française. Et pourtant la visite en ce moment à Paris du prince héritier Mohammed Ben Salmane ne devrait pas donner lieu à la signature de contrats militaires.

    Difficile de parler ouvertement et gaiement de vente d’armes quand plusieurs ONG dénoncent l’usage du matériel militaire exporté pour faire la guerre au Yemen. Mais ce n’est pas que la pression médiatique qui gèle les discussions, c’est surtout le désintérêt des saoudiens pour le matériel militaire français. Même si le contrat des Rafale signé par l’Inde a propulsé ce pays à la première place des clients de la France, l’Arabie Saoudite demeure sur le long terme le premier débouché des exportations françaises d'armes. Un acteur qui a essuyé une crise économique mais qui reste solvable. Un acteur capital donc pour la France, aujourd’hui 3ième exportateur mondial, mais un fournisseur mineur pour le Royaume qui s’approvisionne essentiellement aux Etats-Unis où le futur roi vient de passer trois semaines. Il a signé des contrats mirifiques qui ont enthousiasmé Donald Trump. On parle de dizaines de milliards de dollars. Au moins deux contrats fermes portant sur plus de 2 milliards de dollars ont été paraphés.

    Comment Paris compte s’y prendre pour exporter davantage vers l’Arabie ?

    Avec l’arrivée de Mohammed Ben Salmane au pouvoir, et Emmanuel Macron à l’Elysée, il y a d’abord tout un relationnel à recréer car les ventes d’armes demeure un commerce pas comme les autres, où l’implication de l’Etat, des chefs d'Etat est décisive ; en France c’est une commission interministérielle qui autorise ou non toute vente d’armes fabriquées par des grands groupes où l'Etat est très présent. Et c’est le politique qui assure le service commercial. Le président Macron espère obtenir de meilleurs résultats que son prédécesseur. L’offensive de charme menée par François Hollande à partir de 2012 a complètement échoué. Pour repartir sur un bon pied Paris vient d’accéder à une demande ancienne du souverain : la disparition de l’Odas, un cabinet intermédiaire composé de représentants de l’industrie et de l’Etat et qui était chargé de négocier directement les contrats avec l’armée saoudienne. Une décision appréciée aussi par les industriels selon Pierre Conesa, « c’est le retour à un fonctionnement normal du marché ». Les pays du Golfe par ailleurs, fait remarquer Pierre Conesa, n’achète pas que des armes, mais aussi une garantie stratégique, en clair un soutien militaire en cas de besoin.

    Et c’est compatible avec la politique étrangère de la France dans la région ?

    Le quai d’Orsay a déjà réaffirmé que Paris parlait avec tout le monde dans la région, c’est-à-dire autant avec l’Arabie qu’avec l’Iran. Les deux chefs d’Etat ont besoin maintenant de tisser cette relation de confiance. Mais Paris a aussi intérêt à diversifier son portefeuille de clients estime l’expert Jean-Pierre Maulny. Aujourd'hui environ la moitié des exportations miliaires de la France sont destinées aux pays du Golfe et du proche orient. Une position pas très équilibrée dans le monde et aussi dans la région depuis le virage de François Hollande. Pour déconnecter les exportations d’armes françaises de la politique, Jean-Pierre Maulny suggère à Paris de prospecter davantage les marchés européens où la demande est parfois négligée.

    Outre les ONG, le gouvernement allemand serait lui aussi hostile aux exportations militaires vers les Etats impliqués dans la guerre du Yémen.

    Cette position est inscrite dans l’accord de la coalition formée par Angela Merkel. Les sociaux-démocrates sont en général défavorables au commerce des armes. Une position de principe à relativiser. A Berlin, l’autorisation d’exporter des armes émane du ministère de l’Economie et lorsque le social-démocrate Sigmar Gabriel était en poste, cela n’a pas empêché l’Allemagne d’exporter des armes vers les pays du Golfe ou les pays en développement.

    ► En bref

    Xi Jinping promet d'ouvrir l'économie chinoise

    Un discours tenu à l'ouverture du forum de Boao pour l'Asie. Le président chinois a choisi cette occasion pour prendre le contre-pied de Donald Trump. Avec des exemples concrets: il annonce la baisse des droits de douane sur les automobiles ainsi que sur d'autres produits non précisés.


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