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    Le Soudan du Sud confronté à la hausse des prix

    Une vendeuse de légumes de Juba à l'étalage clairsemé, le 28 mars 2018. RFI/Charlotte Cosset

    Le Soudan du Sud fait face à une grave crise économique. Le conflit qui oppose le président et son ancien vice-président a mis à terre l’économie majoritairement tournée vers l’agriculture et dépendante de la manne pétrolière. La monnaie a plongé face au dollar. Les effets se font particulièrement ressentir sur les marchés.

    Dans ce restaurant du centre-ville de la capitale, les tables sont vides. Emmanuel est le gérant de « Home restaurant choice ». Il est dépité.

    « Les affaires ne sont pas faciles. Sur le marché tous les prix ont augmenté », déplore-t-il. « La viande maintenant coûte 850 livres sud-soudanaises le kilo alors qu’avant c’était 450. J’ai dû augmenter mes tarifs, mais comme vous pouvez le constater il n’y a pas de clients. On ne cuisine plus autant qu’avant. Nous devons faire des choix. Je ne sais pas comment je vais continuer à faire tourner le restaurant. Peut-être que je vais devoir mettre la clé sous la porte. »

    Importer des produits

    Sur le marché, les étals font pâle figure. Les clients ont peu de choix. Les légumes sont petits, les pommes de terres germées. Aujourd’hui, les produits frais de Juba doivent être importés, essentiellement d’Ouganda ou du Kenya.

    « Dans un endroit comme Torit, ils cultivaient, mais à cause de l’insécurité ce n’est plus possible. La guerre et le problème du taux de change du dollar affectent le pays. Maintenant, tout est cher », explique une commerçante. « Et même si j’arrive à trouver des légumes bons marché, je ne peux pas en tirer un bon prix. Et donc je vais gagner peu d’argent, ce qui ne me permettra pas d’acheter autre chose. »

    La guerre a vidé les campagnes et ceux qui résistent encore ne vont que très peu aux champs de peur d’être tués. La crise alimentaire est un sujet sensible. Pour nous déplacer, les autorités locales nous imposent un policier…

    Comment s’adapter à la hausse des prix

    Face à la hausse vertigineuse des prix, sur les marchés les vendeuses doivent s’adapter. Elles emballent par 3 ou 4 les gousses d’ail ou encore les cubes de bouillon. Elles ont aussi changé leurs habitudes.

    « J’achète seulement une toute petite quantité. L’objectif est de vendre l’intégralité du stock. Parce que si j’achète une plus grande quantité une partie va s’abîmer et je vais devoir la jeter. Alors j’aurai trop de perte. Il vaut donc mieux se contenter d’un petit profit plutôt que rien. »

    Une hausse des prix qui a de graves conséquences. En janvier, près de la moitié de la population du Soudan du Sud faisait face à l’insécurité alimentaire.

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