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    Pourquoi les tweets de Donald Trump laminent le rouble

    Des billets de 200 et 2000 roubles, la monnaie russe. REUTERS/Maxim Shemetov

    Les tweets et les menaces guerrières de Donald Trump ont semé la panique en Russie où le rouble a plongé hier à son plus bas niveau depuis 2016.

    Depuis lundi le rouble a perdu 11% de sa valeur face au dollar et si la glissade continue au même rythme, la monnaie russe pourrait connaître sa pire semaine depuis 1999, c’est-à-dire depuis l’effondrement de la Russie de Boris Eltsine. Lundi 9 avril le rouble a commencé à reculer à cause de la dernière salve de sanctions économiques infligée par les Etats-Unis, et hier mercredi ce sont les tweets du président américain qui l’ont fait plonger encore plus bas. Officiellement tout est sous contrôle à Moscou. Mais le ministère des Finances a préféré suspendre ses émissions hebdomadaires d’obligation. Une première depuis la chute des cours du pétrole en 2015 qui avait provoqué la récession. C’est dire à quel point l'offensive américaine traumatise les autorités.

    Dmitri Medvedev a parlé de guerre commerciale

    Pour le Premier ministre russe, ces nouvelles sanctions américaines sont devenues une arme de guerre. Et Moscou ripostera, promet-il. Des produits américains importés ou fabriqués sur place par des sociétés américaines pourraient être visés. Ce ne sont encore que des mots, et très mesurés. Le commerce entre la Russie et les Etats-Unis est mineur, c'est environ 5% des échanges. Il n'est pas question non plus de vendre la dette américaine détenue par la banque centrale comme le suggère hier un député communiste. Et pour cause : le congrès américain prépare de son côté un nouveau train de représailles qui affolent le Kremlin. Il est question d'interdire toutes les transactions sur la dette souveraine russe. Ce n’est donc pas vraiment de mettre des braises sur cette question ultrasensible pour les deux pays.

    L’économie russe est-elle en mesure de résister à l’offensive de Donald Trump ?

    Elle est beaucoup plus solide aujourd’hui qu’en 2014, quand elle a affronté la crise pétrolière et les sanctions occidentales. L’Etat va soutenir les oligarques visés. Le géant de l'aluminium Rusal va sans doute revenir dans le giron de l'Etat. Ces nouvelles sanctions américaines offrent à Vladimir Poutine une occasion inespérée de poursuivre sa reprise en main des grands groupes privés. C'est une aubaine pour sa vision du pouvoir, pas forcément pour le développement de son pays. La Russie a absolument besoin des investisseurs étrangers et c’est là où les sanctions américaines peuvent faire très mal : la peur du gendarme et du juge américain pourraient bien dissuader les groupes étrangers de faire des projets en Russie. Ce qui est à l'oeuvre avec cette nouvelle vague de sanctions américaines c'est bien la mise sous cloche de l'économie russe, qui va se retrouver de plus en plus coupée du reste du monde.

    Les représailles militaires américaines promises en Syrie vont aussi contribuer à isoler un peu plus le Kremlin.

    S’il y a des escarmouches avec l’armée russe, voir beaucoup plus, le conflit va entrer dans une nouvelle dimension, avec des conséquences difficiles à évaluer. D'où les réactions nerveuses des marchés. Seule certitude : le bruit des canons dans la région du Golfe fait toujours monter le cours du pétrole. Le baril de Brent a dépassé hier les 72 dollars, et cela fait les affaires de la Russie puisque le brut est à peu près le seul bien qu’elle exporte. Le Kremlin a construit un budget avec un baril à 3000 roubles, il se vend aujourd'hui au prix de 4500 roubles.

     

    ►En bref,

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