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    A la Une: l’Algérie en deuil

    Un avion militaire algérien vu après s'être écrasé près d'un aéroport non loin de la capitale Alger, en Algérie, le 11 avril 2018. (Image prise d'une vidéo). ENNAHAR TV / Handout / via REUTERS

    Un deuil national de trois jours a été décrété hier mercredi après le terrible accident d’avion de Blida. En début de matinée, un avion de l’armée s’est écrasé au décollage. Bilan : 257 morts.

    Que s’est-il passé ? D’après des témoignages rassemblés par le quotidien L’Expression, l’appareil avait à peine atteint l'altitude de 100 pieds, une trentaine de mètres, qu’il a piqué du nez. Par ailleurs, une étincelle aurait été aperçue sur l’aile droite, par d’autres témoins.

    En tout cas, la presse algérienne est sous le choc. « Toute l’Algérie s’est réveillée ce mercredi 11 avril sur une triste nouvelle, soupire le site d’information TSA, Tout sur l’Algérie. Un drame national. Peu avant huit heures, (…) à la base aérienne de Boufarik, près de Blida, relate TSA, des soldats et officiers de l’armée nationale montaient tranquillement la passerelle d’un avion qui devait les acheminer à l’autre bout du pays d’où le devoir les appelait. À Tindouf précisément, pointe TSA, une terre qui, parmi toutes les autres régions du pays, est la mieux placée pour témoigner de l’abnégation des soldats de l’ANP, de leurs sacrifices, des privations qu’ils s’infligent quotidiennement pour défendre l’intégrité du territoire national. En escaladant les marches de la passerelle, poursuit TSA, ils ont dû admirer les beaux vergers qui ceinturent l’aéroport, insolents de beauté en cette matinée d’avril, malgré la grisaille et de fines gouttes de pluie. Mauvais présage ? Peut-être. Personne en tout cas ne se doutait que le regard qu’ils posaient sur la verdoyante Mitidja allait être le dernier, que c’était l’ultime fois qu’ils admiraient la beauté d’un pays pour lequel, sans le savoir aussi, ils allaient, dans quelques instants, consentir le sacrifice suprême. »

    Courage

    « Pénible épreuve », titre pour sa part El Moudjahid, avec la photo de la carcasse calcinée. « La nation entière est appelée à faire preuve de courage pour surmonter le drame subi hier et elle ne manquera certainement pas d’unir ses forces pour panser ses blessures, peut-on lire dans l’éditorial du quotidien d’Etat. Unis dans la douleur, les Algériens sont déterminés à poursuivre, à pas sûrs, leur marche pour consolider l’apaisement de la société arraché de haute lutte, et ils sont déterminés à ne pas se livrer au désespoir, car conscients de la nécessité de rester debout et de se mobiliser, pour parachever, dans la cohésion, le projet d’édification du pays. (…) Avec un seul souhait, conclut El Moudjahid : que les traces de ce sinistre soient vite effacées, sans que le souvenir des disparus puisse jamais quitter leur mémoire. Un peuple peut-il oublier ses martyrs ? »

    Et puis à la Une d’El Watan, ce dessin, ou plutôt ce rectangle noir, barré d’un trait kaki, avec cette simple phrase écrite en blanc : « l’Algérie en deuil »

    Pourquoi ce crash ?

    Consternation également dans la presse ouest-africaine qui s’interroge sur les causes du drame…

    « Qu’est-ce qui a bien pu provoquer ce drame ? Mauvaises conditions météo ? Erreur humaine ? Défaillance technique ?, se demande ainsi L’Observateur Paalga à Ouaga. La commission d’enquête ordonnée catastrophe tenante permettra sans doute dans les jours à venir de se faire une idée. Mais d’ores et déjà, c’est la piste du problème technique qui est privilégiée, relève le quotidien burkinabè, l’un des moteurs ayant pris feu au décollage. Reste à savoir ce qui a pu provoquer l’incendie que les témoins du drame assurent avoir vu et que l’épave entièrement noircie par les flammes confirme. Et s’il s’agissait tout simplement d’un problème de vétusté d’un appareil fabriqué dans les années 70 et qui n’était donc plus de première jeunesse malgré la maintenance régulière ? »

    « Au nombre des pistes qui restent à explorer, on a l’état de l’appareil lui-même, renchérit Ledjely en Guinée. Ce qui prend en compte son âge et sa révision notamment. Une banale négligence n’aurait-elle pas empêché la détection d’une panne s’étant finalement révélée fatale ? Rien n’est moins sûr. En tout cas, il semble que l’appareil transportait plus de passagers que le nombre prévu par le constructeur, affirme Ledjely. Bien qu’imprécises, les informations disponibles indiquent en effet que la capacité de l’avion se situe entre 126 et 225 personnes. Or hier, le maximum était dépassé de 32 passagers. Est-ce la preuve d’un laisser-aller pouvant expliquer le reste ? A la commission d’enquête mise en place par les autorités algériennes de répondre. »

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