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    A la Une: l'attaque éclair des alliés en Syrie

    Une photo publiée sur le site officiel de l'agence de presse syrienne et prise dans la nuit du vendredi 13 au samedi 14 avril. AFP/Syrian Governement's Central Military Media

    A l’heure où nous l’évoquons, le traitement de cette crise par la presse française – et c’est du reste le cas partout – se résume à la mise en ligne de dépêches d’agences, souvent de façon chronologique, ou plutôt suivant une chronologie inversée, sorte de compte à rebours palpitant à la cadence des informations qui nous parviennent.

    Toutefois, avant même cette attaque alliée, plusieurs journaux français, manifestement inspirés par les tweets de Donald Trump et les déclarations, jeudi, d’Emmanuel Macron, n’avaient pas manqué de l’anticiper. Et sans attendre le décollage des missiles, avaient analysé ladite crise et soupesé les risques d’une confrontation entre les Etats-Unis et ses alliés d’une part, et la Russie qui soutient en Syrie le régime de Bachar el-Assad d’autre part. Et ce matin, le moins que l’on puisse dire est que ces analyses n’ont pas pris une ride, bien au contraire.

    Témoin celle du journal Le Figaro. Lequel soulignait les « risques d’escalade » que portaient en elles ces frappes aériennes quasiment annoncées par les États-Unis et la France. Et ce journal se demandait si des frappes militaires contre le régime de Bachar el-Assad étaient ou non de nature à transformer la « nouvelle guerre froide » entre Moscou et Washington en un « conflit bouillant ».

    La question ne manquant pas de rappeler l’affaire des missiles de Cuba en 1962, ce quotidien inventorie les crises qui, depuis, ont tendu les relations entre la Russie et les Etats-Unis, et elles furent relativement rares.

    Toutefois, souligne Le Figaro, depuis l’intervention des forces russes en septembre 2015 en Syrie, le face-à-face russo-américain « a en revanche été militairement testé à plusieurs reprises en Syrie ». Ce journal rappelle ainsi que, début février, plusieurs dizaines de mercenaires russes avaient été tués par une frappe américaine et que, « pour la première fois » alors, le « face-à-face » des deux puissances nucléaires, qui soutiennent en Syrie des parties opposées dans la guerre, avait failli « dégénérer ».

    Syrie : la poudrière

    Ces risques de confrontation entre Russes et Occidentaux, justement, quels sont-ils ? Et comment les mesurer ? Selon Le Figaro, ils dépendent notamment des options militaires. Si les frappes « punitives » sont limitées dans l’espace et dans le temps, ils seront « réduits ». Certes, remarque encore ce journal, la Russie n’a « guère intérêt » à ouvrir les hostilités contre les États-Unis. Mais « l’imprévu » agit parfois comme un « perturbateur ». Pour ce journal, « l’imprévisibilité » de Donald Trump ajoute une « dimension incertaine » à la crise. « Et, comme le savent les militaires, il est toujours plus facile de commencer une guerre que de l’arrêter », rappelle Le Figaro.

    Ces anticipations de la presse française demeurent, ce matin, pertinentes. Témoin encore, celle du journal Le Monde. Lequel, il y a de cela trois jours, lançait un mot pour désigner l’attaque de cette nuit en Syrie, le mot « riposte ». Et il l’affublait d’un adjectif, le qualificatif « inéluctable ».

    Car depuis la « volte-face » de l’administration Obama en août  2013, le régime syrien « a fait usage d’armes chimiques contre les civils 85 fois », soulignait le quotidien du soir.

    Alors, certes, Barak Obama et François Hollande ont été remplacés, mais étant rappelé que leurs successeurs respectifs, Donald Trump et Emmanuel Macron ont « à leur tour » défini l’utilisation d’armes chimiques comme une « ligne rouge », ne pas respecter cet engagement reviendrait à « enterrer » définitivement la « crédibilité » des puissances « respectueuses » du droit international, et à consacrer « l’impunité » des auteurs de crimes de guerre, soulignait Le Monde.

    Dont acte la nuit dernière en Syrie, théâtre d’opérations des plus explosifs, c’est le cas de le dire, et sur la scène duquel sont présents des acteurs tels que la Russie et l’Iran, mais aussi Israël et la Turquie. Comme le soulignait le journal Le Monde, « rarement le Moyen-Orient aura été aussi dangereux ».

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