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    Ellen Johnson Sirleaf remporte le prix Mo Ibrahim

    Denise Epoté. RFI/Pierre René-Worms

    1/ Diana Brondel, présidente de Xaalys

    ► Bonjour Denise Epoté, au téléphone avec nous ce matin. Votre première tête d’affiche est une Franco-Sénégalaise et ancienne inspectrice bancaire. Forte de cette solide expérience, Diana Brondel a lancé la plateforme « Xaalys », argent en wolof, l’une des principales langues du Sénégal. Cette structure qui aide les jeunes à gérer un budget figure au top 100, des meilleurs start-ups françaises, du magazine économique Challenge.

    Preuve s’il en est de l’originalité de la démarche de Diana Brondel qui a passé plus de dix dans le secteur bancaire. Ce classement est par ailleurs une garantie pour tous ceux désireux d’investir dans la jeune start-up qui pour se développer recherche deux millions d’euros. Xaalys est une néo banque pour les jeunes de plus de 11 ans. La plateforme intègre les codes de cette génération en privilégiant l’aspect ludique qu’offre la sphère digitale sans omettre le contrôle parental. Pour le jeune qui n’a aucune notion de l’argent et encore moins de sa valeur. Xaalys lui permet de gérer son argent de poche, mais également d’épargner pour atteindre les objectifs qu’il se fixe pour s’offrir les cadeaux de son choix. En gérant à distance cette application, les parents accompagnent leurs enfants sur la voie de l’autonomie financière. Pour l’heure, l’ex-banquière a mobilisé 500 000 euros, adossée à une plateforme bancaire Xaalys sera lancée en France au mois de septembre. Des déclinaisons africaines suivront inévitablement, car la gestion de l’argent de poche est une question d’actualité dans toutes les familles.
     

    2/ Yvonne Mburu, une plateforme au service de la santé

    ► Votre deuxième sélectionnée de la semaine est également une femme. Une scientifique kenyane et docteur en immunologie. Yvonne Mburu qui a été formée au Canada, aux Etats-Unis puis en France à l’institut Marie Curie, a aussi lancé une plateforme numérique. Elle veut rassembler la communauté mondiale des scientifiques africains.

    Trois constats ont poussé cette brillante chercheuse à quitter sa zone de confort pour se lancer dans la construction d’une plateforme qu’elle juge indispensable afin que l’Afrique puisse peser au niveau de la production scientifique mondiale. Dans laquelle aujourd’hui elle ne représente que 2 %.

    Premier constat :

    • la majorité des spécialistes africains exercent hors du continent

    Deuxième constat :

    • il n’existe pas de radiographie de la diaspora médicale

    Troisième constat :

    • il faut pouvoir mobiliser les spécialistes et personnels de santé africains en fonction de leurs compétences

    Selon Yvonne Mburu, la crise Ebola en 2016 a mis en évidence cette absence de synergie entre les spécialistes africains de cette maladie dont le discours est resté inaudible. On pourrait en dire autant sur le paludisme dont 90 % des cas sont recensés en Afrique. Pourtant, de nombreux chercheurs africains conduisent des travaux qui ne sont répertoriés nulle part, car la méthode de valorisation de la recherche n’inclut pas le continent. Cette plateforme, dont nom africain reste à trouver, permettra de mobiliser les compétences autour de problématiques panafricaines de santé, mais également de trouver des financements pour aider les chercheurs. Pas étonnant qu’Yvonne Mburu figure dans le classement 2017 du magazine New African des 100 personnalités influentes du continent. Elle est également membre du conseil présidentiel pour l’Afrique.
     

    3/ Ellen Johnson Sirleaf, prix Mo Ibrahim 2017

    ► Votre dernière tête d’affiche est une femme d’Etat largement consacrée et récompensée. Première femme à diriger un pays africain, prix Nobel de la paix, Ellen Johnson Sirleaf, l’ancienne présidente du Liberia se verra décerner le 27 avril à Kigali au Rwanda, le prix Mo Ibrahim pour la bonne gouvernance.

    Depuis sa création ce prix n’aura été décerné que quatre fois. C’est dire si peu d’anciens chefs d’Etat répondent aux critères fixés par le comité d’attribution que préside Salim Ahmed Salim. Après avoir dirigé le Liberia pendant dix ans et quitté le pouvoir sans avoir cherché à modifier la constitution pour se maintenir, Ellen Johnson Sirleaf rejoint le Namibien Hifikepunye Pohamba, le Cap verdien Pedro Pires, le Botswanais Festus Mogae, le Mozambicain Joachim Chissano et le Sud-Africain Nelson Mandela, titulaire honoraire. Bien qu’exclue de son parti pour avoir, dit-on, œuvré pour l’élection de Georges Weah, cette récompense vient saluer le travail accompli par Ellen Johnson Sirleaf dans un pays détruit par deux décennies de guerre civile. En l’espace de deux mandats, elle a mené un processus de réconciliation et installé des institutions démocratiques. La lauréate 2017 du prix Mo Ibrahim recevra 5 millions de dollars versés sur dix ans et une allocation annuelle à vie de 200 000 dollars. Cette économiste qui fut fonctionnaire internationale puis ministre des Finances avait obtenu en 2011 le prix Nobel de la paix.

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