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    La première chaussure de course kényane

    Modèle rouge, vert et noir, les couleurs du drapeau national, lance masaï en guise de logo, la devise kényane, Harambe inscrite sous la chaussure qui ne pèse que 224 grammes. ©Enda

    David Rudisha, Kipchoge Keino, Wilson Kipsang Kiprotich : tous de grands coureurs, tous Kényans. C'est sur cette réputation d'excellence des coureurs de la vallée du rift que l'entreprise Enda, « aller » en swahili, a décidé de miser. Ses fondateurs ont conçu la première chaussure de course kényane.

    Raphaël Jani, en charge des ventes chez Enda, présente fièrement cette chaussure à l'image de son pays. « Le Kenya est connu pour l'excellence de ses coureurs. Ce modèle a donc été fabriqué sur la base des conseils et des indications de nos coureurs ».

    Modèles rouge, vert et noir, couleurs du drapeau national... lance masaï en guise de logo et enfin, la devise kényane, Harambe, inscrite sous la chaussure.

    « Ce sont des chaussures légères, seulement 224 grammes, une inclinaison de 4 mm, ce qui est parfait pour les appuis avant et arrière. Et puis, autre caractère unique, la semelle intermédiaire qui renforce le talon. »

    La petite entreprise, basée à Nairobi avec une usine à Mombasa, a vendu 1 800 chaussures lors d'un premier lot l'année dernière. La star d'origine kényane Lupita Nyongo les arbore fièrement sur Instagram, tandis qu'un coureur français les a portées lors du dernier marathon de Paris. Emily Chepkor, jeune marathonienne kényane, est elle aussi une cliente.

    « C'est tellement enthousiasmant ! J'ai vraiment été emportée par l'idée d'avoir des chaussures de courses kényanes ! Depuis que je les ai achetées, je les ai portées lors d'environ 70% de mes courses et les ai utilisées sur tous les types de terrain, et elles tiennent bien le coup. »

    Enda distribue aujourd'hui au Kenya, en Australie et aux États-Unis et s'apprête, à la mi-mai, à mettre en circulation son deuxième lot de chaussures. Le but dans les années à venir : devenir 100% recyclable, et surtout, 100% made in Kenya.

    Navalayo Osembo, cofondatrice : « Quand nous avons commencé, la chaussure était conçue et assemblée au Kenya, et faite en Chine. Mais cette année nous sommes qualifiés pour l'appellation Made in Kenya, et nous nous dirigeons pas à pas vers du 100% kényan. »

    L'entreprise compte également avoir un impact social dans le pays, explique le second fondateur, Weldon Kennedy.

    « La meilleure façon de réduire la pauvreté, et cela a été prouvé, c'est l'industrie manufacturière tournée vers l'exportation. Le gouvernement kényan veut d'ailleurs créer des emplois dans ce secteur, car environ 800 000 personnes entrent sur le marché du travail chaque année dans le pays. Pour l'instant, 18 personnes travaillent dans notre usine, et nous devrions créer un emploi pour chaque millier de chaussures vendues. »

    Cette année, Enda voudrait vendre plus de 20 000 paires. Difficile avec un prix autour de 100 dollars (environ 80 euros), surtout au Kenya, même si la société assure que c'est le minimum pour des chaussures de course de qualité.

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