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    A la Une: le projet européen de Macron à rude épreuve

    Le président français va s’exprimer ce mardi 17 avril au Parlement de Strasbourg. REUTERS/Francois Lenoir

    C’est ce que constate notamment Le Figaro ce matin. « Le président français va s’exprimer ce mardi au Parlement de Strasbourg alors que les réformes qu’il propose à l’UE sont fortement contestées. »

    En effet, précise le journal, « un an ou presque après que l’Ode à la Joie a retenti dans la cour du Louvre, la fracture continue de se creuser dans l’UE entre ceux qui sont à l’aise avec le projet européen et ceux qui s’en détournent, pour les extrêmes. Le président français n’agite plus seul la scène européenne. Il a désormais un adversaire et un antagoniste identifié : le Premier ministre hongrois, fraîchement réélu et courtisé de l’extrême droite jusqu’aux plus raides des conservateurs, germaniques entre autres. (…) Pour l’Élysée s’ajoute une vraie frustration, pointe encore Le Figaro. La lune de miel entre le président et la chancelière, attendue depuis un an, paraît lourdement hypothéquée. Les deux dirigeants sauveront la face en se retrouvant après-demain pour une “session de travail” à Berlin. Mais le ressort franco-allemand, nécessaire à tout sursaut de l’UE, reste détendu sur à peu près toute la ligne. »

    Résultat, commente Le Figaro, « plus urgente que jamais, la réforme de l’Europe risque de patiner. Et l’élan apporté par le jeune président français, de fâcheusement s’essouffler. Une chose est sûre, sa force de conviction dépend de la réussite de ses réformes intérieures. »

    La Croix renchérit : « la tâche initiale que s’est donnée Emmanuel Macron s’annonce plus rude que prévu. Il y a huit mois, il existait un vaste espace où il pouvait déployer son enthousiasme : en Allemagne, Angela Merkel   assez bienveillante pour les audaces de ce jeune président qui s’employait à redresser l’économie en France   devait être réélue sans trop de problèmes. Depuis, les élections allemandes ont permis sa reconduction à la chancellerie. Mais les négociations pour former une coalition l’ont laissée affaiblie. Ailleurs en Europe, en Autriche, en Italie, en Hongrie, en Pologne… le recul de l’esprit européen est devenu la norme. Est-il devenu vain d’afficher un projet ? Évidemment non, estime La Croix. Il existe une forte cohérence chez le chef de l’État entre ses ambitions réformatrices. Celles voulues pour la France sont, à ses yeux, une condition nécessaire pour peser en Europe et aider à la faire avancer. Restaurer la confiance pour éviter que l’Europe continue de céder aux peurs et aux tentations de repli. »

    Les frappes en Syrie : et après ?

    A la Une également, les récentes frappes en Syrie, avec les explications de l’exécutif français hier devant députés et sénateurs…

    « Conformément à la pratique constitutionnelle, relève La Presse de la Manche, le Premier ministre est venu devant l’Assemblée nationale, et le ministre des Affaires étrangères devant le Sénat, pour participer à un débat sans vote sur l’engagement de nos forces armées en Syrie. (…) Que le débat, selon la tradition, n’ait pas été suivi d’un vote, ce que certains ont regretté, ne laisse cependant planer aucun doute sur la position des parlementaires, pointe le quotidien normand, dont le plus grand nombre approuve la décision du président de la République. Il en allait de la crédibilité de la France. »

    Reste qu’après les frappes occidentales, l’échiquier diplomatique est loin d’être éclairci… En effet, commente Le Monde, « si une mission a été accomplie par le raid allié mené samedi, elle a été très limitée. Les trois objectifs visés ont été touchés : cette mission-là, militaire, a été réussie. L’autre mission, “redonner de la crédibilité à la parole de la communauté internationale”, comme l’a expliqué le président Macron dans son entretien télévisé dimanche soir, reste largement à remplir. »

    Désormais, poursuit le quotidien du soir, « la vraie mission à accomplir est de profiter de l’action militaire conjointe du 14 avril pour créer une dynamique diplomatique susceptible de déboucher sur un cessez-le-feu et un début de processus de règlement politique. En évitant soigneusement toute escalade avec Moscou et Téhéran, les alliés occidentaux ont visiblement envisagé cette potentielle sortie de crise. Emmanuel Macron, qui se rend fin avril à Washington puis en mai en Russie, pense pouvoir y jouer un rôle. Le défi est de taille, mais tout doit être tenté. »

    Accueil des migrants : la « juste part »

    « Liberté, égalité, hospitalité » : c’est le grand titre de Libération.

    « Alors que la loi asile et immigration est examinée cette semaine à l’Assemblée, Libération a rencontré des personnes de tous horizons qui font preuve d’hospitalité envers les migrants. Le profil d’une autre France. (…) C’est l’histoire d’un canapé-lit dans la chambre d’amis que l’on ouvre deux fois la semaine, relate le journal. Ce sont ces deux heures que l’on prend sur son temps, précieux, forcément précieux, pour aider à l’apprentissage du français. C’est cette partie de foot organisée avec l’aide du petit club local. Ou ces gâteaux au chocolat préparés dans la cuisine de la salle communale et partagés avec des migrants. (…) Angélisme ? Non, estime Libération. Car ces morceaux de France généreuse, même mis bout à bout, ne dessinent pas, on le sait, un pays de cocagne pour migrants capable d’accueillir toute la misère du monde avec le sourire. » Certes, reconnait Libé, « ces Français au grand cœur ne sont pas majoritaires. Est-ce une raison pour se taire ? Est-ce une raison pour ne pas mettre en lumière ces solidarités qui s’inventent, ces générosités de gens de peu, ces bouffées d’humanité ? Non, répond le journal, car ces militants de l’accueil nous rappellent simplement, le plus souvent en toute discrétion, qu’ils ne font que prendre leur “juste part”. Celle qu’Emmanuel Macron avait demandé à la France de prendre. Avant de se renier. »

    Fronde ?

    Pendant ce temps, les parlementaires poursuivent l’examen de la loi asile et immigration…

    Et « les marcheurs sont priés de marcher au pas, s’exclame La Montagne, quand bien même ils jugent que cette loi asile et immigration vise davantage à mieux enfermer et expulser qu’à tendre la main. »

    En effet, « plusieurs députés En marche refusent de voter le projet, pointent Les Echos, le considérant comme trop répressif (…). L’épisode va laisser des traces, estime le quotidien économique. Car il souligne le chemin parcouru par Emmanuel Macron qui s’est converti une fois au pouvoir à une forme de realpolitik qui hérisse une partie des troupes. »

    Oui, renchérit La Nouvelle République du Centre Ouest, « toujours plus de députés annoncent qu’ils ne voteront pas, en l’état, le projet de loi asile et immigration. Coup de pression ou réelle défiance ? Car à l’inverse de l’aventure des contestataires PS, les députés LREM naviguent tous avec dans un coin de leur tête l’épilogue de la fronde socialiste. Et le naufrage du président Hollande. L’issue ne saurait donc être identique. Malgré la tentation. »

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