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    La coalition allemande réticente aux idées d'Emmanuel Macron

    Emmanuel Macron au Parlement de Strasbourg pour défendre son projet européen. AFP/Frederick Florin

    Le président français Emmanuel Macron a présenté ses propositions pour l’Europe au parlement de Strasbourg. Durant six mois, le chef de l’Etat a dû patienter pour avancer sur ces dossiers avec l’Allemagne qui se cherchait un gouvernement. Mais depuis que la nouvelle grande coalition est en place à Berlin, les réticences face aux propositions du président français s’affichent de plus en plus.

    La presse reste globalement favorable au président français. Mais les commentateurs allemands soulignent aussi qu’Emmanuel Macron est assez seul avec ses propositions et a tenu mardi un discours moins flamboyant qu’à la Sorbonne à l’automne dernier. Dans les journaux plus conservateurs, on partage les réserves souvent avancées en Allemagne contre des réformes de la zone euro qui signifieraient à l’arrivée que Berlin paie pour les erreurs économiques de ses voisins, voire la création d’un fonds monétaire européen. Des critiques sont aussi émises contre un cavalier seul d’Emmanuel Macron. Plusieurs commentaires, eux, dénoncent les réticences de Berlin estimant qu’une politique de comptables ronds de cuir ne constitue pas une réponse à la hauteur des défis que l’Europe doit relever.

    Macron ronge son frein

    Emmanuel Macron l’impatient a dû ronger son frein pour pouvoir faire avancer ses réformes pour l’Europe avec Berlin. Il a fallu près de six mois à l’Allemagne pour se trouver un nouveau gouvernement. Dans l’accord de coalition conclu entre conservateurs et sociaux-démocrates, l’Europe figure en première position avec un engagement fervent même s’il reste abstrait. Mais depuis que ce gouvernement est en place, les réticences se font de plus en plus perceptibles à droite. Les sociaux-démocrates s’irritent et demandent à leurs partenaires de respecter l’accord de coalition. Mais le week-end dernier, le ministre des Finances et vice-chancelier social-démocrate Olaf Scholz a aussi émis des réticences sur les propositions Macron.

    A droite, on craint par exemple que la mise en place d’un fonds monétaire européen conduise à soutenir des pays qui ont mal géré leurs économies. Toute aide devrait être liée à un programme de rigueur ; la Commission européenne ne devrait pas gérer cet instrument, car elle est jugée trop laxiste ; et le Parlement allemand devrait avoir le dernier mot sur des dépenses supplémentaires pour Berlin. Ceci n’est qu’un exemple de réticences qui valent aussi pour un budget propre de la zone euro ou la mise en place d’un ministre des Finances de cette zone.

    Merkel dans le doute

    La chancelière n’est pas partisane des grands projets politiques chers à Paris, mais est plutôt une mécanicienne qui règle des problèmes concrets de façon pragmatique. Elle doit défendre les intérêts de son pays et ne pas donner l’impression de heurter des électeurs profondément convaincus au-delà des rangs conservateurs que l’Allemagne ne peut pas payer pour les erreurs des autres. Hier après-midi, Angela Merkel a présenté ses projets devant les députés conservateurs. Un petit groupe avait présenté un document très restrictif à l’égard des propositions de Paris. Angela Merkel a mis en avant que des avancées en Europe profitaient aussi à l’Allemagne. Cela vaut sans états d’âme pour la Défense ou la protection des frontières extérieures. Sur la réforme de la zone euro, la chancelière a plaidé pour une réforme des traités européens pour satisfaire sa base. Une procédure beaucoup plus lourde qu’on peut aussi considérer comme un arrêt de mort pour certains projets.

    Angela Merkel a derrière elle une majorité plus resserrée au parlement. Elle ne peut pas se permettre comme dans le passé sur les plans d’aide à la Grèce de se passer de trop de voix de députés conservateurs frondeurs. Officiellement, la chancelière a déclaré hier aussi dans une conférence de presse que Paris et Berlin se mettraient d’accord d’ici juin pour présenter des réformes pour l’Europe. Angela Merkel en parlera dès jeudi 19 avril avec Emmanuel Macron qui se rend à Berlin.


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