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    Le financement politique (série 3/5): l'argent des autres

    Le leader de l'opposition guinéenne, Cellou Dalein Diallo (au centre) peut lui compter sur les partisans pour le financement de son parti l'UFDG qui compte plus d'un million d'électeurs. ©RFI / Coralie Pierret

    Toute cette semaine Afrique Économie se penche sur une question cruciale, l’économie des partis politiques africains. L'argent étant le nerf de la guerre, comment se finance l’action politique ? Par quels mécanismes publics ou privés ? Troisième volet de cette enquête : les militants, les sympathisants et les mécènes, de petites sources qui font de belles rivières.

    Les militants sont la force des partis, mais en sont-ils la richesse ? Les avis sont partagés. Saleh Kebzabo, président de l'UNDR au Tchad. « Les militants ne cotisent pas du tout. Et d'ailleurs vous, chef de parti, vous êtes soumis à toutes sortes de pressions sociales ! Les gens pensent que c'est plutôt vous qui devez les financer... »

    À Conakry, le président de l'UFDG, Cellou Dalein Diallo, peut lui compter sur une base plus généreuse. « Pour un parti comme l'UFDG qui a plus d'un million d'électeurs, lorsque chacun donne 10 000 francs (francs guinéens, NDLR) c'est pas rien. On lance régulièrement des cartes de soutien et chacun achète les cartes. Il y a plusieurs niveaux, des cartes de dix mille, de vingt mille, de cent mille et de cinq cent mille. Et les gens en fonction de leur capacité financière achètent ces cartes et à l'occasion de chaque élection, on mobilise beaucoup de ressources. »

    D'une façon globale et comme l'affirme le Burkinabè Ablassé Ouédraogo.
    « Pour vous dire toute la vérité, c'est la croix et la bannière de faire vivre un parti politique en Afrique... »

    Les militants encartés paient rarement leur cotisation. Et les hommes politiques doivent donc chercher des mécènes... industriels ou commerçants. « Il s'agit pour chacun des leaders de parti de regarder comment il peut convaincre ceux qui peuvent être les mécènes de son parti, pour tirer le maximum de bénéfices et permettre à son parti de vivre. Donc ce n'est pas quelque chose de systématique, c'est beaucoup plus le carnet d'adresses qui compte. »

    Avoir un réseau, c'est crucial, et si ce réseau est transfrontalier c'est encore mieux. Il en existe plusieurs. Par exemple l'Internationale libérale ou l'Internationale socialiste qui regroupe les partis de même sensibilité idéologique. Emmanuel Golou est le président du PSD au Bénin, il dirige aussi le Comité Afrique de l'International socialiste.

    « Au sein de l'International socialiste, il y a des réseaux d'amitié qui amènent quelques appuis. Ce sont de petits concours qui permettent aux partis d'animer la vie politique chez eux. Il y a une réflexion au sein de l'Internationale socialiste : comment développer la solidarité entre les partis. Nous essayons de voir comment ceux qui sont au pouvoir peuvent apporter un concours à ceux qui n'y sont pas. »

    Pour alimenter les caisses d'un parti, il faut en somme multiplier les sources de financement. Nous verrons jeudi que l'argent provient aussi parfois de l'étranger.


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