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    Financement des partis politiques (série 4/5): l'argent de l'étranger

    Si l'on se penche sur un passé récent, les généreux donateurs avaient pour nom Félix Houphouët-Boigny, Omar Bongo ou Mouhammar Kadhafi (Photo d'illustration: vue d'Adibjan en Côte d'Ivoire). AFP PHOTO/Sia Kambou

    Toute cette semaine Afrique économie se penche sur une question cruciale, l’économie des partis politiques africains. L'argent étant le nerf de la guerre, comment se finance l’action politique ? Par quels mécanismes publics ou privés ? Quatrième volet de cette enquête : Les amis présidents ou l'argent de l'étranger

    L'argent de l'étranger, voilà un aspect du financement des partis politiques sur lequel les dirigeants sont assez discrets. Antoine Glaser, journaliste et spécialiste de la politique africaine.

    « Si vous êtes un opposant africain, c'est évident que vous regardez d'abord en Afrique quels sont les gens susceptibles de vous aider. Comme un certain nombre de chefs d'Etat africains aiment bien pour leur influence montrer à leurs voisins qu'ils ont une capacité de nuisance, ils peuvent très bien soutenir les oppositions. »

    Si l'on se penche sur un passé récent, les généreux donateurs avaient pour nom Félix Houphouët-Boigny, Omar Bongo ou Mouammar Kadhafi. Selon Antoine Glaser, Mouammar Kadhafi était même un spécialiste du trafic d'influence.

    « Un certain nombre de chefs d'Etat africains savaient très bien que s'ils n'allaient pas faire allégeance chez le Roi des rois, la plupart du temps, ils risquaient d'avoir des problèmes avec leurs opposants. Les proches de Kadhafi disaient aux chefs d'Etat : si vous ne venez pas chercher la valise, je donnerai la valise à votre opposition ! »

    Pour Gilles Yabi, le fondateur du groupe de réflexion Wathi, ce financement de la vie politique par des fonds étrangers est avant tout le symptôme du dysfonctionnement démocratique en Afrique.

    « Une bonne partie, ou une partie importante du financement des partis politiques, justement parce que l'on n'a pas des partis politiques organisés mais plutôt des personnes qui ont des réseaux et des contacts, il est très clair que ce financement des chefs d'État de la région ou d'ailleurs se poursuit. C'est l'un des points où il n'y a pas de transparence. Et là quelles sont les implications sur la capacité d'un dirigeant à exercer la souveraineté du pays, à défendre l'intérêt général du pays lorsqu'il a été entièrement ou largement financé par un chef d'état voisin, par exemple... »

    Les responsables politiques ne sont pas tous de cet avis et nous verrons vendredi que certains opposants ne considèrent pas comme un mal absolu le recours à la générosité des présidents voisins.

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