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    Raúl Castro, père des réformes économiques cubaines

    Raúl Castro photographié au cours d'un événement célébrant le 50e anniversaire de l'assaut du palais présidentiel sous le régime de Fulgencio Batista, à La Havane, Cuba, le 13 mars 2007. REUTERS / Claudia Daut

    A Cuba, l'Assemblée nationale va désigner ce jeudi 19 avril 2018 le successeur de Raúl Castro, le père des réformes économiques décidées en 2013. Quel est son bilan ?

    Les Cubains peuvent maintenant voyager, créer des petites entreprises et vendre leur appartement. Cette petite dose de libéralisme a fait grimper le niveau de vie de tous ceux qui ont créé leur job. Les cuentapropistas sont environ 500 000, soit 12% de la population active. Ils sont bien mieux lotis que ceux qui travaillent encore pour des entreprises publiques pour environ 30 dollars par mois, ceux-là forment les deux tiers des actifs.

    Ces réformes n'ont donc pas profité à la majorité des Cubains et elles n'ont pas réussi à enclencher un décollage à la Chinoise. Ces dernières années, le taux de croissance est de 2,5%, il faudrait 7% par assurer le développement de l'île. C'est vrai que seulement une toute petite partie du programme annoncé par Raúl Castro a été mise en œuvre. Il y a un sentiment d'inachevé, reconnu par les autorités.

    Raoul Castro s'est-il inspiré du modèle chinois ?

    Pour certains projets, oui. La création de parc industriel en zone franche par exemple. C'est la vocation du port de Mariel situé à 40 kilomètre de La Havane. Il commence à attirer des entreprises étrangères. Mais on est loin des 3 milliards de dollars d'investissement escomptés. Il est un peu tôt pour faire de Raúl Castro « le Deng Xiaoping des Caraïbes ». D'abord parce que les Cubains, toujours entravés par l’embargo américain, cherchent leur propre voie, en conservant les acquis de la révolution selon Stéphane Witkowski de l’Institut des hautes études de l’Amérique latine.

    La santé et l'éducation gratuites nourrissent la fierté et la légitimité populaire du régime. Les dirigeants prennent donc leur temps pour ne pas brusquer ce système. Les licences accordées pour créer une petite entreprise ont été suspendues l'an dernier pour une quarantaine d'activité. Parce que l'enrichissement rapide d'une minorité remettait en cause le fondement égalitariste de cette société, et aussi, souligne Stéphane Witkowski, parce les autorités ont du mal à définir le statut juridique de l'entreprise privée dans une économie toujours administrée.

    Avec l'ouverture, le tourisme est devenu l'une des locomotives de l'économie

    Avec 4 millions de visiteurs par an, c'est l'un des principaux moteurs de l'économie. Les activités historiques de l'île, la canne, le rhum, les cigares fournissent toujours des revenus d'exportation, mais la première source de devises, devant toutes les autres, ce sont les médecins envoyés à l'étranger. Ils sont environ 40 000 présents dans une soixantaine de pays.

    ette manne de diplômé illustre la force du pays. Une jeunesse très bien formée. Cela peut devenir une faiblesse si les nouvelles générations qui se frottent au monde extérieur à travers les voyages, Internet, ne trouvent pas sur l'île un emploi à la hauteur de leurs qualifications. La biotechnologie fait partie des secteurs de pointe prometteurs qui pourraient assurer un débouché à ces nouvelles générations.

    Quels sont les défis économiques qui attendent Miguel Diaz-Canel ?

    Quand 80% des besoins alimentaires sont importés, il y a un défi agricole urgent à relever pour un pays qui chérit tant son indépendance. La moitié des terres en friche ont été cédées aux paysans mais ils manquent encore d'équipements pour les valoriser. Les petits boulots prospèrent surtout en milieu urbain, ils ont peu bénéficié aux campagnes.

    L'autre plaie de l'économie, la coexistence de deux monnaies, a aussi été aggravée par l'apparition du secteur privé. Le peso convertible, qui permet d'acheter des biens importés, remplit les poches des auto-entrepreneurs tandis que les fonctionnaires continuent d'être rémunérés en pesos cubains. Les unifier est indispensable pour éviter tous les surcoûts que génère ce système complexe mais c'est une opération à haut risque : ceux qui ont épargné en pesos convertibles pourraient y laisser des plumes dans sa disparition. Une option socialement explosive, estime Stéphane Witkowski. Miguel Diaz Canel va donc prendre son temps pour accomplir cette réforme annoncée depuis 2011.

    ►En bref

    L'endettement mondial atteint un niveau record prévient le FMI

    Le fonds encourage vivement les Etats à profiter de la bonne santé actuelle de l'économie pour améliorer au plus vite leurs finances. Sinon, en cas de nouvelle crise, ils se trouveraient fort dépourvus. La dette pèse 12% de plus qu'en 2009, c'est-à-dire au moment où a commencé la crise financière. Les pays avancés sont les principaux responsables de cette aggravation des comptes mondiaux. En partie parce qu'ils ont fait baisser le coût du crédit pour relancer leur économie.


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