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    A la Une: changement historique à Cuba

    Raul Castro, lors de la cérémonie en l'honneur des dirigeants de la révolution cubaine à la Havane, le 24 février 2018. Omara Garcia Mederos/ACN/Handout via REUTERS

    La Croix titre : « Cuba sans Castro ». Le quotidien catholique consacre sa double page d’ouverture à ce bouleversement très symbolique. « Une nouvelle génération prend le pouvoir sous le regard des derniers barbudos », explique le journal, mais « sans réelle révolution ». « Tout a été fait pour que cette relève ne soit pas synonyme de transition politique », explique dans l’article le chercheur Olivier Dabène, qui note toutefois un certain pragmatisme du pouvoir, ouvrant ses portes à davantage de femmes et d’Afro-Cubains. « La leçon du grand frère soviétique et de sa fin a été retenue à La Havane », poursuit La Croix.

    Mais le successeur désigné de Raul Castro, Miguel Diaz-Canel, « suscite peu d’espoirs dans la population », tempère Libération, rappelant que Raul Castro garde la tête du tout puissant Parti communiste cubain. Les défis de la nouvelle génération sont en tout cas immenses toujours selon Libé : « Les grands projets [censés redynamiser l’économie locale] sont en cale sèche, et seul le tourisme attire les capitaux étrangers, et encore. »

    Quoiqu’il en soit, notent Les Dernières Nouvelles d’Alsace, « pour la première fois depuis 1959, les Cubains s’endormiront ce soir avec un président qui ne s’appellera pas Castro », mais donc, sauf surprise, Miguel Diaz-Canel.

    La personnalité du nouveau dirigeant cubain intéresse la presse française

    « La révolution attendra », poursuivent Les Dernières Nouvelles d’Alsace, pour qui le successeur des frères Castro est un « apparatchik de la plus belle eau ». Et ce n’est pas avant « le jour où le dernier des Castro s’éteindra [que] le carcan se relâchera ». Car Miguel Diaz-Canel a beau « ne pas être un militaire et aimer porter des jeans », comme le relève La Croix, « si son profil détonne un peu, sa fidélité à l’idéologie de la révolution est totale ». Le journal cite l’exemple d’une vidéo le montrant s’opposer fermement aux portails d’information indépendants. Pas question pour cet ingénieur en électronique de se laisser court-circuiter par l’opposition. D’autant plus qu’il « apparaît comme plus faible » que ses prédécesseurs selon un professeur d’université texan cité dans l’article : « Il n’a pas de pouvoir au-delà ce qui lui a été donné. »

    Le Monde explique de son côté que Raul Castro a placé des militaires « à la tête des principaux leviers économiques du pays » et se demande si le régime n’applique pas la fameuse devise du roman Le Guépard : « Il faut que tout change pour que rien ne change », version romantique du slogan bien français de Georges Pompidou, « le changement dans la continuité ».

    A la Une de la presse française également ce jeudi : Haro sur les zadistes

    Les éditorialistes n’ont en effet pas de mots assez durs pour critiquer les résistants à l’évacuation de la « zone à défendre » de Notre-Dame-des-Landes. « Il ne faut pas que persiste une principauté dérogeant aux règles de l'éthique de responsabilité où l'embrouillamini permanent est une garantie d'insoumission, en même temps qu'un bras d'honneur aux institutions », tonne ainsi L’Union/L’Ardennais.

    « Ces gens qui se disent de gauche veulent l'ultra-libéralisme pour eux-mêmes : je m'installe où je veux sur le domaine public, je crée mon activité sans donner mon nom et l'Etat n'a pas le droit de me demander des comptes » renchérit La République des Pyrénées, alors que La Montagne estime que « dans un Etat de droit, le pacte social par lequel chacun renonce à son droit de se gouverner ne vaut que si chaque individu fait de même, avec des lois égales pour tous. Sinon, c'est la loi de celui qui crie le plus fort. »

    Heureusement, il y a Nicolas Hulot…

    C'est « le gant de velours » du gouvernement, selon Le Journal de la Haute Marne, qui se demande toutefois si le déplacement du ministre de la Transition écologique sur place hier « n’était pas un dernier avertissement avant l’évacuation définitive ».

    « Hulot a changé l’ambiance, pas les choses », note Libération à propos de la médiation « de la dernière chance » menée par l’ancien militant écologiste, qui a fait part de « son sentiment de tristesse et de gâchis » face aux tensions qui persistent alors que la revendication première des zadistes - l’annulation du projet d’aéroport - a été exaucée.

    Un « gâchis immense », renchérit La Charente libre, « alors [même] que les positions des zadistes et du gouvernement ne semblent pas plus éloignées que l'épaisseur d'un papier à signer. »

    La Croix donne de son côté la parole à José Bové, soutien de longue date de la ZAD. « Le droit doit s’exprimer dans le dialogue », explique l’eurodéputé pour qui « l’Etat aurait dû expliquer, discuter et (…) convaincre » plutôt que de détruire les implantations alors que le mandat des forces de l’ordre était à l’origine d’évacuer les routes d’accès à la zone.

    « En reniant la ZAD, Macron se renie lui-même », analyse de son côté avec un brin d’ironie Libération pour qui les activistes de Notre-Dame-des-Landes ont finalement beaucoup en commun avec « le nouveau monde » voulu par le président. « Ces énergiques auto-entrepreneurs (…) prennent leur avenir en main loin du soutien de l’Etat et des services publics (…) avec une inventivité qui ferait pâlir de jalousie plus d’un startupper », sourit le quotidien. « En écrasant les zadistes, Macron gagnera à coup sûr les cœurs d’une vieille France réactionnaire (…) avec le risque de prendre 20 ans d’un coup. »

    20 ans et peut être plus, un demi-siècle après Mai-68 avec la convergence des luttes.

    Et ce jeudi sera « une journée test pour la CGT », notent les journaux français : le syndicat appelle à un grand rendez-vous d’actions interprofessionnelles et unitaires, deux jours après le vote par l’Assemblée nationale de la réforme de la SNCF. Sauf que l’unité paraît bien loin : les syndicats CFDT et FO ont adressé une fin de non-recevoir à l’appel du patron de la Confédération générale du travail, Philippe Martinez. C’est « le chant du cygne rouge », estime Le Figaro pour qui « l’ambitieux projet » du syndicaliste à moustache « a du plomb dans l’aile », la CGT « trouvant de moins en moins d’écho dans le monde du travail ».

    Pourtant selon La Croix, « la perplexité des Français [face à la situation] monte lentement mais sûrement ». Car la contestation s’installe : outre les grèves de la SNCF ou d’Air France, le cas de Notre-Dame-des-Landes et l’occupation de nombreuses facultés interpellent. « Le pouvoir porte sans doute la même ambigüité que les Français dans leur ensemble », note le quotidien, « tiraillés entre l’ordre auquel ils aspirent et le mouvement, l’invention, dont ils rêvent. »

    L’ordre et le mouvement, ce pourrait être le sous-titre de la finale de la Coupe de France de football dont on connaît désormais l’affiche

    Ou même « Ordem e progresso », l’ordre et le progrès, la devise de la patrie du beau jeu, le Brésil. Des Brésiliens il y en aura sur le terrain du Stade de France le 8 mai avec la colonie auriverde du Paris Saint-Germain, qui s’est qualifié face à Caen hier soir. Le tout-puissant PSG affrontera Les Herbiers, club de 3e division. « C’est ça la magie de la Coupe », sourit dans les colonnes du Parisien le défenseur du PSG Thomas Meunier.

    « L’exploit sera très compliqué », répond prudemment le capitaine de l’équipe vendéenne, Sébastien Flochon. « L’ogre, c’est Paris », rebondit L’Equipe pour qui le club parisien « sera l’immense favori pour un nouveau triplé national ». Mais Les Herbiers comptent bien faire mentir les pronostics et venger Quevilly et Calais, autres équipes de 3e et 4e division défaites en finale de la Coupe. C’est tout ce qu’on souhaite à Ambroise Gboho et ses coéquipiers.

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