GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mercredi 23 Mai
Jeudi 24 Mai
Vendredi 25 Mai
Samedi 26 Mai
Aujourd'hui
Lundi 28 Mai
Mardi 29 Mai
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.

    Financement des partis politiques (série 5/5): l'argent des présidents

    L'opposant Ablassé Ouedraogo a semble regretter l'époque d'Omar Bongo et de Felix Houphouët Boigny, deux chefs d'état réputés pour avoir eu la main généreuse. RFI/Y.Boudani

    Toute cette semaine Afrique économie s'est penché sur une question cruciale, l’économie des partis politiques africains. L'argent étant le nerf de la guerre, comment se finance l’action politique ? Par quels mécanismes publics ou privés ? Cinquième et dernier volet de cette enquête : faut-il avoir honte d'accepter l'argent d'un président étranger ?

    Les valises de billets distribués par de généreux présidents, tout le monde en parle mais personne ne les a vues. Martin Fayulu chef de file de l'ECiDé, parti congolais : « Je connais quand même quelques présidents africains mais je n'ai jamais fait appel aux présidents africains pour financer les deux ou trois campagnes que j'ai menées. »

    Au Burkina Faso, l'opposant Ablassé Ouédraogo semble regretter l'époque d'Omar Bongo et de Felix Houphouët Boigny, deux chefs d'Etat réputés pour avoir eu la main généreuse : « Moi, je n'ai pas eu cette chance là... Je me dis que si ces personnalités étaient encore aux affaires ou encore en vie, certainement que, par le fait que j'avais leur estime, j'allais pouvoir en bénéficier. »

    Pour sa part, le Tchadien Saleh Kebzabo n'a pas de fausse pudeur à aborder cette question sensible : « Il n'y a pas de honte à reconnaitre que la plupart de nos partis politiques, surtout si l'on parle des grands partis en Afrique, ont été financés par certains chefs d'Etat étrangers. C'est une réalité. L'UNDR, mon parti, est de ceux-là. Mais il faut aussi reconnaitre que cette génération de chefs d'Etat n'existe plus. Aujourd'hui les chefs d'Etat qui sont en place n'ont plus les mêmes rapports financiers que leurs prédécesseurs avec leurs amis ou leurs camarades politiques des autres pays. »

    Pratique révolue ou non, l'aide financière des chefs d'État n'est pas une maladie honteuse, selon l'opposant Idrissa Diallo. Bien qu'il dise ne pas y recourir, le chef de file du PUN voit des avantages dans cette pratique : « Je pense qu'il est préférable que des politiciens soient soutenus par des chefs d'Etat ou des pays, que d'être financés par l'argent sale de la drogue ou d'autres crimes. Parce que dans notre rôle d'apporter des solutions structurantes aux problèmes de ce pays, nous sommes aussi des partenaires dans la stabilisation de notre sous-région. Je pense qu'il est dans l'intérêt des chefs d'Etat de notre région d'aider les partis politiques de Guinée-Bissau qui ont vocation à apporter des solutions de stabilité pour notre pays. »

    Tous les chefs de parti reconnaissent cependant que l'aide apportée par les chefs d'Etat est ou ne serait qu'une goutte d'eau dans un océan de dépenses. Car la politique est un art coûteux. Mais il est vrai que la démocratie n'a, dit-on, pas de prix.


    Sur le même sujet

    • Afrique Économie

      Financement des partis politiques (série 4/5): l'argent de l'étranger

      En savoir plus

    • Afrique Économie

      Le financement politique (série 3/5): l'argent des autres

      En savoir plus

    • Afrique Économie

      Financement politique (série 2/5): le financement public

      En savoir plus

    • Afrique Économie

      Financement politique (série 1/5): la fortune personnelle

      En savoir plus

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.