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    Un nouveau président à Cuba: la fin du castrisme ?

    Miguel Diaz-Canel, nouveau président de Cuba, ici le 11 mars 2018 à Santa-Clara. REUTERS/Alejandro Ernesto

    Comme chaque semaine nous retrouvons la chronique de Bruno Daroux, Le Monde en Questions. Cette semaine, retour sur l’investiture jeudi 19 avril d’un nouveau président pour Cuba, Miguel Diaz-Canel. Et une question : sans les frères Castro, le castrisme peut-il se perpétuer ?

    Très certainement, car même si incontestablement une page se tourne à Cuba, celle de la mainmise de cette fratrie incroyable, Fidel et Raul, sur les destinées de l’ile pendant presque 60 ans – le changement va quand même se faire dans la continuité – pour dire le moins. L’homme qui accède à la présidence, Miguel Diaz-Canel, est un pur produit du système du Parti communiste cubain, même s’il incarne un changement générationnel. En effet, à 58 ans, il est né après la Révolution. Miguel Diaz-Canel a peu à peu gravi tous les échelons du pouvoir, jusqu’à être adoubé par Raul Castro et devenir vice-président en 2013.

    Politiquement, ses premières déclarations ne laissent guère la place au doute : « je vais poursuivre la Révolution », a-t-il déclaré lors de son discours d’investiture. Comprendre : « Je vais continuer à verrouiller le système politique de telle sorte que le pluralisme, la liberté d’expression, la liberté de la presse ne puissent pas émerger ».

    Un président plus ouvert sur les questions de sociétés et économiques

    Intransigeant sur la ligne politique, Miguel Diaz-Canel parait plus ouvert sur les questions de société et les questions économiques. Cela tombe bien : la timide ouverture initiée par Raul Castro depuis 2010 a besoin d’être renforcée pour sortir de l’ornière une économie dont la croissance a péniblement dépassé 1 % l’an dernier.

    Même si certains domaines sont encourageants, avec le développement d’une forme d’entrepreneuriat privé et la forte hausse du tourisme, d’autres pans de l’économie cubaine restent dans le rouge : l’agriculture notamment, insuffisamment diversifiée. Ce qui engendre des pénuries et oblige Cuba à importer jusqu’à 70 % de ses besoins alimentaires. Sans parler de la situation ubuesque que connaît l’île dans le domaine monétaire avec la coexistence de deux monnaies – le nouveau président, qui a reconnu qu’il s’agissait d’un véritable casse-tête, a annoncé son intention d’unifier le système monétaire. On verra bien.

    Les relations entre Cuba et les États-Unis, l’autre défi de Miguel Diaz-Canel

    Et puis un autre défi attend Miguel Diaz Canel : la relation toujours complexe avec le grand voisin américain. On se souvient de l’ouverture spectaculaire initiée par Barack Obama en 2014. Mais les choses ont changé avec Donald Trump, et la méfiance est revenue.

    En fait, ce qui semble se dessiner, c’est une évolution du système à la chinoise plutôt qu’à la russe : une ouverture du système économique combiné à un verrouillage politique très fort, plutôt qu’une « perestroïka » à la cubaine. D’autant que Raul Castro va rester à la tête du parti communiste jusqu’en 2021. Le nouveau président reste donc sous étroite surveillance.


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