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    A la Une: la mobilisation interprofessionnelle, un bilan mitigé selon la presse

    La CGT a prévu plus de 130 manifestations a travers la France pour sa journée de mobilisation interprofessionnelle. REUTERS/Stephane Mahe

    « La journée interprofessionnelle de la CGT fait un flop », résume sèchement Le Figaro. « Macron en force, manifs en baisse », peut-on lire en Une de Libération. Libération, qui remarque que « le durcissement du gouvernement n’a pas amplifié la mobilisation ».

    Le journal rappelle ainsi que l’exécutif « engagé sur trois dossiers chauds - réforme de la SNCF, évacuation de la ZAD à Notre-Dame-des-Landes et mouvement étudiant - (…) multiplie les déclarations intransigeantes ». Un « bonapartisme souriant », selon le quotidien.

    Pour Le Courrier Picard, « un mouvement de balancier, même léger, confirmerait la volonté affichée d'être le président de tous, et pas seulement des plus aisés ».

    « Le président de la République marche sur des oeufs, perçoit Le Journal de la Haute-Marne. Jusqu'à maintenant il ne lâche rien. (...) Mais il règne actuellement une ambiance qui nécessite qu'une main soit tendue. Pour l'instant, c'est la corde qui l'est. »

    Cette intransigeance s’explique d’après Libération « par le soutien de l’opinion : selon un sondage Ifop (…), 68% des sondés approuvent les opérations policières contre la ZAD, 59% la réforme de la SNCF, et 55% celle de l’accès à l’université ».

    Voilà la stratégie d’Emmanuel Macron, affirme Libération. Faire jouer l’opinion publique contre les mouvements sociaux. « Un pari risqué » mais qui peut s’avérer payant…

    D’autant que la convergence des luttes, voulue notamment par la CGT et Solidaires, n’est pas acquise. « Tous les syndicats ne sont pas convaincus par la méthode », explique La Croix.

    Des divergences aussi remarquées par La Voix du Nord. « Malgré la recherche désespérée de cohérence autour de la défense des services publics, on voit davantage les différences que les points communs » entre les différents conflits.

    Pour L’Est Républicain, « les meneurs de la fronde sont obsédés par la convergence des luttes. Or il ne suffit pas de se le répéter tous les matins, le grand soir ne se décrète pas. »

    « Mais, prévient L’Eclair des Pyrénées, l’exécutif doit tenir compte de l’acharnement de la CGT, et de son secrétaire général, qui jouent en quelque sorte leur va-tout, leur existence même » sur un éventuel rassemblent des contestations.

    Oui mais voilà… Selon Le Monde, La CGT ne fait plus « peur » au gouvernement. « La CGT ? On ne se pose pas la question de savoir ce qu’elle pense, elle ne fait plus peur du tout », auraient déclaré des sources gouvernementales citées par le quotidien.

    « Entre le gouvernement et la CGT, on assiste au choc de deux mondes », juge Dominique Andolfatto, professeur à l’université Bourgogne-France-Comté interrogé par le journal. « L’un et l’autre sont bardés de certitudes, n’acceptant guère de discuter ».

    Pour le moment, la CGT ne semble en tout cas pas avoir pris l’ascendant dans cet affrontement.

    Si la convergence des luttes se fait attendre, peut-être se dirige-t-on vers une convergence… des droites !

    Avant une éventuelle convergence politique concrète, on peut déjà souligner quelques accointances idéologiques. Laurent Wauquiez, président des Républicains, présentait cette semaine ses mesures sur le thème de l’immigration.

    Des mesures résumées dans Le Monde : « Restriction du droit du sol, expulsion de 300 000 clandestins, préservation de l’identité et de la nature française… » Preuve que Laurent Wauquiez n’a pas renoncé à son entreprise de reconquête des électeurs partis vers le FN.

    D’ailleurs, Le Monde souligne que, comme le Front national, Laurent Wauquiez est favorable à la tenue d’un référendum sur l’immigration. « C’est pas aux passeurs, ce n’est pas aux juges de décider qui entre en France. C’est aux Français de le faire, c’est leur pays », a estimé Laurent Wauquiez.

    Des mots que ne renierait pas Marine Le Pen. D’ailleurs, pour La Charente libre, il n’y a pas de différence de fond entre Laurent Wauquiez et la présidente du parti d’extrême droite. « C’est bonnet blanc, et blanc bonnet », est-il écrit.

    Selon le quotidien régional, « la digue a sauté. Reste à savoir quel courant emportera l’autre ». Ce courant, pour le moment, Marine Le Pen y résiste. Pour Le Figaro, la position de la présidente du parti d’extrême droite est claire. « Rassembler oui. Réunir les droites, jamais. »

    Selon elle, cette « union des droites » serait une « idée obsolète et ringarde ». Le clivage droite/gauche étant dépassé, elle affirme que désormais, la « nouvelle ligne de démarcation » sépare ce qu’elle appelle les « mondialistes européistes » et les « nationaux ».

    Le Figaro rappelle tout de même que le FN a récemment appelé à voter pour un candidat LR dès le premier tour des législatives partielles à Mayotte. Peut-être le commencement d'un rapprochement.

    A découvrir également aujourd’hui dans différents médias français : les nouvelles révélations de ce qu’on appelle le projet Daphné, du nom de cette journaliste assassinée à Malte il y a six mois

    Daphné Caruana Galizia enquêtait sur la corruption et le blanchiment d’argent au cœur du pouvoir maltais. Après son assassinat, son investigation a pu continuer. Grâce à l’association Forbidenn Stories, et la collaboration de 18 médias internationaux.

    En France, la boîte de production Premières Lignes, Radio France, France 2 et Le Monde ont participé. Dans Le Monde d’aujourd’hui justement, on découvre un système de ventes de passeports mis en place par le gouvernement maltais.

    Contre la somme d’un million d’euros, il est ainsi possible d’obtenir un passeport maltais. Normalement, il faut avoir résidé au moins un an à Malte. Mais les révélations du projet Daphné montrent que cette condition n’est pas respectée.

    Et comme Malte est membre de l’Union européenne depuis 2004, ses passeports une fois achetée donnent accès sans visa aux 28 Etats membres, ainsi qu’à 160 pays.

    Sur les quelque 800 familles ayant acheté des passeports sur cinq ans, la majorité est russe. Parmi elles, la famille de Vadim Vasilyev, vice-président du club de foot de l’AS Monaco.

    A cela s’ajoute un parfum de corruption. Puisqu’on apprend dans Le Monde toujours, qu’en mai 2017, Daphné Caruana Galizia révélait que le chef du cabinet du Premier ministre avait reçu 100 000 euros, de la part d’un propriétaire de cabinet de vente de passeports depuis un compte offshore.

    L’enquête du projet Daphné apporte d’ailleurs de nouveaux éléments à ce dossier. La preuve, donc, que comme l’affirme Laurent Richar, président de Forbidden Stories, l’association qui a coordonné cette enquête : « Vous pouvez tuer le messager, mais pas le message. »

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