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    La douane du Burkina Faso surveille les fraudeurs

    Des camions qui transportent de la marchandise attendent lors d'une opération de contrôle (Photo d'illustration). AFP/Issouf Sanogo

    Au Burkina Faso, pour lutter contre la fraude et des pertes recettes, la douane a mis en place un nouveau système de contrôle des marchandises. Désormais, tout camion chargé de plusieurs marchandises de différents types est soumis à un déchargement de sa cargaison pour vérification. Une mesure qui a permis à la douane de saisir de nombreuses marchandises à la satisfaction du groupement professionnel des industries du Burkina.

    Au Bureau de douane de la gare internationale de Ouagadougou, des dizaines de camions attendent d’être vidés de leur contenu. Désormais, tout camion transportant plusieurs marchandises de différente nature est systématiquement déchargé pour vérification. « C’est pour mieux asseoir l’assiette (de l’impôt, NDLR) », explique Adama Sawadogo, directeur général des douanes du Burkina Faso. « Si nous déchargeons nous savons précisément de quelles marchandises il s’agit, les quantités et l’origine de ces produits. »

    Dans l’un des camions, des dizaines de tonnes de sucre non déclarées en douane. Ibrahim Yanogo en est le transporteur : « Quand on aura fini de décharger, on va s’entendre avec la douane et si des camions peuvent sortir, ils vont sortir », espère-t-il.

    « Concurrence déloyale »

    Pour Mamady Sanoh, le président du groupement professionnel des industries, ces mesures permettront peu aux entreprises nationales d’avoir une bouffée d’oxygène face à une concurrence, qu’il considère comme « déloyale ». « Si rien n’est fait pour nos industries, que cela soit l’huile, le sucre, les cycles et autres, on va tout simplement disparaitre », craint-il. « Du reste, quand on va dans les zones industrielles de Bobo-Dioulasso et de Ouagadougou, il n’y a pas de création d’industries. Il n’y a que des destructions. »

    Spécialisé dans la production d’huile et de savons, la Société nouvelle huilerie et savonnerie peine à écouler ces produits. Avec les 90 000 tonnes de graines de coton rachetées aux sociétés cotonnières, elle produit annuellement 16 000 tonnes d’huile. Alexandre Zanna, directeur général la SN-Citec, déplore le traitement douanier des huiles importées d’Asie. « Malheureusement toutes les huiles qui proviennent notamment d’Asie ne payent pas forcément la totalité des droits de douane en rentrant au Burkina Faso, grâce à tout un tas de ficelles connues comme des minorations de quantité ou de valeur des marchandises », accuse-t-il. « Cela nous met dans un système de concurrence déloyale. »

    Maintenir la mesure

    Malgré la grogne de certains commerçants, le directeur général des douanes milite pour le maintien de la mesure. « En 2017 nos prévisions de recettes étaient de l’ordre de 630 milliards, cette année nous sommes à 694 milliards », prévoit Adama Sawadogo. « Nous ne pouvons pas aujourd’hui compter sur une éventuelle augmentation des volumes des importations pour faire mieux. Ce qui nous reste c’est de lutter contre la fraude et lutter contre les fausses déclarations que les gens peuvent commettre lors des passages en douane. »

    Des scanners ont été installés dans les différents bureaux pour la vérification du contenu des camions.

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