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    A la Une: antisémitisme et islam

    Des responsables du culte musulman en France ont réagi vivement en dénonçant un « procès injuste et délirant » instruit contre leur religion. Wael Hamdan/Getty Images

    « En France, la planète musulmane est en totale ébullition, relève Le Figaro. Depuis la publication, dimanche dernier, dans Le Parisien, d’une tribune signée par 300 personnalités politiques culturelles et religieuses (dont Nicolas Sarkozy, Manuel Valls, Bernard Cazeneuve, Jean-Pierre Raffarin) “contre le nouvel antisémitisme”. Et la sortie, ce mercredi, chez Albin Michel, d’un ouvrage cosigné par quinze intellectuels, intitulé Le Nouvel Antisémitisme. Ce livre et cette tribune lancent tout d’abord un cri, constate Le Figaro : la France “est devenue le théâtre d’un antisémitisme meurtrier”. Ils désignent des coupables: “Onze juifs viennent d’être assassinés - et certains torturés - parce que juifs, par des islamistes radicaux”. Ils pointent une conséquence : “10 % des citoyens juifs d’Île-de-France - environ 50 000 personnes - ont été récemment contraints de déménager parce qu’ils n’étaient plus en sécurité dans certaines cités”, soit “une épuration ethnique à bas prix” liée à “la terreur que font régner les islamistes sur les musulmans de France”. Et enfin, pointe encore Le Figaro, cette tribune et ce livre formulent deux demandes précises : que “la lutte contre l’antisémitisme” devienne “une cause nationale” ; et que “les versets du Coran appelant au meurtre et au châtiment des juifs, des chrétiens et des incroyants soient frappés d’obsolescence par les autorités théologiques”. »

    Cri d’alarme

    Des responsables du culte musulman en France ont réagi vivement en dénonçant un « procès injuste et délirant » instruit contre leur religion. Pour Anouar Kbibech, vice-président du Conseil français du culte musulman, cité par Le Figaro, « il est hors de question de toucher une seule virgule du texte du Coran, qui est sacré et révélé. D’autant, poursuit-il, qu’il est trop facile de sortir des versets de leur contexte. »

    Toutefois, d’autres responsables musulmans, au total une trentaine d’imams, signent une tribune dans Le Monde daté d’aujourd’hui, une tribune où ils dénoncent l’antisémitisme et le terrorisme présents en France. Les trente imams signataires reconnaissent que les musulmans, « indignés » par le terrorisme, sont « plongés dans un mutisme de sidération » face à « la confiscation de leur religion par des criminels. » Ils confessent leur impuissance « religieuse » de voir « l’islam tomber dans les mains d’une jeunesse ignorante, perturbée et désœuvrée », « naïve » et « proie facile » pour des « théoriciens d’une géopolitique du chaos » qui exploitent son « désarroi » en lui proposant un « sens dévoyé du martyr. »
    Commentaire du Figaro : « dans un islam de France noyauté par des associations aux objectifs souvent obscurs - pour ne pas dire obscurantistes -, la parole “libérée” de ces trente imams ne doit pas rester lettre morte. Elle doit être reçue comme un cri d’alarme pour combattre l’islamisme, antisémite par définition, qui tue dans notre pays. »

    Division ?

    Pour ce qui est de la tribune publiée par Le Parisien, « l’intention est bonne, pointe le journal, mais les effets le sont beaucoup moins. Voilà un texte qui appelle au rassemblement contre le “nouvel antisémitisme” et qui a pour premier effet… de diviser. »

    Libération qui estime en effet notamment que « l’injonction faite aux autorités religieuses musulmanes de réinterpréter le Coran pour en désactiver les passages violents ou intolérants, à l’égard des juifs notamment, que cette injonction, donc, est contestable. Elle a pour elle, affirme le journal, l’apparence de la logique. Les autorités catholiques, en leur temps, ont désavoué les phrases hostiles aux juifs contenues dans les textes sacrés de l’Eglise et prêché sans relâche le dialogue interreligieux et la tolérance entre les cultes. Mais, estime Libération, prendre à partie l’ensemble des théologiens musulmans ou presque, c’est oublier volontairement le travail qu’ils effectuent très souvent auprès de leurs fidèles. (…) En négligeant cette patiente pédagogie, poursuit le journal, on suggère l’idée que l’antisémitisme est pour ainsi dire consubstantiel à la religion musulmane et que la violence fait partie des principes élémentaires de l’enseignement islamique. Alors que les références à la violence émaillent l’Ancien Testament tout autant sinon plus que les pages du Coran. »

    Du respect !

    C’est vrai, relève La Croix, « nul ne peut nier que certains passages du Coran sont difficiles à entendre, voire insupportables, si on les lit d’une manière littérale et sans effort de contextualisation (c’est vrai aussi de textes bibliques). C’est ce type de lecture qui doit être déclaré obsolète plutôt que le texte lui-même. De ce point de vue, la tribune publiée dimanche, estime le quotidien catholique, était maladroite et même contre-productive puisqu’elle a suscité un sentiment d’incompréhension chez des musulmans. On ne fera pas reculer la violence en stigmatisant une tradition et ses textes, mais, affirme La Croix, en adoptant une attitude intellectuelle de respect, conforme au propos que l’on entend défendre. Ce n’est pas tout, poursuit le journal. Vouloir situer l’origine de la violence dans un groupe précis et dans ses textes fondateurs, c’est ignorer que la violence n’a jamais de cause unique, et qu’elle est en chacun de nous avant d’être dans les textes. Ce qui rend d’autant plus exigeante la lutte collective contre tous les préjugés et les stéréotypes, conclut La Croix, quels qu’ils soient et d’où qu’ils viennent. »

    Trump-Macron : que des miettes...

    Avec ce titre très diplomatique du Figaro : « Trump et Macron se rapprochent sur l’Iran » Le Figaro qui reconnait toutefois que « des divergences subsistent. »
    En fait « personne n’est dupe, constate L’Union. Les positions respectives (françaises et américaines) restent très éloignées sur l’Iran, lointaines dans l’approche des dérèglements climatiques et les moyens d’en contrer les effets, incertains dans le rejet du protectionnisme. Il n’y a pas de signaux encourageants. »

    En effet, relève La Montagne, « la force de persuasion d’Emmanuel Macron aura bien du mal à bousculer les certitudes de Donald Trump C’est un Trump cash, bien peu diplomatique, qui a dit tout le mal qu’il pensait de l’accord avec l’Iran. Sur les trois dossiers contentieux, la France n’arrache que des miettes. Rien sur le plan climat, tout juste un petit délai prolongeant la présence américaine en Syrie et la promesse de nouvelles négociations sur l’Iran. Emmanuel Macron était parti avec l’ambition d’être l’interlocuteur des États-Unis en Europe, il pourrait bien rentrer sur les ailes du désenchantement. »

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