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    A la Une: Bolloré en garde à vue

    Vincent Bolloré a été placé en garde à vue dans le cadre d’une information judiciaire ouverte notamment pour «corruption d’agents publics étrangers». REUTERS/Charles Platiau

    « Il aurait sans doute préféré aller pêcher la crevette à Beg-Meil, dans le Finistère, en Bretagne, qui l’a vu grandir, s’exclame Le Monde. Mais hier mardi, c’est dans les locaux de la police judiciaire, à Nanterre, où il était convoqué en tant que +mis en cause+, que Vincent Bolloré était attendu. »

    Selon les informations du Monde, « le milliardaire breton a été placé en garde à vue dans le cadre d’une information judiciaire ouverte notamment pour “corruption d’agents publics étrangers” et portant sur les conditions d’obtention en 2010 de deux des seize terminaux à conteneurs opérés par le groupe Bolloré sur le continent africain, l’un à Lomé, au Togo, l’autre à Conakry, en Guinée. »

    Dans la presse des deux pays, les réactions sont vives ce matin…

    « A l’origine, précise le site d’information togolais Ici Lomé, Vincent Bolloré est soupçonné d’avoir usé de son agence de communication Havas pour obtenir le contrat sur les deux principaux ports africains. La filiale de communication Havas de Vincent Bolloré aurait été mise à contribution pour “faciliter” l’élection en 2010 de Faure Gnassingbé au Togo et d’Alpha Condé en Guinée, deux pays dont il obtient dans les mêmes périodes, les concessions portuaires des lucratifs terminaux à conteneurs. (…) C’est donc le début des ennuis, commente Ici Lomé, pour ce breton très décrié en Afrique qui, pour un investissement de 400 milliards au port de Lomé, aurait pris tout en otage, à tel enseigne que le port autonome de Lomé, jadis poumon économique du pays, n’arrive même plus à contribuer au budget national. Pendant ce temps, dénonce encore le site togolais, ceux qui ont été favorisés par ces tours de passe-droit pour venir au pouvoir au Togo continuent de se pavaner dans la nature, avec le soutien d’une armée dite républicaine, mais dont les officiers et les généraux arborent la tenue de militants dans les congrès du parti au pouvoir. »

    Quelque chose de pourri ?

    Dans la presse burkinabé, on s’interroge…

    « Vincent Bolloré finira-t-il par se noyer dans les eaux des ports de Conakry ou de Lomé, dont il est le concessionnaire ? », se demande ainsi L’Observateur Paalga à Ouagadougou. « Force est de reconnaître qu’il y a comme quelque chose de pourri dans l’empire africain de Bolloré, pointe le quotidien burkinabé. Les deux marchés juteux obtenus dans la foulée de l’élection et de la réélection des présidents guinéen et togolais ont de quoi interroger une opinion publique témoin des comptes et mécomptes des groupes industriels et commerciaux de l’ancienne métropole, perçus comme des têtes de pont de la politique française sur le continent noir. »

    « Bolloré-l’Africain, victime du syndrome des palais présidentiels africains ? Alpha Condé et Faure Gnassingbé ont-ils facilité l’obtention des ports à Bolloré ?, s’interroge également Aujourd’hui, toujours à Ouaga. A la vérité, en l’espèce, il n’est pas facile de faire la part des choses, entre le conflit d’intérêts et la compétitivité, c’est à la justice française de trancher. Et vite ! Soit la libération de Bolloré, soit en tant que témoin assisté ou l’inculpation pure et simple. »

    Néocolonialisme…

    Pour Le Pays, autre quotidien burkinabé, pas de doute, il y a bien eu entente entre Bolloré et les présidents togolais et guinéen…

    « Le fait que des chefs d’Etat descendent personnellement dans l’arène pour aider Bolloré à rafler la mise est la preuve, s’il en fallait encore, de l’omnipuissance et de la trop grande influence qu’exerce la multinationale française sur nos dirigeants, s’exclame Le Pays. Car, il n’y a pas qu’Alpha Condé et Faure Gnassingbé qui ont succombé à la tentation de privilégier le groupe français qui, en plus de ses arguments sonnants et trébuchants, dispose de réseaux, notamment dans la sphère politique française, qui pourraient se révéler indispensable pour la prise et la gestion du pouvoir en Afrique. (…) Cette situation de domination économique, poursuit Le Pays, et même politique qui a des relents de néocolonialisme, restera encore prégnante en Afrique, en tout cas, aussi longtemps que nos pays seront dirigés par des roitelets qui doivent leur trône à la puissance financière et à l’entregent de la multinationale française. »

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