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    Le sommet de l'Asean s'ouvre sur fond de tensions commerciales

    Les ministres asiatiques des Affaires étrangères et les gouverneurs des banques centrales posent pour une photo de groupe lors de la réunion des ministres des finances et des gouverneurs des banques centrales de l'ASEAN à Singapour le 6 avril 2018. AFP/Nicholas Yeo

    L'association des nations d'Asie du Sud-Est a inauguré son sommet à Singapour le mardi 25 avril sur fond de tensions commerciales toujours vives entre la Chine et les Etats-Unis. Les dix Etats que compte l'Asean sortiraient difficilement indemnes si cette crise commerciale perdurait.

    La crise commerciale inquiète particulièrement les Etats qui ont des liens forts avec la Chine et sa chaîne productive. Prenons l’exemple des Philippines qui est sans doute le pays le plus exposé. Près de 17% de ses exportations sont des composants destinés à être expédiés en Chine pour entrer dans la fabrication de produits qui sont ensuite exportés.

    Des produits électroniques qui sont en bonne place dans la liste des produits soumis à des surtaxes par les Etats-Unis. La Malaisie, qui se dit capable de tenir le choc, cherche tout de même activement à bénéficier d’une exemption des surtaxes sur l’acier et l’aluminium, voire sur les panneaux solaires également visés par les mesures américaines.

    Le géant indonésien, lui, se montre confiant

    L’Indonésie et ses 23 millions de consommateurs de la classe moyenne tirent encore en grande partie la croissance : 5% cette année. Mais même pour la première économie de l’Asean, il ne faudrait pas que la situation s’éternise. Les Etats-Unis sont la deuxième destination pour les exportations indonésiennes, après la Chine. Contrairement à de gros acteurs comme l’Indonésie, qui diversifient leurs partenaires économiques, d’autres Etats sont très dépendants du commerce avec la Chine comme le Cambodge, le Laos, le Myanmar (ex   Birmanie) et le Vietnam, mais aussi Singapour qui accueille le sommet.

    De quoi relancer le débat sur la dépendance envers le géant chinois ?

    De fait, la Chine a une présence ancienne dans la zone. Ses investissements et ses touristes sont présents massivement. Des critiques qu’on entend encore plus fort lorsque survient un énième incident concernant les différends territoriaux.

    Mais les critiques sont aussi anciennes contre une Chine qui en échange d’investissements impose en même temps ses produits et sa main d’œuvre. Les pays de l’Asean se plaignent du déficit commercial avec la Chine.

    En effet, les produits chinois inondent si bien ce marché que régulièrement, des responsables appellent à établir des barrières non tarifaires, comme des normes de certification.

    L’Indonésie, les Philippines et le Vietnam plaident même pour un rapprochement avec l’autre géant de la région, l’Inde, pour faire contrepoids aux projets chinois dont la nouvelle route de la soie n’est pas des moindres.

    Qu’en est-il de l’intégration régionale de ces 10 pays de l’Asean ?

    Grâce à un art consommé de la négociation, l’intégration économique progresse. Les 10 Etats ont réussi globalement à harmoniser leurs tarifs. Il reste quelques désaccords sur les barrières non tarifaires et la circulation des services et des travailleurs qualifiés. Mais l’objectif ultime reste à leur portée : mettre en place d’ici 2025 un marché unique avec libre-circulation des travailleurs comme en Europe.

    Pour l’heure, plusieurs accords bilatéraux seront signés d’ici samedi : ils concernent le développement des villes intelligentes et la cybersécurité notamment.

     

    EN BREF

     

    La Chambre des représentants américaine se met au diapason. Elle a voté hier en chœur pour une meilleure rémunération des musiciens et chanteurs pour les œuvres sorties avant 1972. De nombreux procès ont été intentés ces dernières années par des artistes s’estimant lésés de voir leurs vieilles chansons écoutées allègrement en streaming sans toucher un dollar. Cette loi de modernisation de la musique qui accorde aussi plus de droits aux producteurs et techniciens doit encore être soumise au vote du Sénat, mais elle fait l’objet d’un rare consensus aussi bien chez les parlementaires de tous bords que chez les artistes.

    Facebook conforté hier par ses bons résultats. Malgré les scandales sur les données personnelles, les résultats financiers du groupe de Mark Zuckerberg affichent une insolente réussite. Le bénéfice bondit de 63%, +5 milliards de dollars sur un an. Des résultats dopés par les recettes publicitaires. Ces publicités qui ciblent au plus près les utilisateurs du réseau social grâce à l’exploitation de leurs données personnelles. Des utilisateurs qui ne désertent pas malgré les appels au boycott. Leur nombre a augmenté de 13% sur l’année. Quant au titre en bourse de Facebook, il a immédiatement bondi de 7% à Wall Street.


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