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    La saga des frères Starostine, de la fondation du Spartak au goulag

    L'équipe soviétique de football en 1963. Au deuxième rang, tout à droite se trouve l'un des frère Starostine. AFP

    Troisième volet de l’histoire du football russe et soviétique en prévision du Mondial 2018, qui se tiendra cet été en Russie. Les quatre frères Starostine ont une histoire atypique, digne d’une vraie saga, dont on peut dire qu’ils sont les « pères » du football russe.

    Si « père » du football russe il y a, il serait plutôt « père » du football  de l'ère soviétique. Les quatre frères Starostine ont fait prospérer le football contre la volonté d’une partie du pouvoir bolchévique. Sans avoir été des opposants. Nikolaï, Alexandre, Andreï et Piotr sont d’abord et avant tout des fous de ce sport qu’ils ont découvert dans les années 1910. Ils se prennent tout de suite de passion et traversent Moscou les dimanches pour aller voir les matchs des équipes de l’époque.

    Avant la révolution, Nikolaï Starostine, l’aîné et connu comme une légende aujourd’hui, monte des clubs, passe des accords avec la pègre pour avoir un terrain… en somme, se débrouille pour jouer au football. Il ne pense qu’à cela. Et si Nikolaï et ses frères sont un peu les « pères » du football soviétique, c’est parce qu’ils ont créé le Spartak de Moscou, en 1935, le grand club de football de l’URSS.

    Un grand club de par ses résultats, mais pas seulement

    Si le Spartak est entré dans la légende, c’est aussi parce que l’identité de ce club a symbolisé une certaine vision du projet politique soviétique. Le génie des Starostine va faire que le Spartak est appelé « l’équipe du peuple », ce qui ne plait pas à certains. Notamment au NKVD, la police politique et sponsor du Dynamo de Moscou.

    Les années 1930 et 40 sont marquées par la rivalité Spartak - Dynamo. Les styles de jeu sont différents : plus spontané au Spartak, plus mécanique au Dynamo. Et c’est très fort, notamment dans le contexte des purges staliniennes. Nombre de supporters soutenaient le Spartak pour mieux dire non au régime policier du NKVD, incarné par le Dynamo de Moscou. Soutenir le Spartak, c’était une forme de résistance politique chez beaucoup.

    Des terrains de foot au goulag

    La résistance sportive politique a ses limites, et ça, les frères Starostine l’apprennent à leurs dépens. En 1942, à l’époque, ils sont en passe de devenir les dirigeants du Spartak, incarnant l’âme du club.

    Mais Lavrenti Beria, le brutal bras droit de Staline, patron du NKVD, sent que le Spartak Moscou est populaire, beaucoup trop. Il fait arrêter et expédier au goulag les quatre frères. Néanmoins, leur célébrité va les rattraper et le football rendra leur dix ans d’incarcération plus supportable. En effet, ils sont « nommés » entraîneurs des équipes de leur goulag, ce qui leur permet d’avoir accès à des conditions de vie relativement « privilégiées »...


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