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    Festins imaginaires

    Les recettes de Nicole Clarence, camp de Leipzig Schönefeld. RFI/Clémence Denavit

    « Il faudra témoigner évidemment, mais il faudra surtout que l'on nous croie » l'écrivain français poète pressentait que le principal ennemi de la mémoire de l'impensable serait l'incrédulité.

    Robert Desnos est mort en Tchécoslovaquie, dans le camp de Theresienstadt, à Terezin. Il était l'un des « mousquetaires de la fourchette » de l'histoire que révèle depuis 2008 Anne Georget.

    Réalisatrice de documentaire, elle s'est faite l'écho d'un carnet de recettes écrit par des femmes déportées dans un camp en Tchécoslovaquie. Agées, affamées, persécutées, ces femmes détenues écrivaient sur les bouts de papier qu'elles trouvaient, des recettes de cuisine du temps d'avant, du temps où elles avaient une famille, un foyer, une identité, une humanité. Des recettes écrites pour « savourer » chaque ingrédient, affirmer leur identité propre, leur origine, la réalité de leur vie avant qu'elles ne soient réduites à un numéro tatoué sur le bras, ou écrit sur une fiche administrative.

    Après la diffusion du film documentaire sur ce carnet, « Les recettes de Minna », Anne Georget a commencé à recevoir du courrier de proches de déportés. Elle a alors pris conscience que l'incroyable s'était reproduit, qu'il n'y avait pas un mais plusieurs carnets, dans des camps de concentration allemands, mais ailleurs également, en Sibérie, au Goulag, au Japon, dans les camps de détenus américains. Un acharnement à vivre et une force de l'imagination telle que par les détenus -hommes et femmes- symboliquement se nourrissaient de mots et de repas rêvés.

    Longtemps cachés, au fond des cœurs et des armoires, ces feuillets, carnets, bouts de tissus sur lesquels les recettes étaient écrites, les échanges « oraux », les récits qui n'ont jamais pu passer par l'écrit sont aujourd'hui autant de témoignage d'humanité et de vie.

    « Festins Imaginaires » aux éditions Montparnasse.

    Et dans l'exposition : « L'art sans liberté » au MIAM, le musée des arts modestes de Sète dans le sud de la France.

    Programmation musicale :

    « Frankrakh Mayne, Douce France » d'Eric Slabiak interprêtée par Dave
    « Blowing in the wind » de Bob Dylan

    LES RECETTES

    Issues du « Carnet de cuisine » de Minna Pächter et ses codétenus au camp de Terezin en Tchécoslovaquie. Publiée dans Les carnets de Minna aux éditions du Seuil.

    - Baisers de bouton de rose bon marché

    4-5 blancs en neige, y incorporer 200 g de sucre et 150 g de noisettes.
    Battre au bain-marie jusqu'à ce que ce soit épais et chaud.
    Ajouter 4-5 cuillères de confiture de rose, et 3-4 cuillères d'amidon ou de fécule de pomme de terre.
    Avec une petite cuillère, former des baisers sur des feuille de pain azyme, et faire cuire à four doux.

    - Riche gâteau au chocolat

    100g de beurre, 100 g de sucre, 4 jaunes d'œufs, 140 g de chocolat fondu.
    Incorporer 4 blancs en neige, 30 g de farine.
    Cuire une fine couche dans un moule, le reste sur une plaque à part et l'émietter.
    Dans le moule, étaler successivement une couche de crème, une couche de miette, finir par un glaçage ou de la crème fraiche.
    Crème : 140 g de chocolat avec 50 g de sucre, 2 cuillères d'eau. Mélanger sur le feu, ajouter 1/2 l de crème fleurette.

    - Caramels de Baden

    Caraméliser 300 g de sucre sans ajouter d'eau, incorporer 1/3 l d'extrait de café, 1/8 l de crème fleurette, et après ébullition, 80 g de beurre fin.
    Laisser cuire jusqu'à ce que le mélange épaississe.
    Verser dans un moule beurré et avant que le mélange ne soit complètement froid, le diviser avec le dos d'un couteau. Puis couper en cube et les envelopper dans du papier sulfurisé.


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