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    A la Une: entre espoir et méfiance en Corée

    Le président sud-coréen Moon Jae-in serre la main du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un alors que ce dernier quitte le village de Panmunjom, dans la zone démilitarisée, le 27 avril 2018. Korea Summit Press Pool / Piscine via Reuters

    « Quelle journée ! », lance Libération. « Chargée en symboles, cette première rencontre entre dans l’histoire (…) Vendredi, une page s’est probablement tournée autour de la ligne de démarcation (…) Qui l’eût cru sept mois plus tôt, quand le régime de Pyongyang procédait à son sixième et plus puissant test nucléaire et dégainait des missiles balistiques intercontinentaux ? »

    Et puis Libé souligne que « tout sourire, sudistes et nordistes trinquaient au champagne »… sans préciser si ledit champagne était français.

    En tout cas ce matin, dans la presse française, les commentaires balancent entre espoir et méfiance. Ces retrouvailles entre Corée du Sud et du Nord sont largement appréciées par la presse française, même si la méfiance demeure sur les desseins supposés du régime nord-coréen.

    Justement, quelles sont les intentions réelles de Kim Jong-un ? « Kim est-il un illusionniste ou est-il sincère ? », s’interroge Le Figaro. La République des Pyrénées conseille à ses lecteurs de ne pas se laisser « impressionner par ces fastes retransmis en direct ».

    Le journal Les Dernières Nouvelles d'Alsace n’écrit pas autre chose : « Quand la mise en scène prend un tour aussi envahissant, méfiance, lance ce quotidien de l’est de la France. Si Kim Jong-un se pique de briser la glace, selon une chorégraphie qui lui sied, cela relève de son intérêt soit à manipuler ses interlocuteurs, soit à prolonger son régime - voire les deux. »

    Pour La Voix du Nord, en tout cas, pas de doute, Kim Jong-un n'est « pas prêt à renoncer à un arsenal nucléaire, puisque sa survie en dépend. Il a tout intérêt en revanche à gagner du temps et à desserrer l'étau des sanctions. »

    Kim Jong-un ne renoncera à son arsenal nucléaire « sans une contrepartie de même ampleur, à savoir le retrait des troupes américaines basées en Corée du Sud », estime Le Journal de la Haute-Marne.

    Le journal La Presse de la Manche se fait plus précis. Oui, il faudra une « réciprocité » de la part des Occidentaux, « c'est-à-dire de l'Amérique ».

    « Chacun sait que rien ne sera possible sans un large accord incluant au minimum les "parrains" chinois et américain », enchérit La Charente libre.

    On le voit, il faudra « du temps, et des actes concrets, pour donner corps à ce qui n'est encore que promesses et déclarations d'intention, insiste ainsi Nice matin. Il n'empêche. Cette rencontre constitue un acte d'une portée symbolique et historique considérable. »

    Bolloré : le diable dans les détails

    Le journal Le Monde publie des extraits de l’audition de Vincent Bolloré et de deux de ses collaborateurs lors de leur garde à vue.

    Aux policiers qui l’interrogeaient, l’homme d’affaires a nié être au courant des « détails », énonce en Une le quotidien du soir. « S’il fallait suivre des opérations de moins de 10 millions (d’euros, NDLR), cela signifierait plus de 1 000 opérations, ce qui serait impossible dans mon emploi du temps », aurait-il dit, selon Le Monde, avant de déclarer : « Je n’ai jamais autorisé le groupe à financer des campagnes. »

    Mais ce même journal publie aussi un extrait des déclarations du directeur général Gilles Alix, qui aurait dit « à plusieurs reprises », affirme Le Monde, que « Vincent Bolloré était au courant », et qu’il était « d’accord sur le principe, sans connaître les montants », avant d’ajouter, au sujet de la Guinée : « Nous avons favorisé l’éclosion d’un Etat de droit. Voilà », rapporte encore Le Monde.

    Extrême-droite : la menace

    En France, les services secrets ont de nouveau un sujet de préoccupation de plus, les groupuscules d’extrême droite. Libération a pu consulter deux notes de la DGSI, la Direction générale de la sécurité intérieure, sur la résurgence de certaines formations d’extrême droite radicalisées depuis la vague d’attentats jihadistes en France, qui a régénéré les groupes nationalistes radicaux, faisant craindre à la DGSI des affrontements ou des actions violentes.

    Ces notes de la DGSI répertorient les différentes mouvances de l’ultradroite. Ainsi, le service de renseignement intérieur souligne que « l’extrême droite radicale suscite l’engouement d'individus souvent jeunes, voire très jeunes, soudés par une idéologie principalement empreinte de racisme antimaghrébins et l’adhésion à certains codes (vestimentaires, tatouages). »

    Comme le rapporte ce journal, la multiplication des attentats islamistes en France depuis janvier 2015 a été « évidemment » interprétée par l’extrême droite radicale comme une « légitimation » de ses thèses sur la « menace immigrée, l’insécurité, la faillite d’une société multiculturelle honnie ».

    Libération relève aussi que « l’impuissance de l’armée et du gouvernement est également fustigée. Sur les blogs et les réseaux sociaux se développent une parole plus libérée et des appels à représailles ou des menaces du type : "Terroristes à mort - immigrés dehors", poursuit la DGSI. »

    Extrême droite : la haine

    Face à cette résurgence de l’extrême droite, aux yeux de la DGSI, la « principale » menace reste l’action d’un individu « solitaire ». Et le quotidien Libération le détaille : « On trouve un grand nombre d’anciens militaires, policiers, gendarmes dans les sphères d’ultradroite. Leurs enfants peuvent aussi poser problème. Certains pratiquent la chasse ou se forment dans les stands de tir. »

    « Les diasporas d’ex-Yougoslavie, actives dans les filières de trafic d’armes issues des stocks de la guerre de Bosnie, font l’objet d’une surveillance soutenue. La moindre attaque d’ampleur contre des musulmans pourrait générer l’étincelle », craint un ex-ponte des services dans les colonnes de ce journal.

    Certes, admet Libé, « le fascisme n’est pas aux portes. Mais la lucidité n’exclut pas la vigilance (car) l’air du temps favorise les extrêmes (accréditant) l’idée d’une Europe assiégée par l’islam ou encore minée de l’intérieur. L’amplification systématique des difficultés très réelles rencontrées dans l’intégration des minorités issues de l’immigration diffuse l’inquiétude. Et tout essai de retour au réel est stigmatisé comme un aveuglement. »

    C’est ce que Libération appelle une « atmosphère », et c’est bien là, selon lui, où est « le danger ».

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