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    A la Une: changements de régime

    L'Assemblée nationale tchadienne à Ndjamena. AFP / Issouf Sanogo

    C’est fait depuis hier au Tchad avec l’adoption hier de la nouvelle Constitution. Et ce sera fait dans un peu plus de deux semaines au Burundi également. En effet, relève Jeune Afrique : « 'Ego' ou 'oya' ? Le jeudi 17 mai, les électeurs burundais devront choisir s’ils sont 'pour' ou 'contre' le projet d’amendement de la Constitution. Le scrutin interviendra certes après les deux semaines de campagne électorale qui débute ce mardi, mais son issue est connue d’avance. Sans surprise, le texte devrait en effet être voté, pointe Jeune Afrique, balayant sur son passage plusieurs acquis de la Constitution de 2005 issue de l’accord de paix d’Arusha, conclu fin août 2000. Ce compromis politique, qui avait mis fin à des années de guerre civile au Burundi, sera dépouillé de toute sa substance. »

    « Au nom de Dieu Tout-Puissant »

    Jeune Afrique passe au crible ce que cette nouvelle Constitution va changer. En voici un aperçu : « Sur le papier, le pays demeure laïc. Mais Dieu fait son apparition dès les premières lignes de la Constitution. C’est en effet "au nom de Dieu Tout-Puissant" que le président de la République, son vice-président et des ministres prêteront serment avant d’entrer en fonction. D’ailleurs, les Conseils des ministres s’ouvrent désormais par une prière prononcée par le président-prédicateur Nkurunziza lui-même. »

    Autre changement pointé par Jeune Afrique : « Avec cette nouvelle Constitution, Pierre Nkurunziza pourra prétendre briguer de nouveau la magistrature suprême de son pays en 2020 pour un septennat renouvelable une fois. Autrement dit, l’actuel homme fort de Bujumbura peut se maintenir au pouvoir jusqu’en 2034. »

    Enfin, note Jeune Afrique, « adieu l’équilibre au sommet de l’Etat : dans le Burundi de l’après-référendum, la structure de l’exécutif n’exclut pas la possibilité d’avoir un président de la République et un Premier ministre (poste nouvellement créé) issus d’un même groupe ethnique, voire d’un même parti politique. Et il n’y a plus qu’un seul vice-président dont le rôle a été réduit : il ne serait qu’un "figurant", selon les détracteurs de la réforme. »

    Un texte taillé sur mesure…

    Changement de régime donc également au Tchad. « Les députés tchadiens ont adopté hier une nouvelle Constitution, note Slate Afrique, instaurant un régime présidentiel et renforçant les pouvoirs du président Idriss Déby, lors d’un scrutin boycotté par l’opposition qui a tenté de manifester devant le Parlement entouré d’un important dispositif de sécurité. L’Assemblée nationale a voté le projet de Constitution par 132 voix pour, deux contre. Il n’y a pas eu d’abstention. »

    Là aussi, note Slate Afrique, le texte est taillé sur mesure pour permettre au président Déby de rester au pouvoir autant que faire se peut. Certes, « le mandat du président va passer à six ans, renouvelable une fois, contre cinq ans renouvelable indéfiniment actuellement. Idriss Déby, 65 ans, en est à son cinquième mandat, qui doit s’achever en août 2021. Mais cette limitation ne convainc pas l’opposition, qui relève qu’Idriss Déby pourrait tout de même rester au pouvoir jusqu’en 2033. »

    La loi du tyran ?

    Réactions indignées dans la presse ouest-africaine. « Le moins que l’on puisse dire, s’exclame Le Pays au Burkina, c’est que la démocratie est mise en bière. (…) Et que le peuple tchadien risque de porter pendant longtemps encore sa croix. »

    Et puis pour le site Banouto au Bénin, « la tension autour de ce changement de Constitution rappelle celle qui a conduit le peuple burkinabè à chasser Blaise Compaoré le 30 octobre 2014. Le pouvoir de Ndjamena, qui n’a visiblement pas tiré leçon de la révolte de Ouagadougou, a aussi déversé des militaires aux alentours du Parlement pour passer en force. »

    « C’est la loi du tyran, s’exclame Banouto, qui a la prétention de faire le bonheur de son peuple contre sa volonté. (…) Pas autant organisés que les Burkinabè qui ont sauvé leur pays de l’imposture, les Tchadiens, épuisés par plus d’un quart de siècle de despotisme, n’ont sûrement pas les moyens de faire face à des militaires habitués à tirer sur tout ce qui bouge. Triste scène à Ndjamena, conclut le site béninois, au pays d’un président qui se présente souvent comme un héros de l’Afrique. »

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