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    Le Nigeria veut s'ouvrir aux investissements américains

    Le président américain Donald Trump a reçu le président nigérian Muhammadu Buhari dans le Bureau oval, à la Maison Blanche, le 30 avril 2018. REUTERS/Kevin Lamarque

    Les Etats-Unis veulent des parts de marché au Nigeria. Donald Trump l’a clairement signifié au président Buhari, le premier président d’Afrique subsaharienne invité à Washington par l’actuel locataire de la Maison Blanche. Le géant nigérian est un pays réputé protectionniste. Muhammadu Buhari a promis une plus grande ouverture. Il a besoin d’investissements américains dans le domaine de l’agriculture.

    Avec sa franchise habituelle, Donald Trump n’y est pas allé par quatre chemins pour plaider en faveur d’une plus grande ouverture économique du Nigeria. « Nous donnons au Nigeria environ un milliard de dollars d’aide chaque année ; et nous avons commencé à discuter avec le président Buhari de la possibilité d’éliminer les barrières douanières. Ils nous le doivent bien », a-t-il déclaré.

    C’est un pays relativement protectionniste comme l’a démontré le refus récent du président Buhari de signer l’accord de libre-échange africain. S’il ne s’est pas formellement engagé à éliminer ces barrières, Muhammadu Buhari a cependant clairement ouvert la porte aux investisseurs américains.

    « Nous accueillons très favorablement toute augmentation des investissements américains dans l’économie du Nigeria, en particulier dans les secteurs non pétroliers », a dit le président nigérian. « Le volume d’échange entre le Nigeria et les États-Unis atteint 6 milliards de dollars en 2016. Et nous appelons à redoubler d’efforts pour augmenter ce volume de façon substantielle », poursuit-il.

    Les besoins du Nigeria en investissements dans l’agriculture

    Des investissements plutôt que du commerce, voilà la philosophie nigériane qui a besoin dans plusieurs domaines de capitaux étrangers. C’est le cas de l’agriculture, secteur jugé prioritaire par Abuja. « Les États-Unis ont beaucoup à offrir : ils ont la technologie, la connaissance, les équipements. Ces équipements dont nous avons tant besoin pour développer notre secteur agricole », explique Caroline Makindé, la porte-parole du Conseil américano-nigérian pour le commerce.

    Puis d’ajouter : « Nous sommes notamment intéressés par des équipements dans le domaine de l’irrigation, qui un élément clés de l’agriculture. Nous sommes également intéressés par l’industrie des semences améliorées, afin de produire les quantités dont nous avons besoin. Donc nous sommes en discussion avec plusieurs sociétés qui ont la technologie qui permettra d’aider nos agricultures à atteindre les rendements qui veulent obtenir. »

    Dans les jours à venir la délégation nigériane qui accompagne Muhammadu Buhari devrait négocier plusieurs contrats dans le domaine agricole et dans le domaine des transports. Abuja ambitionne en effet de relancer une compagnie aérienne nationale. Une rencontre est d’ailleurs prévue avec des responsables de chez Boeing.

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