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    En Allemagne, la «Macronmania» est retombée

    La chancelière allemande, Angela Merkel et le président de la République française, Emmanuel Macron. REUTERS/Axel Schmidt

    Il y a un an exactement, Emmanuel Macron était élu président de la République et succédait à François Hollande. Comment le nouveau président est-il perçu en Allemagne, le principal allié de la France ?

    Il y a un an, l’intérêt était déjà énorme outre-Rhin durant les semaines précédant l’élection présidentielle. Il y avait d’un côté la peur d’un succès de Marine Le Pen qui hantait les Allemands, y compris à l’extérieur du milieu politico-médiatique. Les discussions à la boulangerie comme dans les soirées privées commençaient toujours par « Est-ce que Le Pen peut gagner ? »

    L’autre intérêt porté à cette campagne s’expliquait par la « Macronmania » qui s’est rapidement emparée d’une large partie du pays. Dans le système institutionnel et politique allemand, il paraît assez impossible qu’une personne avec un profil comparable à Emmanuel Macron arrive au pouvoir. De plus, la fin de l’ère Hollande avait été perçue très négativement en Allemagne, beaucoup espérait un nouvel élan pour réformer la France. Les deux visites d’Emmanuel Macron à Berlin durant sa campagne avaient été ainsi très suivies.

    Des échos positifs

    En Allemagne, les échos sur ce début de quinquennat sont dans l’ensemble, positifs. De la CDU aux Verts, en passant par les sociaux-démocrates, la plupart des paris avaient soutenu Macron. La chancelière allemande, Angela Merkel, l’avait également soutenu, et ce, ouvertement. En recevant le président fraîchement élu après son investiture, elle déclarait, citant l’écrivain Herman Hesse : « Dans chaque début, il y a de la magie. »

    Dans un pays où on dresse régulièrement le tableau d’une France non réformable, la presse s’était emballé pour un président qui voulait changer son pays et accessoirement respecté ses engagements européens sur le déficit budgétaire, un thème cher à l’Allemagne. L’Europe était justement l’autre sujet qui a séduit en Allemagne, où les propositions d’Emmanuel Macron étaient scrutées avec un intérêt certain. Psychologiquement, Berlin regagnait le sentiment qu’un partenaire à la hauteur reprenait place à ses côtés pour travailler ensemble.

    Néanmoins, ces dernières semaines, la presse allemande a légèrement corrigé sa « Macronmania », soulignant les résistances en France contre les réformes du président Macron, un style critiqué et la difficulté pour le chef de l’Etat français à traduire en pratique ses propositions pour l’Europe. Pour autant, le dernier magazine hebdomadaire du quotidien Frankfurter Allgemeine titre sur « le nouveau leader de l’Europe » et montre Emmanuel Macron, une cravate tricolore autour du cou et une couronne de laurier aux couleurs de l’Europe sur la tête dans une pose rappelant la Rome antique.

    Le jury du prix Charlemagne semble partager le sentiment du journal. Cette récompense prestigieuse qui va à des personnalités engagées pour l’Europe sera remise jeudi à Aix-la-Chapelle à Emmanuel Macron.

    La « Macronmania » sur le déclin

    Emmanuel Macron, le turboréformateur a dû ronger son frein pendant près de six mois en attendant que l’Allemagne se trouve enfin un gouvernement. Durant ce laps de temps, Berlin s’est avant tout consacré aux affaires intérieures et a géré les affaires courantes. Emmanuel Macron, qui craignait une coalition avec les libéraux sceptiques quant à ses propositions sur l’Europe, a sans doute été rassuré qu’une grande coalition conduise à nouveau l’Allemagne.

    Les sociaux-démocrates, à commencer par leur ancien patron Martin Schulz, ex-président du Parlement européen, avait soutenu avec verve les propositions du président français. Et justement, le premier chapitre du contrat de gouvernement de la nouvelle coalition est consacré à l’Europe et plaide pour une plus grande intégration.

    Mais avant même la nomination du nouveau gouvernement, des critiques dans les rangs conservateurs contre les propositions de Paris se sont fait entendre. Un ministre des Finances de la zone euro ou un budget conséquent pour cet espace ont, à ce titre, été enterrés. Il reste au couple franco-allemand, loin des envolées lyriques macroniennes, à se mettre d’accord sur un minimum de propositions plus techniques. La magie évoquée il y a un an par Angela Merkel n’a pas survécu au principe de réalité. Reste à savoir quel lapin sortira du chapeau franco-allemand.


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