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    A la Une: Jérôme Cahuzac n’ira pas derrière les barreaux

    Jérôme Cahuzac, soulagé après l'annonce de sa peine. AFP/Eric Feferberg

    Jérôme Cahuzac a été condamné, hier, à quatre ans de prison, dont deux avec sursis, et 300 000 euros d’amende. La cour d’appel de Paris a reconnu l’ancien ministre du Budget coupable de fraude fiscale et blanchiment dans les années 2009-2012.

    Toutefois, relève Libération, « avec un sursis rallongé, il pourra finalement échapper à la prison. »

    En fait, précise Le Figaro, « un juge d’application des peines pourra dispenser l’intéressé, dont le casier judiciaire est vierge, de l’incarcération, en échange de diverses obligations, comme, par exemple, le port d’un bracelet électronique. »

    Jérôme Cahuzac ne passera donc sans doute pas par la case prison, comme il le redoutait lui-même, et comme le souhaitait une bonne partie de l’opinion publique. En effet, pointe Le Midi Libre, « le fautif a été condamné. Sans doute, pour une partie de l’opinion publique, pas à la mesure du scandale qu’avaient provoqué les accusations, fondées, de fraude à l’impôt pour ce héraut de la lutte contre les délinquants fiscaux. Sans doute pas à la mesure de l’exemplarité et de la probité qu’il devait incarner. L’homme a secoué la classe politique et entretenu le sentiment populaire que les puissants se cachent derrière la transparence. Le ministre fut le boulet du précédent quinquennat souhaité irréprochable et ennemi de la finance. La page Jérôme Cahuzac est désormais tournée. Le boxeur, KO, ne reviendra plus sur le ring public. »

    Et finalement, estime La République des Pyrénées, « que ceux qui s’indignent que Jérôme Cahuzac puisse échapper à la prison ferme se rassurent : il a déjà été condamné à mort. Une mort sociale et professionnelle tant l’indignité de sa conduite en tant que ministre voué par fonction à l’exemplarité, l’a fait dégringoler des sommets pour un statut de paria dans les milieux qu’il fréquentait auparavant, ruiné en tout cas, du fait des lourdes sanctions fiscales et pénales dont il a dû s’acquitter. »

    Qui plus est, relève La Charente Libre, « le scandale Cahuzac a tout de même permis à la République de prendre à bras-le-corps la question de l’exemplarité de ses élus. Un mal pour quelques biens. Si le quinquennat Hollande ne s’en est jamais vraiment relevé, le précédent président a mis en place un Parquet National Financier et une Haute autorité pour la transparence de la vie publique, six mois seulement après les aveux de son ministre. (…) En quatre ans d'existence, le PNF a infligé 1,2 milliard d’euros d’amendes diverses. C’est beaucoup si l’on estime qu’elle est la conséquence politique de la fraude d’un seul homme, fut-il ministre. »

    Les blessés de Gaza : entre douleur et fierté

    A la Une également, le jour d’après à Gaza… Hier, l’envoyé spécial de Libération s’est rendu dans les hôpitaux palestiniens qui ont pris en charge les quelque 2 400 blessés par balles de lundi…

    « Un flot de brancards se répand sur les escaliers de l’hôpital Al-Shifa, le plus grand de Gaza. Il déborde au sens propre de blessés, raconte le journaliste de Libération. De simples couvertures en laine recouvrent les jambes déchirées par les balles, laissant apercevoir compresses imbibées de sang et broches métalliques sortant des tibias. (…) Entourés de leurs proches, les malades font bonne figure, masquant la douleur et proclamant leur fierté. "Je vais boiter toute ma vie maintenant, mais peu importe, c’est pour la Palestine", jure Bassem, 23 ans, du camp de réfugiés de Nuseirat, au centre de la bande de Gaza. (…) Son voisin de lit, Soubhi, 25 ans, faisait rouler des pneus enflammés vers la frontière quand soudain, il n’a plus senti sa jambe. Lui aussi assure qu’il n’a aucun regret. Sa vie d’avant se résumait à mendier quelques shekels au souk. Il est peu probable qu’elle s’améliore, mais sa blessure, il le sait, lui confère désormais un certain statut dans une enclave marquée par des décennies de culture martyrologique. (…) A Gaza, les trois quarts de la population ont moins de 25 ans, rappelle Libération, et le taux de chômage y est le plus élevé du monde, tutoyant les 50 % de la population active. Et plus encore chez les jeunes diplômés. Environ 90 % d’entre eux ne sont jamais sortis de l’enclave et ne connaissent que ces quarante kilomètres de côte labourés par les guerres. »

    Commentaire du Monde : « Ce que met crûment à nu cette journée tragique de lundi, c’est l’abandon total de la bande de Gaza et de son 1,9 million d’habitants. Condamnés à un blocus cruel depuis la prise de pouvoir du mouvement islamiste Hamas en 2007, ignorés par l’Autorité palestinienne, réduits à la misère et meurtris par trois guerres en dix ans, les Gazaouis n’ont pas besoin d’incitation du Hamas, estime le quotidien du soir, pour se jeter sur les barbelés israéliens dans l’espoir, aussi fou qu’illusoire, de retrouver les terres de leurs ancêtres et d’échapper à leur prison. »

    Le ramadan : pourquoi des imams de l’étranger ?

    Le ramadan en France doit commencer demain jeudi… Et Le Figaro s’interroge en première page : « Ramadan : pourquoi faire venir 300 imams étrangers ? » En effet, précise le journal, « il en est ainsi depuis des années, au terme d’accords entre notre gouvernement et leurs pays d’origine, principalement l’Algérie, le Maroc et la Turquie. Cette pratique paraît pourtant peu compatible, estime Le Figaro, avec la volonté de mettre sur pied un islam de France à l’abri des influences étrangères. »

    L’OM intouchable ?

    La finale de la Ligue Europa se joue ce soir entre L’Atletico de Madrid et l’Olympique de Marseille.

    Les Espagnols partent grands favoris. « Et alors ?, s’exclame L’Equipe. Ce mercredi matin, la Coupe est aussi proche des uns que des autres (…). L’espoir d'une ville entière souffle dans son dos comme le mistral quand il fait trembler les rues, et l’OM sait ce qu’il doit faire pour décrocher une étoile, mordre dans chaque ballon comme un affamé dans la miche de pain, courir au bout de l’effort, serrer les rangs mais oser quand même. Il ne risque pas de se perdre : depuis 1993, il connaît le chemin. »

    « L’Olympique de Marseille a du génie », s’exclame pour sa part Libération. Avec sa « faculté de voir le jeu, toujours, lui revenir entre les mains. Comme si le cœur du foot français battait là et pas ailleurs, pôle mystérieux aimantant à intervalles réguliers les passions des amoureux du jeu. (…) L’OM est intouchable, poursuit Libé : c’est une idée, peut-être même un fantasme. Depuis 2011, on parle du PSG comme du club des Qataris. Il ne viendrait à personne de parler de l’OM de Franck McCourt, son propriétaire américain : une idée n’est à personne, manière de dire aussi qu’elle est à tout le monde. »

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