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    A la Une: tué pour avoir réclamé sa bourse d’étude

    Des échauffourées ont éclaté devant l'université Cheikh-Anta-Diop de Dakar, le mardi 15 mai 2018. © Guillaume Thibault / RFI

    « Un mort de trop » : c’est le grand titre du quotidien Enquête à Dakar, avec la photo de cet étudiant décédé hier. « Cette fois-ci, c’est l’UGB, l’Université Gaston-Berger de Saint-Louis, qui paie un lourd tribut à l’intervention de la gendarmerie, dans le campus universitaire, précise le quotidien dakarois. Mohamed Fallou Sène, natif de Diourbel, étudiant en 2e année de Lettres, est mort suite aux échauffourées avec les forces de l’ordre. Il a été atteint d’une balle dans le ventre. C’est d’autant plus l’émoi et la consternation que le défunt étudiant de 26 ans, marié et père d’un enfant, avait célébré son anniversaire la veille, avec ses camarades (…). »

    Du coup, la colère étudiante s’est propagée dans le pays. A Dakar ou encore Ziguinchor, des marches de protestation ont eu lieu, avec parfois des affrontements avec les forces de l’ordre.

    Pourquoi cet étudiant a-t-il été tué ? Il ne faisait apparemment que réclamer son dû, comme des milliers d’autres dans son cas, à savoir le paiement de sa bourse d’études…

    C’est « inadmissible ! », s’exclame Enquête. « Après le décès de l’étudiant Balla Gaye en août 2014, ils étaient nombreux à penser que le gouvernement allait tirer les leçons de cette tragédie et régler une bonne fois pour toutes le problème du paiement des bourses des étudiants. Hélas ! Moins de 4 ans après cet épisode douloureux dans l’histoire du mouvement estudiantin, il est écœurant de constater qu’on en est toujours à la case départ. »

    Pourquoi ces retards systématiques dans le paiement des bourses ?

    Et Enquête de s’interroger : « pourquoi diantre les étudiants doivent-ils toujours organiser des manifestations pour entrer en possession de leurs pécules ? Qu’est-ce qu’il y a de si extraordinaire à faire payer des bourses ? Nos autorités sont-elles à la hauteur des missions qui leur sont assignées ? D’ailleurs, c’est à se demander si ces dernières apprennent de leurs erreurs du passé. Disons-le sans sourciller, conclut le quotidien sénégalais : la responsabilité de l’Etat est entièrement engagée dans ce qui s’est passé hier à l’UGB. »

    En effet, complète Aujourd’hui à Ouaga, « il faut déplorer cette gestion d’apothicaire des responsables et du gouvernement sénégalais qui attendent toujours, les cas extrêmes avant de réagir. La preuve, il a fallu la mort de ce jeune étudiant pour que le Ministère de l’Economie, des Finances et du Plan daigne délier les cordons de la bourse pour commencer à les payer. » Et le quotidien burkinabé de s’interroger également : « où était l’argent depuis tout ce temps écoulé ? Qu’est-ce qui provoque ce dysfonctionnement ? »

    RDC : des nominations qui posent question

    A la Une également, la RDC, avec la nomination de trois juges à la Cour constitutionnelle…

    « Le président de la République Joseph Kabila a promulgué lundi l’ordonnance-loi de nomination de trois hauts magistrats de la Cour constitutionnelle. Même si la procédure normale de tirage au sort n’a pas eu lieu pour le remplacement de trois juges, relève Le Potentiel, la haute cour est désormais au complet. La particularité de ces désignations, c’est qu’elles confortent les choix du régime en place », note le quotidien kinois. En effet, précise-t-il, « il s’avère que la majorité présidentielle a tiré toutes les ficelles dans la désignation de ces trois juges. »

    Dans quel but ? La Cour constitutionnelle est chargée, entre autres, de « régler les contentieux électoraux », pointe le site d’information béninois Banouto. « Constitutionnellement out pour la prochaine présidentielle, Joseph Kabila qui joue à la prolongation à la tête de la RDC depuis la fin de son dernier mandat en décembre 2016, n’a pas encore dit son dernier mot. Même si ses services ont tôt fait d’étouffer une fuite sur l’intention qu’aurait la majorité présidentielle de le remettre en selle, Joseph Kabila, estime Banouto, compte bien contrôler le jeu à l’élection tant attendue du 23 décembre prochain. »

    En effet, relève Le Pays au Burkina, « Kabila voudrait consolider sa mainmise sur la Cour constitutionnelle, qui a compétence de trancher les contentieux électoraux, qu’il ne s’y prendrait pas autrement. Mais, en le faisant, il apporte de l’eau au moulin de tous ceux-là qui le soupçonnent de manœuvrer pour rester au pouvoir. »

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